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Savoie La déviation de Centron à l'enquête

ROMAIN HUGON |  le 21/11/1997  |  SavoieIsèreFrance Collectivités localesAménagement

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Le passage en rive gauche de l'Isère préféré à la solution du tunnel.

Centron, village entre Moutiers et Aime, a fait parler de lui en février 1992, lors des jeux Olympiques d'hiver d'Albertville, quand d'énormes blocs se sont effondrés sur la RN90, route des stations de haute Tarentaise. Depuis, le site est sous surveillance et, en raison de la complexité géologique de cette zone, le tracé de la RN90 est condamné.

En 1993, l'Etat a engagé l'étude d'une déviation, finalement inscrite au dernier contrat de Plan Etat-région, dont le tracé dans la plaine de Centron était présenté à l'enquête publique en 1994. La déclaration d'utilité publique sera finalement annulée par le tribunal administratif de Grenoble saisi par la commune et une association opposée à l'emprise, sans contrepartie possible, du nouvel ouvrage sur des zones cultivables.

Tenant compte de ces remarques, la direction départementale de l'équipement (DDE) de Savoie a étudié deux autres possibilités : un passage en tunnel et une voie en rive gauche de l'Isère. La première solution a les faveurs de la commune et d'associations qui ont le souci de voir respecter au maximum l'environnement du site.

La raison de la préférence est technique

La DDE de Savoie n'y est pas favorable : « Bien que le tunnel soit évalué à 461 millions de francs contre 252 millions pour le passage rive gauche, la raison de notre préférence est technique, explique Olivier Colignon, directeur des grands travaux. Au contact de l'eau du versant qui circule dans les fissures, la couche de gypse traversée par le tunnel tendra à se dissoudre, avec des risques certains pour les fondations de l'ouvrage, dont la solidité ne pourra être assurée, à terme. »

La DDE a opté pour la seconde solution qui vient d'être soumise à enquête publique : les conclusions devraient être connues fin novembre. Compte tenu de l'opposition de la commune, le dossier pourrait, ensuite, être présenté au Conseil d'Etat . A moins qu'il ne soit décidé d'accélérer la procédure en raison du risque permanent d'éboulements sur la route des stations.

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