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RPE : Mesurer l'impact de la Valeur Verte dans le résidentiel et le tertiaire
Denis Burckel, dir. de l'audit, des risques et du développement durable d'Icade, directeur du master "Management de l'immobilier" de l'Université Paris Dauphine et Christian Cléret, d.g de Poste IMMO et pdt de l'association des directeurs immobiliers - © © Sylvie Roman/LeMoniteur.fr

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S.R. |  le 05/11/2014  |  Performance énergétiqueRéglementation thermiqueEnergieTechnique

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La Valeur Verte d'un bâtiment : comment se mesure t-elle et se définit-elle, et quel est son impact dans le prix des biens ? Tel était le thème de la deuxième table ronde des 8e Rencontres de la performance énergétique (5 et 6 novembre).

La Valeur Verte d'un bâtiment : comment se mesure t-elle et se définit-elle, et quel est son impact dans le prix des biens ? Pour Bruno Dhont, directeur général de l'ARC (association des responsables de copropriétés), « c'est un des aspects de la valeur patrimoniale d'un bien, un bout du puzzle, mais qui ne représente pas la pièce maîtresse aujourd'hui ».
Analyse en partie partagée par Denis Burckel, directeur de l'audit, des risques et du développement durable chez Icade et directeur du master "Management de l'immobilier" à Paris-Dauphine, qui souligne « que c'est aussi la capacité de vendre un immeuble plus cher, en ce qui concerne l'immobilier tertiaire, ou d'en attendre un loyer plus élevé ». Mais le directeur pointe des différences importantes dans le tertiaire : « tout ce qui est certification ou labellisation n'est toujours pas un critère pour les investisseurs. Vous ne pourrez pas intéresser un investisseur international dès que vous êtes sur un marché international, du type de La Défense. Alors que ces considérations ne sont toujours pas forcément prises en compte dans les opérations plus petites, ou alors à la marge ».

de d. à g. : Renaud Dhonte, chef de projet rénovation énergétique à l'ARC (copropriétés), Franck Hovorka (Caisse des Dépôts) et Claude Taffin, directeur scientifique de l'association Dinamic
de d. à g. : Renaud Dhont, chef de projet rénovation énergétique à l'ARC (copropriétés), Franck Hovorka (Caisse des Dépôts) et Claude Taffin, directeur scientifique de l'association Dinamic - © © Sylvie Roman/LeMoniteur.fr

Dans le résidentiel, le mouvement s'amorce aussi doucement, comme l'a constaté dans ses études, Claude Taffin, directeur scientifique de l'association Dinamic ((Developpement de l'Information Notariale et de l'Analyse du Marché Immobilier et de la Conjoncture). « Pour deux biens identiques, le passage de E à D, dans l'évaluation énergétique, ne fait gagner qu'environ 5 % sur le prix de vente ou de location. Et ces effets sont encore moins sensibles sur les logements en copropriétés ». D'autant plus que dans les copropriétés, il y a un décalage assez important entre le vote de travaux et leur réalisation.

Une valeur difficile à définir

Franck Hovorka, directeur de projet à la Caisse des Dépôts
Franck Hovorka, directeur de projet à la Caisse des Dépôts - © © Sylvie Roman/LeMoniteur.fr

Franck Hovorka, directeur immobilier durable à la Caisse de Dépôts, a de son côté insisté sur la difficulté à définir la valeur verte. « Il ne faudrait pas la réduire à l'énergie, mais prendre en compte la question des transports, de l'accessibilité, la flexibilité, et sa capacité à évoluer ». Aujourd'hui le bâtiment tertiaire « est vécu comme un lieu offrant des services, ce n'est plus qu'un simple bâtiment ». Même analyse pour Denis Burckel, d'Icade, pour qui « toutes ces questions poussent les entreprises à l'innovation et à l'évolution ».

La question de la valeur verte fait l'objet de toutes les attentions, puisque des initiatives privées sont prises, comme la charte pour l’efficacité énergétique des bâtiments tertiaires publics et privés initiée par le Plan Bâtiment Durable. « 70 grands acteurs se sont engagés, preuve de notre intérêt et de notre volonté d'action, a souligné Christian Cléret, directeur général de Poste IMMO et président de l'association des directeurs immobiliers. Sur le plan énergétique, on peut faire beaucoup d'économies avec des choses simples, et le comportement individuel reste primordial ». D'ailleurs d'autres initiatives existent, comme le site lancé par la Caisse des Dépôts, apportant de nombreuses précisions sur les travaux et les aides à la rénovation. Le signe certainement, que cela bouge et qu'au delà de la prise de conscience, on est rentré dans l'action.

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