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Rudy Ricciotti, l’art et la matière

Marie-Douce Albert |  le 10/05/2013  |  ArchitectureTechniqueBâtimentBouches-du-RhôneParis

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Une exposition à la Cité de l’architecture et du patrimoine, à Paris, fait la part belle aux morceaux de bravoure de l’architecte de Bandol, en présentant coffrages et prototypes de ses chantiers phares.

On sait de quel bois se chauffe Rudy Ricciotti. Les « raclées » qu’il assène aux entêtés administratifs comme aux adeptes d’un minimalisme asséchant sont devenues légendes. L’exposition (1) qui lui est consacrée jusqu’au 8 juillet a d’ailleurs été précédée d’un nouveau pamphlet, « L’architecture est un sport de combat » (2). Mais la monographie de la Cité de l’architecture et du patrimoine est faite d’un matériau plus tendre : elle parle de la passion que Rudy Ricciotti nourrit pour ses bâtiments et de son admiration pour les hommes qui savent les fabriquer. Mieux, elle les montre. Sans discours, elle en affiche des images. Elle en produit aussi des pièces.

Sobre dans sa mise en scène comme dans son titre, « Ricciotti architecte », l’exposition a ouvert fort à propos à quelques semaines des inaugurations, début juin, du Mucem à Marseille et du nouveau stade Jean-Bouin, à Paris. Justement, les deux projets sont présents. Du moins, des éléments de leur réalisation y ont été transportés. Là des arbres dressés sont les matrices de bois qui ont permis la réalisation des moules dans lesquels ont été coulés les poteaux du musée marseillais. Au sol, une autre matrice est un extrait de l’enveloppe dansante de l’enceinte sportive. On trouve encore une pièce de maille métallique, qui pourrait avoir été découpée dans le tapis doré qui vole au-dessus des Arts de l’islam, au Louvre, ou des ventelles brise-soleil en béton du siège d’Iter, à Cadarache. « Voici des mannequins de mes chantiers », explique Rudy Ricciotti. Tous sont des révélateurs de ses expérimentations en matière de procédés constructifs. « Pour le Mucem, il a fallu treize Atex », souligne-t-il, soufflant à nouveau le chaud plaisir de la recherche et le froid dédain pour l’épuisante bureaucratie.
Revenant à ses « documents de travail », il ajoute : « Ils ne sont pas sacralisés. Il faut les toucher. » En invitant à caresser un peu de béton du Mucem plutôt qu’en en montrant des maquettes et des plans (pour ceux-là, il y a néanmoins les bornes interactives), Rudy Ricciotti rappelle qu’il est, comme il l’écrit dans le catalogue de l’exposition, « prêt à tout, je dis bien à tout, pour défendre le culte et la culture de savoir sur les chantiers ». Ce travail, le sien, celui des ingénieurs et des ouvriers, là est la vraie matière de l’exposition. Et de son œuvre. Pour ce qui est de l’homme et ses exubérances, le public se délectera de « L’orchidoclaste », le film de Laetitia Masson.

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PHOTO - 719382.BR.jpg - © Capa/Gaston Bergeret

(1) « Ricciotti Architecte » jusqu’au 8 septembre 2013 à la Cité de l’architecture et du patrimoine, 1 place du Trocadéro, Paris XVI e . Catalogue, ouvrage collectif sous la direction de Francis Rambert : 40 € (www.citechaillot.fr). (2) Editions Textuel, 15 euros.

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