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Saint-Julien-lès-Metz Un promoteur pas comme les autres à la Tannerie

christian robischon |  le 03/10/1997  |  NégoceUrbanismeRéglementationBas-RhinMoselle

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Le négociant en viandes Francis Michel est en passe de réussir son pari. La première tranche du centre d'affaires est quasi commercialisée. La seconde tranche sera lancée à la fin de l'année, pour 250 millions de francs.

Le parc de la Tannerie à Saint-Julien-lès-Metz construit petit à petit son image de nouveau centre d'affaires d'importance dans la banlieue de Metz, à quelques minutes du centre-ville.

Constituée par le périmètre de la défunte manufacture de cuirs, la première tranche de 3 ha achève d'être commercialisée : 80 % des 14 000 m2 de bâtiments réhabilités sont d'ores et déjà loués ou vendus pour donner naissance à un pôle de services, de petits commerces et d'artisanat qui emploiera 450 personnes. La commission départementale d'équipement commercial de la Moselle a également donné le feu vert à la création, d'ici au printemps, d'un magasin Super U attenant, de 3 000 m2.

Le plat de résistance reste à venir : représentant un investissement de 250 millions, une seconde tranche de 12 ha en friche verra la construction, à partir de la fin de cette année, de 35 000 m2 de bâtiments, répartis entre des bureaux (40 %) et des logements en habitat individuel ou collectif.

La commercialisation engagée début septembre prévoit les tarifs suivants au mètre carré : 500 à 750 francs HT en location, 7 500 à 10 000 francs HT en acquisition.

Le maître d'ouvrage. La circonspection - voire l'hostilité - qui a accueilli le projet de la Tannerie s'explique largement par la personnalité du commercialisateur, Francis Michel, qui ne possède, en effet, aucune expérience de promotion immobilière. P-DG d'une société familiale de négoce de viande à Freistroff (Moselle), Francis Michel a acquis en 1990 les parts de la Manufacture lorraine de cuirs (Manulor), en cessation d'activité depuis 1962, pour la transformer en une société de location de biens.

« Pour réaliser mon projet, j'ai contacté des acteurs publics et privés, mais aucun n'a cru à la Tannerie : nous étions en pleine crise de l'immobilier », déclare-t-il. Le nouveau propriétaire a rencontré l'opposition de la municipalité de l'époque, qui désirait raser les bâtiments et constituer une ZAC. Un sacrilège pour cet amoureux de Saint-Julien, ville rythmée par le travail du cuir depuis 1811. Après jugement du tribunal administratif de Strasbourg, Francis Michel a obtenu un nouveau permis de construire, fin 1995.

La conception. La méthode de travail du promoteur, associé à son frère, peut se résumer en trois termes : bouche à oreille, relations et présence constante sur place. Pour assurer la conception du projet, les deux frères se sont tournés vers une connaissance, l'architecte irlandais John d'Eathe basé à Metz. Leur ami géomètre Bernard Bour, installé à la Tannerie, leur a présenté Marcel Semecas (Metz), devenu l'architecte de réalisation. La reconversion de la Tannerie se poursuit en l'absence de bureau d'études.

La commercialisation. Elle s'opère à partir d'un bureau réduit à une secrétaire. Grâce à ses contacts, « de bouche à oreille », Francis Michel a convaincu trois banques de s'installer. Cette carte de visite a entraîné d'autres implantations de commerces et services. « Pour l'occupant, les charges d'entretien se limitent à 30-40 francs au mètre carré par an », ajoute le commercialisateur. Le promoteur estime avoir les reins suffisamment solides pour financer son projet. La société de négoce de viande, forte d'un chiffre d'affaires de 200 millions de francs par an, « n'a pas connu le moindre déficit en plusieurs décennies ».

Dans la première tranche, les frères Michel ont injecté la majorité des 80 millions de francs d'investissements, le solde étant apporté par un emprunt bancaire et les cessions de propriété. Pour la seconde tranche de 250 millions, les deux frères comptent sur des concours bancaires plus conséquents.

PHOTO :

Francis Michel, le commercialisateur : « Pour l'occupant, les charges d'entretien se limitent à 30-40 francs au mètre carré par an ».

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