Economie

Reportage : Pittsburgh, de l’acier au silicium [série 1/2]

Mots clés : Acier - Fondation - Informatique - Risque sanitaire

Durement touchée par une crise industrielle dans les années 1980, Pittsburgh retrouve aujourd’hui un certain dynamisme économique. La seconde ville de Pennsylvanie brille dans les domaines de l’informatique et de la santé, une réussite en partie due à ses fondations philanthropiques.

Monolithe d’acier noirci par le temps, l’US Steel Tower domine le cœur de Pittsburgh. Cet immeuble, bâti par l’entreprise éponyme, symbolisait au début des années 1970 la toute-puissance de la métallurgie dans la seconde ville de Pennsylvanie (Etats-Unis). Cependant, aujourd’hui, le colosse arbore le sigle du principal locataire des lieux : l’University of Pittsburgh Medical Center (UPMC), un organisme à but non lucratif qui administre 32 hôpitaux de la région.

Ces enseignes lumineuses fixées au sommet du bâtiment marquent une évolution de la cité, son passage de l’industrie lourde à une économie fondée sur la connaissance. Cette transition a sorti la « Steel City » de son marasme. Elle affichait en décembre un taux de chômage de 4,5 %, à peine supérieur à la moyenne nationale. En outre, depuis 2010, sa population s’est enfin stabilisée après cinquante années de baisse. « Pittsburgh est un exemple de transition urbaine réussie, un territoire où les partenariats publics et privés ont convergé pour créer un écosystème vertueux », observe Cécile Maisonneuve, présidente de La Fabrique de la Cité, un groupe de réflexion dédié à la prospective et aux innovations urbaines.

Le XXe siècle de Pittsburgh ressemble à celui des régions ouvrières de France. Dans...

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