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Réussir une transmission ou une reprise d'entreprise

MICHEL OCTERNAUD, CATHERINE ROLLOT |  le 03/10/1997  |  PME du BTPEntreprisesEducationManagementDroit du travail

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Quitter du jour au lendemain ce qui a été sa fierté pendant de nombreuses années n'est pas chose facile. La transmission d'entreprise ne s'improvise pas, elle s'inscrit dans la durée. Il faut tout d'abord avoir intégré l'idée que sa place dans l'entreprise n'est pas éternelle et dès lors évaluer soi-même quel est le bon moment pour partir.Cette réflexion peut prendre du temps. Une fois sa décision prise, le patron devra veiller à être cohérent. Il est très difficile de céder sa place et de garder un pied dans l'entreprise. Le futur repreneur peut, bien sûr, être trouvé parmi ses proches, mais on oublie souvent de chercher au sein de l'entreprise. Certains salariés ont tous les atouts pour prendre la suite. Dans tous les cas, la passation doit se faire à court terme. Le repreneur, quant à lui, doit être impérativement formé aux nouveaux enjeux de l'entreprise. La technique ne suffit plus, il faut désormais maîtriser en plus la vente, la gestion du personnel...

CONSEILS PRATIQUES

Préparer sa succession de bonne heure.

Se donner le temps pour mettre au point une cession ou une reprise.

Savoir évaluer le prix exact de l'entreprise en faisant appel à des experts.

Eviter la double commande qui perturbe le fonctionnement de l'entreprise en tournant définitivement la page.

Etre parfaitement préparé à la reprise.

S'informer auprès des organismes compétents (fédérations professionnelles, cabinets conseils spécialisés, etc.).

Belles Toitures : le flambeau aux salariés

MONTMORILLON. Des enfants que l'entreprise n'intéresse pas et des problèmes de santé ont conduit Jean-Pierre Demazeau (à g.), créateur des « Belles Toitures », à Mont- morillon (Vienne), à préparer avec soin sa succession. Dans un premier temps, il crée une SARL au capital de 100 000 francs dans lequel il fait entrer ses ouvriers à hauteur de 50 %. Parallèlement, il choisit un collaborateur auquel il fait suivre 400 heures de formation sur la « reprise d'entreprise » : Pascal Laurier (à dr.), 27 ans de maison, qui a commencé sa carrière comme apprenti avant d'être intronisé gérant. De 1992 à 1997, les « Belles Toitures » sont en location-gérance. Pendant ce temps là, Jean-Pierre Demazeau va progressivement vendre la totalité de ses parts. A la fin de cette année, l'opération sera achevée avec la vente du fond de commerce.

CA 1996 4 MILLIONS DE FRANCS. EFFECTIF : 12 SALARIES

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Michel Pavy : un projet qui mûrit

LA CHAPELLE-SAINT-AUBIN. La PME Pavy (restauration de monuments historiques) à La Chapelle-Saint-Aubin (Sarthe) fête cette année ses 110 ans et Michel Pavy, 59 ans, compte bien céder ce patrimoine à ses enfants. « Savoir que la société serait reprise par un membre de la famille a toujours fait partie de ma motivation de chef d'entreprise, » dit-il. Donation ou vente ? La solution qui sera adoptée n'a pas encore été choisie. « Nous l'étudions en famille, l'objectif étant de préserver de manière équitable les intérêts de mes quatre enfants. » L'un d'eux, Vincent, 29 ans, directeur général, se prépare à reprendre le flambeau. Ingénieur BTP, il a suivi une formation à l'ESJDB (Ecole supérieure des jeunes dirigeants du bâtiment).

CA 1996 20 MILLIONS DE FRANCS.

EFFECTIF : 60 SALARIES.

Cancéla : le choix de la coopérative ouvrière

TARASCON-SUR-ARIEGE. Lorsque Richard Cancela décide, fin 1993, de céder l'entreprise familiale de génie civil installée depuis 1936 à Tarascon-sur-Ariège, 26 salariés, menés par un groupe de cadres, décident de tenter l'aventure de la reprise et de créer une SCOP. « Cela nous a paru la formule la mieux adaptée, et la seule manière de réunir alors les fonds nécessaires », affirme Guy Lorzach, aujourd'hui P-DG de la nouvelle structure. « Mais nous avons bénéficié d'un a priori favorable de l'ancien P-DG qui a préféré nous faire confiance et ne pas jouer la surenchère face aux propositions de repreneurs extérieurs. » La SCOP est désormais spécialisée pour l'essentiel dans la réalisation et la réfection d'ouvrages d'art ou de soutènement avec des donneurs d'ordre comme EDF, la DDE, les collectivités locales... « Le passage en SCOP n'a pas eu d'incidence majeure. Même si elle demeure rare dans notre secteur, cette formule bénéficie d'une bonne image, seules les banques ont pu manifester quelque réserve. » L'exemple de l'entreprise Cancéla a fait école en Ariège. Deux autres entreprises, dans le bâtiment et les réseaux électriques, ont choisi à leur tour, à la suite de difficultés, de relancer leur activité sous cette forme.

CA 1996 20 MILLIONS DE FRANCS. EFFECTIF : 36 SALARIES.

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