Transport et infrastructures

Salon des maires : Elisabeth Borne lance un appel aux maires

Mots clés : Etat et collectivités locales - Gouvernement - Mobilier urbain

Elle aussi présente lors du congrès des maires, ce 22 novembre, la ministre des Transports, Elisabeth Borne, « recherche des volontaires pour expérimenter des solutions innovantes de mobilité » en milieu rural ou périurbain.

 

L’innovation dans le secteur des mobilités doit « profiter à l’ensemble des territoires, et pas seulement aux grandes métropoles où les start-up proposent naturellement leurs solutions ». C’est la conviction qu’a exprimée Elisabeth Borne devant les maires de France réunis en congrès, ce 22 novembre. Présente lors des débats autour des territoires ruraux, la ministre des Transports en a profité pour lancer un appel aux élus des communes en milieu rural et périurbain (cf. Focus ci-dessous) « Je recherche des volontaires pour expérimenter des solutions innovantes de mobilité dans chacun de vos territoires, pour améliorer le quotidien de nos concitoyens. »

La ministre a évoqué les premiers enseignements de la cinquantaine d’ateliers en région déjà organisés dans le cadre des Assises de la mobilité . Une mine d’informations pour le ministère, « car c’est l’occasion de voir ce que l’on attend de nous ». Les préoccupations des participants : pouvoir se rendre au travail, à l’université, aller se soigner.

 

« Nous avons trop concentré nos efforts sur les grands projets »

 

« On nous a également alertés sur la difficulté que représente le fait de perdre du temps tous les jours dans les embouteillages, sur les trains peu performants, et sur le renoncement à se déplacer face à ces difficultés ». Une situation pas acceptable pour Elisabeth Borne, qui refuse cette « France à deux vitesses », entre asphyxie des métropoles et fracture territoriale. « Nous ne pouvons pas nous satisfaire de ce renoncement car nous avons trop concentré nos efforts sur les grands projets ». Et pour lutter contre cet état de fait, une partie de la Dotation de soutien à l’investissement local (Dsil) doit d’ailleurs être orientée vers l’accompagnement des collectivités locales sur des projets de mobilité plus propres et solidaires.

Si les Assises de la mobilité ne sont pas encore terminées, elle a rappelé le sens de cette séquence particulière : « entendre la diversité des besoins des territoires », réfléchir différemment la politique des transports du pays en ne construisant pas « une politique d’infrastructures mais une politique de services à nos concitoyens en partant de la réalité des territoires ». La loi de programmation sur les mobilités (qui pourrait en réalité sortir au début du 2e trimestre 2018 et non fin janvier, comme prévu initialement, à en croire certains murmures dans les allées du Salon des maires) doit permettre de « redonner de la crédibilité à la parole de l’Etat et hiérarchiser les priorités ».

L’élaboration de cette loi, avec les conseils du conseil d’orientation des infrastructures, doit donc aider l’Etat à faire des choix : « quelle part de nos investissements nous allons consacrer à la poursuite des très grands projets d’infrastructures ? Quelle part pour lutter contre l’asphyxie des métropoles ? Comment enfin sortir certains territoires de leur enclavement et terminer l’aménagement du réseau national que nous avons repoussé de contrats de plan en contrats de plan, en inventant des solutions pragmatiques pour améliorer rapidement la situation », a ainsi expliqué la ministre. Avec un objectif : « à la fin du quinquennat, pas un Français ne doit refuser un emploi parce qu’il ne peut pas s’y rendre » !

 

Focus

Lancement d'un appel à manifestation d'intérêt

L’appel aux maires d’Elisabeth Borne, ce ne sont pas que des mots. Il se concrétise dans le lancement prochain d’un appel à manifestation d’intérêt « pour identifier des collectivités candidates pour accueillir des expérimentations, en particulier dans les territoires ruraux et périurbains dans lesquels l’innovation peut contribuer efficacement à faciliter lamobilité de tous », indique le ministère.

Par ailleurs, les ateliers de l’innovation mis en place dans le cadre des Assises de la mobilité battent leur plein. Leurs objectifs : « donner de la visibilité à des initiatives ou bonnes pratiques ; identifier les conditions d’essaimage de ces bonnes pratiques, ce qui suppose d’en connaître les leviers et les freins ; construire la méthode pour accompagner dans la durée des initiatives, c’est-à-dire proposer à l’État une stratégie de soutien à l’innovation dans les mobilités ».

Ils réalisent par ailleurs une cartographie recensant l’ensemble des innovations en cours. Le questionnaire mis en place pour cela est accessible en ligne, sur le site des Assises de la mobilité. « Si la mobilité des personnes est la cible principale de cette démarche, les innovations logistiques sur la mobilité des biens » sont également recherchées.

Enfin, le ministère annonce pour début 2o18 l’organisation d’une journée de l’innovation, afin de « créer des synergies entre tous les acteurs » de la mobilité, et de mettre en lumière les innovations recensées grâce à la remise de prix. LEs lauréats bénéficieront d’un label gouvernemental et d’un accès à des territoires pour lancer des expérimentations.

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