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« Route nationale 2 : il est temps de préparer la suite »

ELISABETH GILLION |  le 09/12/2011  |  AisneNordCollectivités localesEuropeParis

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Le président du conseil général de l’Aisne veut désenclaver son territoire et demande à l’Etat d’investir davantage sur la N2, l’axe routier nord-sud, une piste pour désengorger l’autoroute A1.

Pourquoi êtes-vous inquiet au sujet de l’avancement des travaux sur l’axe Paris-Soissons de la N2 ?

L’Etat a programmé 108,9 millions en cinq ans, dont le département et la région financent 40 %. Or, la mise à 2 x 2 voies progresse en pointillés et vue la tendance au désengagement de l’Etat, nous craignons qu’il ne ralentisse le rythme. D’autant que depuis le Grenelle de l’environnement, il n’est plus de bon ton de réclamer des routes, même stratégiques. Et après ce plan de modernisation des itinéraires non concédés - après 2014 - rien n’est prévu. Il est temps de préparer la suite, sur Soissons-Laon, et de lancer des études d’itinéraires au-delà.

Vous en faites une priorité pour le département ?

Depuis trente ans, les aménagements des autoroutes et des TGV évitent ou frôlent l’Aisne sans la desservir ni générer d’activité. L’axe nord-sud du département, Paris-Bruxelles, est délaissé. Il représente notre oxygène mais l’Etat est défaillant jusqu’à Laon et indigent au-delà. Dans ce département où le chômage est supérieur à la moyenne nationale, l’accès rapide des Soissonnais et Axonais au pôle de Roissy est crucial. A l’extrémité nord, l’absence de liaison rapide entre Laon, Marle, Vervins vers Maubeuge et Bruxelles pénalise le développement des entreprises.

Les collectivités vont-elles continuer à accompagner financièrement l’Etat sur ce dossier ?

Nous investissons 90 millions en trois ans sur les 5 000 km de voirie départementale. C’est bien la preuve que nous tenons à la qualité des liaisons. Sur la N2, pas question de baisser la garde. L’Oise concentre plutôt ses efforts sur l’axe est-ouest, Compiègne-Soissons, donc elle mène une action complémentaire. Nous savons bien que sans apport des collectivités locales, l’Etat n’investit plus à hauteur suffisante.

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PHOTO - 605584.BR.jpg - © conseil général de l’aisne

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