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Retour sur un été caniculaire pour le BTP
Au plus fort de la canicule, 3 à 4 litres d’eau ont été distribués, par jour et par salarié. - © LIONEL V ADAM / MAXPPP

Retour sur un été caniculaire pour le BTP

le 12/10/2018  |  EntreprisesParisCaniculeBTPVie du BTP

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Paris -

Comment les professionnels du BTP ont-ils réagi à la canicule et à un phénomène urbain typique : l'îlot de chaleur ? « Depuis 1872, l'été le plus chaud à Paris fut celui de 2018 après celui de 2003 », explique Raphaëlle Kounkou-Arnaud, climatologue à Météo France. Dans la capitale, la moyenne des températures a atteint cet été (en juin, juillet et août) 22,2 °C, soit 2,5 °C au-dessus des normales saisonnières (la moyenne nationale fut de 21,2 °C, 2 °C au-dessus des normales saisonnières).

Chantiers perturbés. De cette canicule (26 jours à plus de 30 °C) procède le phénomène de l'îlot de chaleur, écart de température entre Paris et sa périphérie verte. La chaleur stockée le jour dans les matériaux (bitumes, façades, toitures) est restituée la nuit. Ce différentiel, exacerbé en période caniculaire, a atteint 8 °C fin juillet entre Paris et la zone rurale (10 °C en 2003).

« Cette chaleur met en cause le fonctionnement de la ville et des entreprises », souligne Anne Girault, directrice générale de l'Agence parisienne du climat. Or c'est dans ces conditions que les salariés du BTP ont dû travailler cet été. « Globalement, les entreprises savent s'adapter à la canicule. Le problème est humain pas technique : on peut faire du béton en été, contrairement à l'hiver », rappelle Jean-Luc Tuffier, président de la FFB Grand Paris. Mesures prises : les chantiers sont suspendus de midi à 16 heures, quand il fait le plus chaud, et les salariés sont alimentés en eau (3 à 4 litres par jour et par salarié).

Equipement à revoir. « A 35 °C, on peut encore travailler, mais plus lorsqu'on enregistre des pics à 40 °C », ajoute Jean-Luc Tuffier. Une clause intempérie, appliquée à la canicule, peut justifier un arrêt de travail mais elle n'est pas prise en charge automatiquement. L'Union des caisses de France Congés Intempéries BTP (UCP-CIBTP) juge au cas par cas. La procédure est peu utilisée par les entreprises. Pour lutter contre la canicule, outre une réorganisation du travail - travailler en intérieur lors des pics de chaleur par exemple -, l'amélioration de l'équipement pourrait être bénéfique. « Actuellement, les vêtements professionnels - casques, vestes, chaussures - sont destinés à protéger du froid. Il faudrait, conclut Jean-Luc Tuffier, concevoir des tenues protégeant de la chaleur, qui pourraient aussi rafraîchir les salariés. »

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