Entreprises de BTP

Saint-Gobain, confiant pour 2002, lance une OPA sur Lapeyre

A l’occasion de la présentation des résultats de son groupe, Jean-Louis Beffa, le président de Saint-Gobain s’est dit confiant pour 2002, envisageant une « reprise modérée durant le second semestre, et plus exactement au cours du 4ème trimestre ».
En 2001, Saint-Gobain a réalisé un chiffre d’affaires de 30.4 milliards d’euros, en progression de 1.6% à données comprables. Le résultats d’exploitation a, quant à lui, augmenté de 3.8% à 2.67 milliards d’euros tandis que le résultats net croissait de 3% à 1.05 milliards d’euros.
Pour expliquer ces bons résultats, Jean-Louis Beffa a mis en avant la progression sensible des prix de vente des produits du groupe (+ 3.1% sur l’ensemble de l’année), la bonne performance des métiers historiques, en particulier du pôle verre ainsi que la montée en puissance de la branche Distribution. Celle-ci représente en effet désormais 32.5% du chiffre d’affaires, 2500 points de ventes dans le monde (Point P, Lapeyre, Raab Karcher, Jewson…) et 45000 employés.

OPA sur Lapeyre

Le président du groupe a profité de l’annonce des résultats pour révéler que son conseil d’administration avait décidé le lancement d’une offre d’achat simplifiée sur les actions de la société Lapeyre que Saint-Gobain ne détient pas encore. L’offre porte sur un volume de 5.5 millions d’actions, soit 25.3% du capital de Lapeyre. Le prix proposé est de 62 euros par action, ce qui représente une prime de 29.1% sur la moyenne pondérée des cours de bourse des trois derniers mois.
Ce renforcement actionnarial traduit la volonté de Saint-Gobain de faire de Lapeyre l’un des vecteur de forte croissance du groupe, et ce malgré des récents revers de l’enseigne en Allemagne et en Espagne (lire « Lapeyre se porte moins bien… »). « Lapeyre a pour vocation d’être un distributeur disposant d’usines plutôt qu’un fabricant pour d’autres entités de celles du groupe », a expliqué Jean-Louis Beffa, précisant que le développement de l’enseigne devait être centré sur le carrelage et la salle de bain, et non plus simplement sur les menuiseries.
Par ailleurs, Jean-Louis Beffa s’est félicité des succès de la Plateforme du Bâtiment, dont le concept s’exporte peu à peu hors de France. « Après les deux nouveaux sites polonais qui viennent d’ouvrir, nous envisageons l’implantation du concept dans les pays émergents ».

Thierry Devige-Stewart

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