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Route : expérimentation anti-bruit sur le périphérique parisien
Colas Ile-de-France-Normandie a appliqué 7 620 m2 d'enrobé phonique sur le périphérique parisien - © © Mairie de Paris/B. Pedretti

Route : expérimentation anti-bruit sur le périphérique parisien

Nathalie Moutarde (bureau du Moniteur Ile-de-France) |  le 19/07/2012  |  EntreprisesTransportsTechniqueParisGros œuvre

Sur le boulevard périphérique, à la hauteur de la Porte de Vincennes, la Ville de Paris teste deux enrobés phoniques mis en œuvre par Colas Ile-de-France-Normandie. L’expérimentation, d’une durée de six mois, est menée en partenariat avec Bruitparif, l’observatoire du bruit en Ile-de-France.

Depuis fin juin, la Ville de Paris, en partenariat avec Bruitparif, l’observatoire du bruit en Ile-de-France, mène  une expérimentation de revêtements de chaussée moins bruyants sur le boulevard périphérique, à la hauteur de la Porte de Vincennes. Du 25 au 29 juin, sur une section de 200 m, dans les deux sens de circulation (soit une superficie de 7 620 m2), Colas Ile-de-France Normandie a appliqué deux enrobés phoniques : le Rugosoft (objectif de - 7 décibels) sur le périphérique intérieur et le Nanosoft  (objectif de – 9 décibels) sur le périphérique extérieur.

Afin de quantifier l’impact acoustique de cette expérience et disposer de données avant/après, les équipes de Bruitparif ont déployé, fin mai, cinq stations de mesures sur le terre-plein central et en façade d’immeubles riverains du périphérique (voir ci dessous).

« Nous avons souhaité encadrer cette expérimentation car ce n’est pas la première fois que des enrobés phoniques sont testés à Paris, déclare Laurent Ménard, directeur de la voirie et des déplacements à la mairie de Paris. Jusqu’à présent, les résultats ont été décevants. Soit les produits ont été arrachés car les microvides qui piègent les bruits résiduels créent une fragilité structurelle, soit ces vides ont été colmatés par la saleté. Le produit perd alors une partie de ses qualités phoniques et redevient un enrobé classique.»

Premiers résultats encourageants

Les premiers résultats sont très encourageants. «Nous avons gagné de l’ordre de 5 décibels (dB(A)) en façade d’immeubles et 9 dB(A) sur le terre-plein central. Nous dresserons un premier bilan fin septembre », annonce Fanny Mietlicki, directrice de Bruitparif. Quant au directeur de la voirie, il se montre pour l’instant très prudent. «Si dans six mois, c’est-à-dire début janvier 2013, nous ne constatons ni arrachement, ni colmatage, ni diminution des performances, je considérerai que nous avons affaire à de bons produits, mais pour l’instant je réserve ma réponse. »

Si le test est concluant, la Ville disposera alors d’un outil supplémentaire  pour lutter contre le bruit. Si elle décide de traiter d’autres zones avec des enrobés acoustiques,  il lui en coûtera, estime Laurent Ménard, « de  20 à 30% de plus que pour un revêtement classique ». Les résultats devraient également intéresser les autres villes qui procèdent à ce type d’expérimentation. « Le périphérique parisien offre les conditions les plus rudes avec un trafic à fois très important, de l’ordre de 1,1 million de véhicules par jour, et très continu. Si l’expérience réussit à Paris, ce devrait aussi être le cas ailleurs », conclut Laurent Ménard.

Le dispositif de mesures de Bruitparif

Pour  évaluer l’efficacité du dispositif, Bruitparif a déployé, fin mai, cinq stations de mesures : la première a été installée sur le terre-plein central, les quatre autres, en façade d’immeubles riverains du boulevard périphérique dont l’une est située hors de la zone d’expérimentation pour servir de témoin. Les données de ces  sondes sont disponibles en temps réel sur le site de l’observatoire (www. bruitparif.fr). Parallèlement, des mesures sont réalisées par un  véhicule équipé d’un mannequin acoustique capable d’enregistrer les niveaux sonores perçus par l’oreille humaine. Elles permettront d’évaluer le gain en termes de confort acoustique pour les automobilistes.

Les relevés effectués avant les travaux confirment des niveaux de bruit très élevés. Pour les capteurs en situation « riverains », ils se situent entre 76 et 83 décibels (pour l’indicateur Lden) alors que la valeur limite réglementaire est fixée à 68 dB(A).

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