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ROUTES Comment Screg s'adapte au marché

GUILLAUME DELACROIX |  le 25/06/1999  |  EntreprisestransportBas-Rhin

Deux ans après l'intégration dans Colas, les différentes sociétés du groupe poursuivent leur politique de marques.

La réorganisation du pôle routier de Bouygues derrière l'enseigne Colas gomme-t-elle la lisibilité des entreprises du groupe ? Deux ans après l'intégration de Screg dans Colas, les trois principales sociétés - Colas, Screg et Sacer - ont conservé leur identité, leurs réseaux commercial et technique, ainsi que leurs marques.

« Par souci de cohérence, la logique de groupe s'applique à tous, mais sans aucune féodalité, souligne Philippe Gresset, P-DG de Screg. Nous privilégions la politique de marques, car chacun vit sa vie avec des produits différents, des méthodes différentes et des cibles différentes. » Une approche qui s'explique par une conjoncture défavorable aux grands travaux neufs « classiques », et qui pousse a contrario à la diversification.

Sur l'approche commerciale par exemple, Colas est plus orienté vers l'industrie, tandis que Screg possède une tradition de clientèle privée qui représente désormais plus de 30 % du chiffre d'affaires. Dans le domaine technique, les offres diffèrent entre les entreprises. Les seules économies d'échelle en la matière touchent à la promotion des produits. C'est le cas de l'offre pour lutter contre le bruit. En revanche, le nouveau produit Streetprint différencie Screg, qui s'attaque aujourd'hui au grand public.

Trouver de nouveaux clients

« L'accroissement de notre activité globale passe par le développement de métiers connexes, explique Philippe Gresset. Nous devons trouver de nouveaux marchés et de nouveaux clients. Exemples : l'entretien et le renforcement des routes, qui restent notre créneau préféré, la production de matériaux (plus de 12 millions de tonnes par an), ou les transports urbains. » Screg intervient sur les tramways de Lyon, Montpellier, Nancy, Nantes, Orléans et Strasbourg. Des chantiers qui offrent des débouchés aux produits anti-orniérage, notamment pour les matériels roulant sur pneus. Les enrobés armés par des alvéoles en acier ou en plastique sont, là encore, une singularité de l'entreprise, qui travaille aussi sur l'interface rails/chaussée au moyen de mastics et de résines spéciaux.

Le premier semestre a été bon pour la route, malgré les intempéries de début d'année. Screg jouit de commandes « assez nettement supérieures » à celles de l'année dernière, et prévoit de dépasser l'objectif d'activité étale budgété pour 1999. L'exercice devrait donc s'inscrire en hausse par rapport à 1998 (6 milliards de francs de chiffre d'affaires), même si après quelques mois d'embellie, les rentrées de commandes s'essoufflent.

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