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Saint-Denis/Garges-Sarcelles - Objectif octobre 2012 pour le tramway T5

N. M. - |  le 22/01/2010  |  TransportsCollectivités localesArchitectureAménagementUrbanisme

Les travaux de génie civil du tramway T5 viennent de démarrer pour deux ans. En octobre 2012, ce tramway sur pneus reliera Saint-Denis au pôle gare de Garges-Sarcelles, un parcours de 6,6 km. Coût : 163 millions d'euros HT.

Démarrés début janvier, les travaux de voirie, d'aménagement urbain et de construction de la plate-forme du tramway T5, qui reliera la place du 8-Mai-1945 à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) au pôle gare de Garges-Sarcelles (Val-d'Oise), se poursuivront jusqu'à la fin 2011. Ensuite viendront les travaux de finition (notamment de finalisation ferroviaire), la formation des machinistes puis la phase de marche à blanc. La mise en service est prévue en octobre 2012.

Longue de 6,6 km, comprenant 16 stations, la future ligne de tramway desservira cinq communes - Saint-Denis, Pierrefitte-sur-Seine, Sarcelles, Garges-lès-Gonesse et Montmagny -, assurant la correspondance avec le T1 (à Saint-Denis) et le RER D (à Garges-Sarcelles). Le parcours s'effectuera en 22 minutes (vitesse commerciale de 18 km/h).

Guidage par rail central

La particularité de ce projet tient au fait qu'il s'agit d'un tramway sur pneus (1). Matériel roulant choisi : le Translohr, modèle STE3 (trois modules passagers communicants, capacité de 127 personnes) avec guidage par rail central serré entre deux galets et alimentation électrique par ligne aérienne de contact. Selon Pierre Florent, chef du projet T5 à la RATP, maître d'ouvrage du système de transport, trois raisons ont présidé à ce choix.
Tout d'abord, le flux de voyageurs estimé à 30 000 /jour (le T5 remplacera deux lignes de bus) a été jugé insuffisant pour envisager un tramway sur fer. Ensuite, le tramway sur pneus peut franchir des pentes jusqu'à 13 % contre 7 à 8 % pour un tramway sur fer. En l'occurrence, le T5 aura à gravir une pente de 6,8 %. Enfin, ce type de matériel offre un rayon de courbure beaucoup plus serré (10,50 m). « Cette caractéristique a permis la construction du site de maintenance (13 000 m 2 ) à Pierrefitte, sur une parcelle extrêmement contrainte », ajoute Pierre Florent. Pour l'essentiel, le tramway circulera en axial, empruntant notamment l'ex-RN1 et l'ex-RN214.
« La forte densité de circulation constitue l'une des principales difficultés de ce chantier. Sur l'ex-RN1, le trafic atteint 2 000 véhicules/h aux heures de pointe », indique le chef de projet. La plate-forme, d'une largeur de 5,60 m (soit 20 cm de moins que pour un tramway sur fer), sera réalisée en béton gris. Longues de 28 m, les stations pourront accueillir au besoin des rames de quatre voitures (trois dans un premier temps). Le mobilier urbain est signé Jean-Michel Wilmotte.

Un millier d'arbres plantés

La construction de la ligne (plate-forme site de maintenance), de l'ordre de 90 millions d'euros HT, s'accompagne d'importants travaux de voirie et d'aménagement urbain (73 millions HT), sous maîtrise d'ouvrage des conseils généraux de la Seine-Saint-Denis et du Val-d'Oise : création d'une piste cyclable, élargissement des trottoirs, réduction de la chaussée (de 2 x 2 voies à 2 x 1 voie), légère surélévation des carrefours, plantation de près d'un millier d'arbres.
D'un montant total de 163 millions d'euros HT (valeur 2006), ce projet, inscrit au contrat de plan Etat-région 2000-2006 puis au contrat de projets 2007-2013, est financé par la région (71,5 %), l'Etat (17,2 %), le conseil général du Val-d'Oise (10 %), et la RATP sur prêt bonifié de la région (1,3 %). S'y ajoute l'acquisition du matériel roulant : 52 millions pour l'achat de 15 rames, à la charge de la RATP.

Fiche technique

- Maîtrise d'ouvrage : RATP (système de transport) ; conseils généraux (CG) de la Seine-Saint-Denis et du Val-d'Oise (voirie, aménagement urbain). Coordination : RATP.
- AMO : Iosis Conseil pour le conseil général 95.
- Maîtrise d'œuvre : interne pour la RATP (Charles-André Tisserand, architecte stations) et Marion Le Gaudu (architecte bâtiments) ; groupement Ingérop (mandataire)/Berim pour les CG. Paysagistes : L'Anton pour le CG 93 et agence Pruvost pour le CG 95.
- OPC (organisation, pilotage, coordination) : Planitec BTP (groupe Setec).

- Entreprises : - RATP : groupement Colas/Screg/Sacer (plate-forme, stations), ETF (voies ferrées), Inéo SCLE et Inéo Infra (LAC), ETDE (câblage), Brézillon (site de maintenance) ; - CG 93 : Dubrac TP, Appia, Segex et Fayolle (mandataires des lots géographiques) ; Forclum (signalisation tricolore), Satelec (éclairage public), ISS (espaces verts). - CG 95 : Eiffage et Fayolle et fils (mandataires des lots géographiques 1 et 2), DTP2I et Elale (marchés d'accompagnement).

(1) Le tramway T8 Chatillon-Vélizy-Viroflay sera aussi sur pneus.

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