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RESTITUTION DES PAYSAGES CHATEAUNEUF-LES-MARTIGUES

BERNARD ALDEBERT, ELISABETH ALLAIN-DUPRE, NATHALIE COULAUD, FRANCOISE DAJON LAMARE, GUILLAUME DELACROIX, NORA HACHACHE, PASCALE JOFFROY |  le 31/01/1997  |  Bouches-du-RhôneAménagementTravailInternationalArchitecture

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Un reboisement anticipé et progressif

L'environnement rassemble peut-être, comme le propose Yves Ghiron, directeur territorial de Jean Lefebvre Méditerranée, « des concepts magiques focalisant l'attention générale » ; il ne se traduit pas moins, pour l'entreprise, par des réalités : la carrière de roche massive calcaire de Châteauneuf-les-Martigues (Bouches-du-Rhône) fait ainsi l'objet d'un réaménagement progressif et continu. En effet, ouverte en 1972, l'exploitation évolue par étages de 15 m de haut. « Lorsque nous passons à un étage inférieur, l'étage abandonné est immédiatement aménagé, ajoute Yves Ghiron. Notre parti ? L'anticipation, par souci d'efficacité, pour recréer au fur et à mesure de véritables forêts. »

Ce traitement est facilité par l'exploitation en « dent creuse », qui permet de rendre le site invisible depuis le village voisin. Les essences réimplantées - cèdres, robiniers, oliviers de Bohême, sophoras du Japon et cyprès - tiennent compte de la sécheresse du climat. « Chaque plant bénéficie d'un support favorable à son enracinement et aux réserves hydriques, explique Jean-Pierre Deguines, directeur technique de Jean Lefebvre Méditerranée : des banquettes de 3 à 4 m de haut, sur 350 m environ, sont réalisées avec les terres de décapage et les produits de précriblage. » Les plants préparés en godets sont mis en place dans des trous remplis de sablon siliceux.

La méthode présente un inconvénient : les tirs de mine ébranlent les fronts de taille précédents, et entraînent des chutes de pierres qui peuvent endommager les jeunes plantations. Enfin, pour pallier l'érosion par ravinement, des cytises des Alpes stabilisent les bords des terrasses grâce à leurs racines développées.

A la DDAF (1) de Marseille, on relève la tendance au souci de recréer des configurations naturelles. « Les plantations sont plus aléatoires, et les essences diversifiées, acquiesce Raymond Scarano, technicien aux services forestiers. Pour les petits végétaux (essentiellement des légumineuses), l'ensemencement s'effectue désormais par projection sur des membranes maillées biodégradables, pour accrocher les graines sur les talus. »

(1) DDAF : direction départementale de l'agriculture et de la forêt.

PHOTO :

Chaque front de taille abandonné par les engins est aussitôt replanté de cinq espèces différentes.

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