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Resines de sol L’atelier Bony-lab

 |  le 01/09/2007  |  ProfessionArchitectureAménagement

Alain Bony et Henri Labiole travaillent depuis une vingtaine d’années en étroite collaboration avec des architectes comme Jean Nouvel en tant que consultants et créateurs d’espaces colorés sur des projets architecturaux tels que La Tour de Barcelone ou l’Opéra de Pékin avec Paul Andreu. A partir de divers produits – époxy, autolissant, mortier… – fournis par dix industriels, c’est dans leur atelier que les deux hommes ont joué le jeu pour amc de concevoir et réaliser un catalogue possible de leur production dont nous présentons ici une sélection d’échantillons. Xiral

Comment vous définissez-vous ?

Nous sommes des concepteurs de couleurs et de textures, un atelier de recherche sur les matières. Le marché des peintures, revêtements, résines et autres propose une telle variété de matières, de couleurs que l’architecte a besoin de s’entourer, d’intégrer dans son équipe des spécialistes. Notre travail de recherche avec l’architecte permet de sortir des standards, de réaliser des créations spécifiques avec une mise en œuvre en adéquation avec un programme. Nous réalisons des projets uniques et sur mesure.

Actuellement nous travaillons avec l’architecte Jean-Jacques Raynaud sur un mémorial d’internement et de déportation au camp de Royallieu à Compiègne. Pour ce projet, il nous demande d’intervenir sur les murs des bâtiments d’internement, de mettre à nu les différentes strates de peintures existantes, accumulées pendant cette période 1940-1944. Un projet architectural exigeant des compétences spécifiques, l’architecte doit constituer une équipe de spécialistes et de créateurs. Dans ce cadre, il fait appel à notre savoir-faire, à nos connaissances des matières, couleurs et peaux mais aussi à notre culture esthétique et à notre sensibilité.

Comment travaillez-vous les textures et les couleurs ?

L’éventail des textures proposées prend en compte le concept du bâtiment, sa couleur, les matériaux utilisés et son espace. C’est le projet qui détermine nos axes de recherche.

En conjuguant les trois paramètres que sont la matière première, l’outil utilisé et le support, les possibilités sont infinies. Nous travaillons à l’atelier, mais aussi sur place.

Le travail de la couleur est également très intéressant. Surgit alors un ensemble de questions. Comment varier les couleurs, donner de la profondeur ? Comment réagissent-elles en fonction du support ?

Quelles que soient les matières (résines, peintures, mortiers, etc.), la couleur est élaborée en partie in situ, parce qu’elle n’existe pas sans lumière. Nous analysons l’importance de la lumière, la manière dont elle intervient dans le bâtiment, si elle est naturelle ou artificielle carc’est l’ambiance lumineuse qui créera la couleur.

Quelle est la gamme des matériaux que vous utilisez ?

Nous utilisons tous les matériaux dans lesquels nous pouvons ajouter de la couleur, et ce, sans aucune limite. A titre d’exemple, ce sont les peintures, vernis, liants, stucs, résines, ou encore mortiers. De même que nous travaillons sur les phénomènes d’oxydation, à partir de poudres métalliques. Toutes les surfaces peuvent s’altérer, l’acier, le béton et le bois. Il faut trouver comment les rendre pérennes.

Est-ce que le mode d’application usuel des matières premières détermine vos recherches ?

Lors de la recherche préparatoire nous ne tenons pas compte de la mise en œuvre spécifique des matériaux. Nous travaillons de façon empirique, anarchique pour établir ce qui fonctionne et ne fonctionne pas. Nous nous approprions la matière pour ensuite la mettre en valeur. Il nous arrive de pulvériser des résines, couler des peintures, peindre des mortiers.

Les industriels proposent du prêt à l’emploi et nous sommes dans l’attente

de produits semi-finis, de bases pour que nous puissions laisser libre cours à notre imagination.

Quelle a été votre approche des résines et mortiers pour ce dossier « résines » ?

Nous avons mélangé les résines entre elles, joué les superpositions de matières, incrustées partiellement des silices ou granulats.

Nous avons teinté les mortiers, en les recouvrant parfois de coulis transparents, créé des mélanges partiels, alterné des finitions mates et brillantes, pommelées ou rugueuses. Nous souhaiterions poursuivre ces expérimentations, travailler les résines et les mortiers sur des parois verticales, sur la façade, en modules préfabriqués, sur du mobilier, accentuer l’idée de [...]

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