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Robert Hermann : « Strasbourg est championne de l'investissement sportif »

Laurent miguet |  le 18/06/1999  |  Collectivités localesBas-RhinSports

Trois grands projets consacrent la compétence communautaire dans le domaine des sports. La ville et la communauté programment plus de 600 millions de francs d'investissements sportifs.

Sur la future patinoire (130 millions de francs) comme sur le projet de palais omnisports (300 millions), deux délibérations récentes de la communauté urbaine consacrent l'intégration du sport dans les compétences intercommunales. Comment êtes-vous parvenu à ce résultat ?

ROBERT HERMANN. Des élus avaient exprimé des réserves en octobre dernier. Finalement, le transfert a recueilli l'adhésion de 24 communes sur 27. Ce vote a représenté l'étape la plus simple. Auparavant, nous avions organisé une vingtaine de réunions avec les conseils municipaux concernés. Il s'agissait de leur prouver que nous transférions une compétence et non pas des dettes.

Au risque de mécontenter les architectes, vous avez choisi de lancer le projet de patinoire de la place de l'Etoile, dans le cadre d'un appel d'offres sur performances adressé à des groupements de concepteurs-réalisateurs. Pourquoi ce choix ?

Nos services juridiques ont validé cette procédure, qui présente les avantages de la rapidité et de la simplicité, sur la base des études de programmation de la Scet. Il s'agit d'un projet complexe techniquement, dont nous souhaitons l'aboutissement pour la fin 2001 ou le début 2002.

Quelles grandes lignes souhaitez-vous proposer dans le cahier des charges du palais omnisports, qui s'implantera à Illkirch-Graffenstaden d'ici au début 2004 ?

Les études de programmation que nous lançons chercheront à répondre aux deux demandes exprimées par les habitants : associer sport et spectacle. Dans une logique du type du palais de Bercy, cela exige une structure organisée non pas autour de la plus grande emprise requise par un sport, mais autour d'un plateau technique adossé à une salle de 3 000 à 3 500 places. Strasbourg entre de plain-pied dans la problématique sports-spectacles, en associant les intérêts des sportifs, des artistes, du gestionnaire et des techniciens du son et de l'image.

A très court terme, comment allez-vous gérer la mise aux normes du stade de la Meinau ?

Une autre délibération programmée en juin ajoutera 18 millions de francs aux 11 millions déjà acquis. Cette enveloppe intègre la mise aux normes, des travaux de confortement et de mise en sécurité, et des interventions sur les équipements arrivant en fin de vie. A elle seule, la lumière exigera 4 millions de francs. Nous serons prêts pour le prochain championnat, tout comme le racing, qui investit de son côté 30 millions de francs dans son futur centre de formation.

A ces projets phares, s'ajoutent les besoins d'équipement des quartiers. Quels sont vos priorités dans ce domaine ?

La communauté urbaine vient de délibérer pour la création du gymnase des Poteries, qui mobilisera 25 millions de francs. Dans le même secteur, la ville a approuvé la création d'une salle de sports d'un même montant. D'autres projets résultent de transferts. Le tracé du tramway impose le déménagement des installations sportives de la cité de l'Ill, pour 13 millions de francs. De même, l'implantation du conseil régional au Wacken nous amène à programmer le transfert du tennis club, pour 30 millions de francs.

PHOTO : Robert Hermann : « Les études de programmation que nous lançons chercheront à répondre aux deux demandes exprimées par les habitants : associer sport et spectacle.

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