Ingénierie

Salon des maires : pourquoi le Cerema manifeste

Mots clés : Conception - Etat et collectivités locales

Cet établissement public, qui intervient notamment en ingénierie territoriale auprès des collectivités locales, est soumis à une cure d’austérité. Et son positionnement est questionné par le lancement programmé d’une agence nationale de la cohésion des territoires.

Au Centre d’études et d’expertise sur les risques, l’environnement, la mobilité et l’aménagement (Cerema), c’est la colère qui prédomine. Elle s’est manifestée entre autres ce mardi 21 novembre par un mouvement de protestation, organisé par les syndicats Porte de Versailles, à Paris, où se déroule le salon des maires.

Les raisons de la colère ? Depuis sa création en 2014, à partir du regroupement de huit entité, dont le Centre d’études techniques de l’équipement (Cete), le Centre d’études sur les réseaux, les transports, l’urbanisme et les constructions publiques (Certu), le Centre d’études techniques maritimes et fluviales (Cetmef) et le Service d’études sur les transports, les routes et leurs aménagements (Sétra), cet établissement public a toujours connu des turbulences financières.

 

500 postes en moins sur 5 ans

 

Le Cerema, qui réalise des guides de méthodologie et de bonnes pratiques, et répond aussi aux appels d’offre de collectivités pour des prestations de conseil et de contrôle de travaux, comptait à l’origine 3300 agents. Il n’en emploie plus aujourd’hui que 2800. Et plus pour longtemps.

Le projet de loi de finances 2018 prévoit une baisse de cinq millions d’euros de la subvention de l’Etat (qui pèse pour 85% du budget du Cerema, à hauteur de 206,6 millions d’euros en 2016) et la suppression programmée sur 5 ans de près de 500 postes.  

 

« Le risque c’est que les collectivités se tournent vers les bureaux d’études privés »

 

« Si notre établissement public perd un sixième de ses effectifs, les collectivités devront se tourner davantage vers les bureaux d’études privés, confie au Moniteur Patrick Fourmigué, responsable syndical CFDT au Cerema. La neutralité et l’indépendance seront moins garanties ».

De quoi faire démissionner de sa présidence Gaël Perdriau, le maire (LR de Saint-Etienne), qui a claqué la porte mi-octobre, refusant d’être le « fossoyeur » de la structure. Laquelle se cherche donc un nouveau président, qui  pourrait être nommé pour le conseil d’administration du 1er décembre. A condition de trouver un candidat… Quant à son directeur général, Bernard Larrouturou, son mandat arrive à échéance à la fin de l’année. Les collaborateurs du Cerema n’ont pas fini de s’inquiéter. D’autant que la création d’une agence nationale de la cohésion des territoires, intervenant sur des prestations d’ingénierie pour les collectivités locales, avait été annoncée par Emmanuel Macron lors de la première conférence nationale des territoires, le 17 juillet.

 

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