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RHONE-ALPES Rillieux-la-Pape Accord Robien chez Stepe

PIERRE DELOHEN |  le 03/04/1998  |  France RhôneCollectivités localesTravaux sans tranchéeDroit du travail

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Un large soutien du personnel. Une réduction du temps de travail de 39 h à 35 h 10.

Engagées en février 1997, les négociations sur l'aménagement du temps de travail viennent d'aboutir à la signature d'un accord de Robien, version offensive, qui se traduit par la création de 23,7 emplois équivalents temps plein et une modulation horaire qui permettra, selon Jean-François Berger, P-DG de Stepe, entreprise du groupe Laurent Bouillet, spécialiste de la conception et de la gestion d'installations électriques, « de mieux répondre aux exigences de (ses) clients ».

Cet accord qui bénéficie d'un large soutien du personnel - 90 % de oui en assemblée générale - a pour objectif « une disponibilité convenue et non une flexibilité imposée. Il témoigne d'une prise de conscience, par l'ensemble du personnel de la nécessité de faire face aux à-coups du carnet de commandes, mais aussi de l'engagement de la direction et de l'encadrement d'en appliquer les clauses, surtout d'en respecter l'esprit » explique Jean-François Berger. « L'entreprise n'y gagnera que si chacun y trouve son compte».

Outre la création d'emplois, cet accord assure la réduction du temps de travail de 39 h à 35h 10', sans baisse de salaire pour les 210 personnes employées au siège et dans l'agence lyonnaise. En contrepartie, les salaires sont bloqués temporairement et l'annualisation du temps de travail s'accompagne d'une modulation horaire comprise entre 24 h et 45 h hebdomadaires (0 h possible mais d'un usage limité), avec un délai de prévenance au minimum égal à deux jours ouvrables.

Paradoxe, alors que Jean-François Berger, P-DG de Stepe, signe un accord Robien à 35h 10', Jean-François Berger, président de BTP Rhône, milite contre la loi Aubry et ses 35 heures.

0« Je suis contre la loi Aubry plus que contre les 35 heures. Cette loi impose une date butoir et n'autorise pas la négociation : elle est tournée vers la réduction du temps de travail alors que la loi Robien l'est vers l'aménagement du temps de travail et donc l'annualisation parfaitement adaptée aux contraintes de saisonnalité de nos entreprises. La loi Aubry, sans l'exclure, ne le prévoit pas. »

Et d'ajouter que les discussions de Robien étaient entamées depuis plus d'un an et s'étaient traduites par des dizaines de réunions de groupes et plus 120 entretiens individuels avec l'aide de l'Agence Rhône-Alpes pour la valorisation de l'innovation sociale et l'amélioration des conditions de travail (Aravis).

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