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REP bâtiment : « Entre le 31 décembre 2021 et le 1er janvier 2022, il n’y aura pas de révolution », Arnaud Humbert-Droz (Valdelia)
Arnaud Humbert-Droz, président de Valdelia - © Eric LARRAYADIEU

REP bâtiment : « Entre le 31 décembre 2021 et le 1er janvier 2022, il n’y aura pas de révolution », Arnaud Humbert-Droz (Valdelia)

Propos recueillis par Adrien Pouthier |  le 20/09/2021  |  REP BTPFrance Déchets de chantieréco-organismeValdelia

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L'éco-organisme de la filière ameublement a décidé de viser un agrément pour la future filière REP pour les produits et matériaux de construction pour le bâtiment (PMCB). Son président explique au Moniteur le positionnement et les ambitions de Valdelia.

Qu'est-ce que Valdelia ?

Valdelia est un éco-organisme créé en 2012 sous l’impulsion de metteurs sur le marché de produits d’ameublement à destination des professionnels avec ce postulat initial : il y a une contrainte réglementaire, il faut qu’on en fasse une opportunité business. Hors de question de faire payer une éco-contribution, une énième charge complémentaire, sans assurer une prestation de service satisfaisante.

Quand on parle de filière REP, on considère qu’on parle de déchets et pas d’un secteur donné de fabrication de produits. Cette dichotomie est importante parce qu'elle explique notre position sur la filière REP PMCB : nous sommes des spécialistes du déchet et nous proposons au metteur en marché de prendre, pour leur compte, la responsabilité de la mise en place du dispositif.

Aujourd’hui, cela fait près de dix ans que Valdelia travaille en mode chantier. Nous avons l’expérience de l’interaction entre les différentes parties prenantes d’une filière, celle de l’ameublement, mais nous avons les même mécaniques que pour le bâtiment. Les prestataires que nous utilisons pour des tables et des chaises, (Veolia, Suez, Paprec, Ecodrop etc…) nous allons les utiliser pour des éléments de la construction. C’est cette valeur ajoutée qu’on va apporter : notre connaissance du monde du chantier. 30% de notre activité vient en réalité du monde de la construction auprès des grandes entreprises (Bouygues, Eiffage), et nous connaissons ses contraintes.

Enfin, 30% de nos metteurs en marché sont des agenceurs. Ils sont bien couverts par la REP mobilier. Mais ils deviennent de plus en plus aménageurs d’intérieur. Et la nouvelle REP s’adressera à eux. 30% de nos adhérents historiques nous servirons donc de base.

Comment fonctionnerez-vous ?

Aujourd’hui nous avons deux canaux de collecte : 50% de nos flux proviennent du « pied d’immeuble » et 50% des points d’apports volontaires. Ces points ce sont le réseau de distributeurs, des sites privés - comme par exemple des entreprises de l’économie sociale et solidaire avec lesquelles nous avons des contrats et qui acceptent de recevoir sur leurs sites des dépôts de meubles - et enfin les petits artisans qui ont de la place chez eux et qu’on peut équiper d’une benne de collecte.

Une fois la collecte des déchets effectuée, nous menons 3 opérations : du tri à partir duquel on va générer des fractions matières valorisables (un tas de verre, un tas bois, placo, brique), de la préparation, par nos prestataires, de matière première secondaire consommable par des recycleurs finaux et, dernière étape, du recyclage et de la valorisation énergétique. Dans le bâtiment cette valorisation va beaucoup compter avant que toutes les filières ne soient au point sur le recyclage.


Comment allez-vous vous imposer auprès des acteurs du bâtiment ?

On ne veut rien imposer à personne. Un des leviers de différenciation que nous allons avoir c’est que nous voulons jouer sur le volontarisme et le volontariat.

En tant qu’éco-organisme, nous avons l’obligation de mailler le territoire. Et nous possédons les trois typologies de points d’apport volontaires dont je vous ai parlé. C’est le mot « volontaire » qui est capital. Si on force par exemple tous les adhérents d’une enseigne de négoce à récupérer les déchets mais que le directeur local n’est pas concerné, le travail sera mal fait. Notre philosophie c’est de proposer à une enseigne de devenir point d’apport volontaire via de la contractualisation et de nous désigner les magasins dans lesquels ils ont de la place et, surtout, qui sont volontaires. Après ce premier maillage, je vais chercher les points d’apports volontaires complémentaires dans ce réseau dont je vous ai parlé.

Pour les petits artisans, nous passerons un contrat spécifique avec eux. Ils auront la possibilité d’accepter ou de refuser des dépôts. Cela est rendu possible parce que chaque dépôt est préenregistré sur notre système d’information et qu’une réponse géolocalisée est fournie rapidement. C’est ce dispositif mature qu’on propose de mettre en œuvre avec des adaptations pour la filière PMCB.

[...]

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