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RESEAUX CABLES Les villes se déclarent vigilantes

le 21/03/1997  |  BâtimentImmobilierCollectivités localesTechnique

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L'Association des villes câblées (Avica), qui réunit plus de 400 communes, souhaite que le projet de loi sur l'audiovisuel actuellement en cours d'examen au Parlement soit l'occasion de définir le statut juridique des chaînes locales du câble. Ce projet de loi, modifiant la loi sur l'audiovisuel du 30 septembre 1986, s'inscrit dans un contexte assez contrasté pour le secteur des réseaux câblés.

D'un côté, le bilan chiffré du câble est positif : fin décembre 1996, on comptabilisait 2 136 305 foyers raccordés au câble (abonnés à un service de base, à un service antenne ou abonnés spécifiques), ce qui représente une croissance nette de 15 % par rapport à décembre 1995 et un taux de pénétration de 32,21 %. Le nombre de logements commercialisables (hors locaux commerciaux et résidences secondaires) s'élevait à 6 632 562.

Un secteur contrasté

Mais le marché du câble est toujours gros d'incertitude. D'abord, les câblo-opérateurs s'affrontent entre eux sur le plan juridique et financier. Ainsi, la Lyonnaise des eaux, qui souhaite faire du téléphone et de l'accès à Internet, par le biais des réseaux câblés qu'elle gère (via sa filiale Lyonnaise Câble), se heurte à France Télécom qui se trouve être propriétaire mais pas exploitant de certains de ses réseaux.

Ensuite si, sur le plan de l'exploitation, les réseaux peuvent être rentables, ils supportent toujours de lourdes charges financières. L'an dernier, la Compagnie générale de vidéocommunications (CGV), filiale de la Générale des eaux, a enregistré un déficit de 300 millions de francs, essentiellement dû au coût des investissements dans le secteur des réseaux câblés. Et Jean-Marie Messier, P-DG de la Générale des eaux, a annoncé son intention de se désengager de ce secteur. « Nous allons organiser un groupe de travail avec les villes concernées qui le souhaitent pour étudier les modalités d'un tel changement », souligne Jean-Michel Le Guennec, délégué général de l'Avica. En effet, l'exploitation du câble répond au régime de la concession et la cession de ce type d'activité ne peut se faire qu'avec le consentement des villes intéressées.

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