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Salon IBS : des systèmes plus intelligents pour des bâtiments plus performants
Le Smart Analyser de Smart Impulse - © © Smart Impulse

Salon IBS : des systèmes plus intelligents pour des bâtiments plus performants

Dora Courbon, Jean-charles Guézel et Idir Zebboudj |  le 28/09/2012  |  TechniqueCommunicationibs

La troisième édition du salon parisien dédié aux "bâtiments intelligents" a été marquée par la montée en puissance des équipements recourant à des technologies de communication sans fil.

Quels outils faut-il pour mesurer et garantir la performance énergétique, à quel moment reconfigurer un système de GTB (Gestion Technique du bâtiment),  comment passer du « smart-metering » (mesure intelligente) au « smart grid » (réseau électrique intelligent) ? Telles sont quelques-unes des questions auxquelles la manifestation IBS (Intelligent Building Systems) a tenté de répondre pendant deux jours (les 26 et 27 septembre) dans l’enceinte du Cnit à Paris-La Défense.

Pour sa troisième édition, l’une des tendances les plus frappantes du salon, qui a réuni 80 exposants environ, est la montée en puissance de la technologie de communication sans fil Enocean. Représentée par une vingtaine d’entreprises sur les 300 que compte l’alliance du même nom, cette technologie, qui est aussi une norme (ISO/IEC 14543-3-1), consiste à tirer parti de l’énergie ambiante (chaleur, lumière, vibrations…) pour alimenter de façon autonome les capteurs et la plupart des organes de commande d’une installation électrique.  Plus de pile ni de raccordement au réseau filaire pour communiquer les données, ce qui s’avère particulièrement intéressant en rénovation. Chez Wit par exemple, on trouve toute une gamme de capteurs (température, humidité, luminosité, contact…) venant dialoguer avec l’automate e@sy pour bâtir une solution de gestion technique simple à installer.

Idem chez General Electric, avec l’offre Habiteq (distribuée par Vitec), dédiée à la gestion de l’énergie.  Dans ce dernier domaine, les techniques de mesure de la consommation connaissent elles aussi des progrès foudroyants, en termes de simplicité notamment. En témoigne la technique d’analyse de signature électrique développée par la start-up française Smart Impulse. « De même que l’oreille humaine parvient à distinguer les différents instruments de musique jouant dans un orchestre, nous parvenons nous aussi à distinguer un ordinateur d’une lampe, rien qu’en mesurant la forme des signaux électriques », explique l’entreprise. Une innovation qui rend possible l’analyse des consommations par usage sans pour autant multiplier le nombre de compteurs. Très appréciable, là encore, en rénovation. Baptisé Smart Analyser, le système peut être mis en place en moins de deux heures et sans coupure du TGBT.

"Jungle de protocoles"

Mettre les techniques de l’information et de la communication au service des économies d’énergie, mais en privilégiant la  simplicité : tel est aussi le crédo d’Olivier Hersent, président de Watteco, entreprise connue pour ses micro-modems intégrables aux équipements électriques. « Avec des procédés simples et pour un investissement dérisoire, chacun peut aujourd’hui faire de l’efficacité énergétique à domicile, a-t-il expliqué dans le cadre d’une conférence sur la place du bâtiment communiquant dans la ville intelligente. Rentrer dans la logique du délestage, installer des programmateurs fils pilote, relier le circulateur du chauffage au thermostat, tout cela génère des bénéfices plus importants que ceux du livret A ! »

 A l’échelle des grands bâtiments tertiaires et de la GTB, la recherche de simplicité est également devenue un must. « Cela passera par la mise en place d’une interopérabilité entre les différents systèmes, interopérabilité qui n’existe pas encore», regrette toutefois Serge Le Men, président de la « Smart Building Alliance ». Une complexité synonyme donc d’obsolescence plus ou moins rapide et, à terme d’inefficacité. Du coup, « de très nombreux bureaux parisiens sont laissés vides tout simplement parce qu’ils ne répondent plus aux toutes dernières normes », souligne ainsi Justin Passaquet, ingénieur commercial chez Distech Controls. Une plus grande interopérabilité des différents protocoles de communication disponibles sur le marché (Lon, KNX, Bacnet, pour les plus connus) faciliterait la mise à niveau des bâtiments à la GTB dépassée. Pour certains fabricants, tel Watteco, la technologie IP serait à même de mettre de l'ordre dans la "jungle des protocoles". Mais a contrario, pour Serge le Men, " le Graal est loin d’avoir été trouvé". Peut-être sera-t-il démenti d'ici à la prochaine édition d’IBS, qui aura lieu les 25 et 26 septembre 2013, toujours au Cnit de  Paris-La Défense.

Une "box" à tout faire pour la maison

RT 2012 oblige, les habitations neuves sont censées disposer de compteurs affectés au différents postes de consommation visés (chauffage et rafraîchissement, eau chaude sanitaire, éclairage, électricité spécifique). Partant, le « smart metering » était l’autre grande tendance du salon. A en croire Thomas Bondoux, Directeur général de Dombox, «  les constructeurs de maisons individuelles sont de plus en plus demandeurs de solutions telles que la nôtre. » En l’espèce, il s’agit d’une « box » associée à un collecteur de données. Installé dans l’armoire électrique du logement, le collecteur rapatrie les données de consommations électriques au niveau de chaque compteur divisionnaire, grâce à des capteurs ampèremétriques (filaires ou radio). Ces informations sont transmises par liaison ethernet à la box. Celle-ci agrège les données et les traite afin d’établir les suivis mensuels de consommation. Une application téléchargeable sur téléphone portable ou sur tablette permet également aux utilisateurs finaux de piloter une partie de leurs équipements à distance, tels que volets roulants, système de chauffage et d’éclairage.

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