RT 2012 : Pas de dérogation pour les maisons individuelles !
Image de synthèse de la "Maison Idéale" conçue par Trecobat. - © © Trecobat

RT 2012 : Pas de dérogation pour les maisons individuelles !

Thaïs Brouck |  le 20/04/2012  |  BâtimentEtatMaison individuelleRéglementation thermiqueImmobilier

Ma newsletter personnalisée

Ajouter ce(s) thème(s) à ma newsletter personnalisée

Logement
Bâtiment
Etat
Maison individuelle
Réglementation thermique
Immobilier
Technique
Valider

L’Union des maisons françaises (UMF) réclamait les mêmes dérogations que le logement collectif concernant l’application de la RT 2012, mettant en cause l’instabilité et les ratés du moteur de calcul. Benoist Apparu, le ministre du Logement, a choisi de ne pas donner suite.

Le ministère a mis moins d’un mois pour trancher. La requête présentée par l’Union des maisons françaises (UMF) en mars a été tout bonnement rejetée. En effet, la fédération de constructeurs de maisons individuelles s’est plainte de l’instabilité du moteur de calcul de la RT 2012. « Ce sont plus de six versions qui se sont succédées, plongeant les constructeurs dans l’impossibilité de préparer, en connaissance de cause, leurs descriptifs techniques, leurs catalogues d’offre et plus grave encore le prix de leurs prestations », arguait Christian Louis Victor, le président de l’UMF dans une lettre adressée fin mars, à Benoist Apparu, ministre chargé du Logement. En conséquence, il avait demandé au gouvernement de « porter le « Cep max » à 57,5 KWh/m²/an et ce, jusqu’au 31 décembre 2014 en cohérence à la dérogation déjà acceptée pour le logement collectif.» Si le ministre s’était plié à la demande de l’UMF, la RT 2012, qui impose un « Cep Max » de 50 KWh/m²/an à partir du 1er janvier 2013 aurait pris du plomb dans l’aile.

« Des écarts inférieurs à 5% »

Mais le ministre a refusé d’élargir la dérogation accordée dans le logement collectif. « Les simulations réalisées lors de l’élaboration de la réglementation ont en effet montré que le passage d’une exigence règlementaire en Cep max de 57,5 à 50 KwhEP/(m².an) dans les immeubles collectifs nécessitait l’introduction de nouvelles technologies qui sont encore coûteuses car insuffisamment diffusées sur le marché de la construction, et moins mâtures », indique Benoist Apparu dans sa réponse à l’UMF. A contrario, cet effet de seuil n’existe pas pour les maisons individuelles, selon le ministère, « l’exigence pouvant être atteinte sans changement radical de technologies, mais uniquement grâce à une légère augmentation des performances énergétiques des matériaux déjà installés (…) ». Pour terminer, Benoist Apparu rappelle que les premières versions du moteur de calcul ont été mises très tôt à disposition des professionnels pour qu’ils puissent s’y préparer et que les écarts les variations de Cep obtenues entre les différents moteurs de calculs sont inférieurs à 5%. « Au vu de ces éléments, il ne m’apparaît pas nécessaire de revoir les objectifs définis et partagés en 2010 », conclut le ministre.

Commentaires

RT 2012 : Pas de dérogation pour les maisons individuelles !

Votre e-mail ne sera pas publié

Les bonnes raisons de s’abonnerAu Moniteur

  • La veille 24h/24 sur les marchés publics et privés
  • L’actualité nationale et régionale du secteur du BTP
  • La boite à outils réglementaire : marchés, urbanismes, environnement
  • Les services indices-index
Je m’abonne
Supports Moniteur
Ajouter Le Moniteur à l'écran d'accueil