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Saint-Pierre-la-Palud (Rhône) Maison basse consommation rafraîchie en été

le 23/08/2007  |  EnergieArchitectureRéalisations

Adossée à une colline, cette maison se conforme aux préceptes d’un habitat « basse consommation ». Son orientation, sa compacité, son isolation et la surventilation lui permettent de satisfaire au confort d’été de ses occupants.

Elle devrait consommer moins de 42 kWh/m2 et par an. La maison « Solère » conçue par l’architecte Thierry Roche et le bureau d’études Bastide-Bondoux est emblématique du programme de 115 logements à construire dans le cadre de l’extension du village de Saint-Pierre-la-Palud (Rhône).

Pour atteindre ce niveau de performance, le bâtiment de 140 m2 habitables répartis sur deux niveaux fait valoir de nombreuses dispositions bioclimatiques. « Son implantation sur une parcelle à flanc de vallée exposée à l’ouest n’a pas fondamentalement modifié notre conception, explique Thierry Roche. Malgré la vue imprenable sur la vallée des hauts de Grésigny, nous avons volontairement limité les ouvertures à l’ouest. »

S’affranchissant ainsi des problèmes d’éblouissement et du risque de surchauffe en été, les concepteurs sont allés jusqu’à protéger cette façade avec une treille permettant de recevoir des plantes grimpantes. Selon les principes de l’architecture bioclimatique, les pièces principales (séjours et chambres) ont été orientées au sud. « Plus de 60 % des surfaces vitrées de l’habitation sont au sud », signale Thierry Perrin, responsable Rhône-Alpes du bureau d’études Bastide-Bondoux.

Deux types de protections solaires. Pour préserver le confort d’été, les ingénieurs ont adjoint deux types de protections solaires sur cette façade : une partie à lames en aluminium fixes, une autre à lames en aluminium mobiles. L’occupant peut ainsi grâce à ce dernier système « étancher » complètement une partie de la terrasse ou bien doser la lumière incidente en maintenant une circulation d’air et éviter une surchauffe de l’espace abrité.

Au nord, une pièce de rangement et la buanderie au rez-de-jardin, le garage et un atelier à l’étage font office de zones « tampon » afin de limiter les déperditions de cette façade.

Si l’orientation du bâtiment est naturellement primordiale dans une approche bioclimatique, sa forme détermine dans une large mesure les conditions d’ambiance intérieure. Le « facteur de forme » du bâtiment (rapport entre la surface de l’enveloppe et le volume habitable) livre ainsi une indication sur la performance énergétique du bâtiment. Si l’on exclut certains espaces non chauffés, comme le garage, l’atelier ou la zone de rangement, la maison « Solère » conserve un volume simple, presque parallélépipédique. A cela s’ajoute un volume plutôt important (350 m3) qui lui confère un facteur de forme résolument faible.

« Cette exigence est essentielle pour atteindre un bon niveau de performance énergétique, mais ce n’est pas suffisant », explique Thierry Perrin. Il a notamment fallu composer avec une « isolation bien renforcée ». On relèvera notamment une isolation de la toiture avec 100 mm de laine verre déroulée (R = 2,5 m2.K/W) associée à 250 mm de laine de verre soufflée (R = 5,5 m2.K/W). L’isolation des murs en maçonnerie d’agglomérés a, quant à elle, été réalisée par l’intérieur avec 150 mm de laine de verre (R = 4,7 m2.K/W). Des double vitrages (4/16/4) peu émissifs à lame d’argon associés à des menuiseries mixtes bois/aluminium garantissent également des déperditions réduites.

Au final, l’enveloppe sera caractérisée par un coefficient global de déperditions thermiques « Ubât » de 0,34 W/m2.K, soit 40 % de moins que le coefficient de référence défini par la RT 2000 (RT alors en vigueur). A cela s’ajoutent des matériaux de construction lourds. Ainsi, les escaliers et certains refends intérieurs, réalisés en béton plein, ainsi que les planchers poutrelles-hourdis avec leur dalle de compression confèrent à ce bâtiment une inertie supérieure à la moyenne (aux alentours de 300 kg/m2 habitable).

Les solutions techniques retenues restent, somme toute, traditionnelles. Le coût de cette maison « basse énergie » en témoigne. Selon Thierry Roche, « il ne dépasse pas 10 à 12 % d’une construction standard équivalente ».

Lieu : Saint-Pierre-la-Palud (Rhône).

Maître d’ouvrage : MCP (Bron).

Architecte : Thierry Roche (Lyon).

Bureaux d’études : Bastide & Bondoux (thermique), GES (béton armé).

Entreprise : MCP (Bron).

Montant des travaux : 370 000 euros HT.

Shon : 186 m2.

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CARTE - 413 MINGERGIE PLAN.eps
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