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RTE annonce un développement durable

RTE, le gestionnaire du réseau de transport(GRT) d’électricité, a rendu public, mardi, ses engagements en faveur du développement durable.

Dominique Maillard, président du directoire du GRT, a tenu à insister sur ce qui est apparu, pour la première fois dans son rapport annuel cette année : la dimension durable de ses missions selon les trois piliers du développement durable (environnement, économie, société).
A la clé, mais il faudra encore attendre le début de l’année 2009, et portant sur 2008, un premier bilan carbone du GRT. « Une première », signale Christelle Perrine, la directrice du développement durable arrivée cette année, aucun des GRT en Europe ne semblant s’être penché sur la question. RTE n’entend pas s’arrêter là.

Maîtriser la demande
Ainsi, côté environnement, et outre la réduction de son empreinte écologique globale que vise le bilan carbone, comme ses engagements en matière de construction de bâtiments tertiaires pour ses activités, le GRT juge aussi que, eu égard à sa situation particulière d’interface producteur-consommateur, il a un rôle à jouer dans la maîtrise de la demande. Un rôle qu’il veut décliner dans la gestion des pointes de consommation. Jusqu’à la demande finale, par exemple en entrant dans une démarche pédagogique ou via l’effacement de la demande, avec les fournisseurs, mais aussi avec des agrégations d’effacement (d’où un test pilote avec Voltalis). Mais aussi dans la thématique de l’accueil des ENR onshore, et offshore. Ce qui amène au développement économique.

Enterrer et optimiser le réseau
Pour D. Maillard, l’investissement de RTE, en forte hausse (500 millions d’euros en 2005, contre 1 milliard d’euros en 2009) vise à la fois à accueillir de nouveaux équipements (dont les ENR), à améliorer les interconnexions et à optimiser le réseau. RTE a déjà, grâce à la technologie, réduit la longueur totale des lignes de 700 km entre 2001 et 2006, et vise à enfouir beaucoup plus les 63 kV et 90 kV (aujourd’hui 38,2%). Pour les tensions supérieures, il s’agit d’expliquer et proposer des solutions (pour la 400 kV Maine-Cotentin aérienne, 230 km de lignes autres seront effacées du paysage). Des travaux qui, pour être acceptés, « doivent répondre à des besoins », insiste D Maillard. Durable c’est aussi utiliser les lignes pour aménager le territoire. RTE sera ainsi le quatrième opérateur de télécoms en 2009. Sociétal enfin, avec une démarche responsabilité sociale d’entreprise notamment sur les achats aux fournisseurs.

enerpresse

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