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Rentrée triplement certifiée dans le nouvel IUT
Les concepteurs du bâtiment ont orienté les salles et les bureaux de sorte à optimiser les apports solaires. - © EMMANUEL DAIX

Rentrée triplement certifiée dans le nouvel IUT

le 28/09/2018  |  NordHQEERPPassivHausBepos

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Roubaix -

Détenteur des labels PassivHaus, Bepos et HQE, le nouvel IUT C de Roubaix vise l'excellence en matière de consommation énergétique avec 31 kWh/m2 (contre 74,8 pour la RT 2012), et ce sur le long terme. « Par son exemplarité, son coût global de construction et d'exploitation et sa façon de répondre aux nouveaux besoins des étudiants, ce bâtiment de 6 000 m2 est symptomatique de l'évolution du patrimoine de l'université », affirme Annabelle Deram, vice-présidente développement durable de l'université de Lille 2. L'IUT, dont la construction aura coûté 13,6 M€ HT, fait partie des rares bâtiments d'enseignement supérieur à atteindre un tel niveau en matière de consommation énergétique. Une performance dont bénéficient d'ores et déjà ses 1 300 nouveaux élèves, nombre qui pourra monter jusqu'à 1 900.

L'établissement, qui est situé à 100 m de la gare de Roubaix et du métro, se veut de plus exemplaire en matière de mobilité. « Nous nous inscrivons totalement dans la dynamique Rev3 [Troisième révolution industrielle, NDLR] de la région », se félicite Annabelle Deram.

Marché global. Pour atteindre les ambitieux objectifs fixés, les suivre sur le long terme et obtenir un coût d'exploitation faible, c'est un marché global de performance sur six ans qui a été retenu. « C'est un outil très intéressant qui nous a permis de travailler avec la maintenance dès la conception du projet. A partir de la deuxième année de fonctionnement, des pénalités sont prévues si les objectifs ne sont pas atteints », détaille Jean-Luc Blazy, responsable du pôle construction et maîtrise d'ouvrage de la SEM Ville renouvelée.

A l'origine, le bâtiment visait uniquement les labels Bepos et HQE. La certification PassivHaus est née de l'obligation de respecter un coefficient de biotope par surface de 0,3, qui limitait les possibilités d'installation de panneaux solaires. Sur les 1 000 m2 de toiture, seuls 480 m2 de photovoltaïque ont pu être posés, 360 m2 étant végétalisés, et le reste étant dédié à la verrière de l'atrium. Les concepteurs ont alors opté pour une excellente enveloppe thermique. « Nous avons aussi beaucoup travaillé sur l'orientation des salles et des bureaux afin d'optimiser les apports solaires. L'atrium central permet de capter de la lumière et offre du rafraîchissement l'été. Au final, nous avons décidé, avec l'architecte Aurélia Neveux, de faire aussi certifier le projet PassivHaus », explique Christophe Ghillebaert, ingénieur thermicien pour le BET Energelio.

Le renouvellement de l'air est assuré par une ventilation double flux qui traite jusqu'à 60 000 m3 par heure via trois centrales installées en sous-sol. Les nombreux capteurs reliés à la gestion tech-, température et lumière, permettent d'ajuster dans chaque salle la ventilation, le chauffage, l'éclairage et les stores. Une ventilation naturelle nocturne peut également être activée.

Données interfacées. La maquette numérique a été utilisée à tous les niveaux de la phase d'étude et de construction. Elle va désormais servir en phase d'exploitation-maintenance. « Nous connectons le BIM à la GTB et à la gestion de maintenance assistée par ordinateur (GMAO). Nous visons même la réalisation d'une maintenance prédictive », précise Raphaël Contamin, directeur délégué « BIM Life » d'Engie Axima. Pour de nombreuses innovations, l'opérateur s'appuie sur des start-up. La liaison de la maquette 3D au logiciel de maintenance d'Axima sera ainsi effectuée par Séréograph, et les données interfacées avec le pilotage énergétique d'Effipilot.

La maquette numérique est utilisée pour l'exploitation-maintenance.

Maîtrise d'ouvrage : Université de Lille 2, SEM Ville renouvelée (AMO déléguée) et BET Tribu (AMO HQE). Maîtrise d'œuvre : Anaa Architectes, Energelio (ingénierie énergétique et environnementale), Maning (bureau d'études techniques), Oger International (BIM manager), Engie Axima (exploitation maintenance). Entreprise : Demathieu Bard Construction Nord.

Stocker l'électricité et l'eau

Pour stocker l'électricité solaire quand elle n'est pas autoconsommée immédiatement, le bâtiment recourt à deux technologies : des batteries classiques pour une quantité de 90 kWh, et un dispositif innovant pour 10 kWh. Ce second système, qui devrait être installé d'ici à la fin de l'année, est une première dans le monde du bâtiment, pour lequel il a été spécifiquement développé par la start-up Energiestro. Il stocke l'électricité sous forme d'énergie cinétique via la mise en rotation d'un volant en béton. L'université réfléchit en parallèle à une installation permettant d'alimenter un bâtiment voisin en cas de surplus d'électricité.

Par ailleurs, l'eau de pluie captée sur la partie du toit non végétalisée est stockée dans une cuve de 20 m3 qui alimente les sanitaires mais aussi le système de refroidissement des centrales de traitement de l'air, par pulvérisation d'eau.

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