Industrie/Négoce Industrie

Saint-Gobain veut mettre la main sur Sika

Mots clés : Distribution - Produits et matériaux

Le groupe Saint-Gobain, acteur majeur de la production et de la distribution de matériaux de construction, projette d’acquérir le groupe Sika, spécialiste en produits chimiques pour la construction et l’industrie.

Souhaitant renforcer ses activités dans l’habitat et l’industrie, Saint-Gobain a fait part, lundi 8 décembre, de sa volonté de racheter Sika, numéro un mondial de la chimie du bâtiment. Pour ce faire, ses dirigeants veulent acheter les parts de la famille fondatrice du groupe suisse via le holding Schenker Winkler, contre environ 2,3 Mrds€, pour détenir 16,1 % du capital et 52,4 % des droits de vote de Sika. Ainsi, Saint-Gobain détiendrait le pouvoir décisionnaire au sein de Sika, ce qui lui permettrait d’en fixer le cap et la stratégie. Suffisant pour la direction du groupe qui assure, dans un communiqué, ne pas vouloir acquérir l’intégralité du capital de Sika, dont le solde (83,9 %) est coté en Bourse.

Implanté dans 84 pays, le groupe suisse emploie 16 000 personnes et a réalisé un chiffre d’affaires d’environ 4,3 Mrds€ en 2013. L’entreprise est spécialisée dans la chimie du bâtiment, et propose notamment des solutions de collage, de scellement, d’étanchéité ou encore des sols industriels. En France, elle détient trois sites de production et un laboratoire de recherche, et emploie quelque 660 salariés. Certaines activités se recoupent avec celles de filiales de Saint-Gobain, comme Weber. D’ailleurs, grâce à cette acquisition, Saint-Gobain espère dégager un volume de synergies de 100 M€ dès 2017, dont la moitié liée à des économies d’achats.

Le projet de rachat est soumis à l’approbation des autorités de la concurrence, la direction de Saint-Gobain estimant qu’il n’y a pas d’obstacle susceptible de remettre en cause le projet. Côté suisse, l’offre est mal accueillie par la direction actuelle du groupe, qui verrait d’un meilleur œil une reprise totale des actions par Saint-Gobain et fait peser la menace d’une offre alternative.

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