Bâtiment

Rénovation thermique : Cécile Duflot s’inspire du Nord-Pas-de-Calais

Mots clés : Bâtiment d’habitation individuel - Gouvernement - Politique énergétique

En venant conclure, lundi 28 janvier, la conférence partenariale sur le « Plan 100 000 logements » du Nord-Pas-de-Calais, la ministre du Logement, Cécile Duflot, valide la méthode nordiste.

« Votre méthode doit porter inspiration », lance la ministre du Logement aux partenaires du plan de réhabilitation énergétique du parc de logements anciens du Nord-Pas-de-Calais, appelé « Plan 100 000 logements ». Et Cécile Duflot a besoin d’inspiration tant la question du financement de la rénovation du parc est complexe.

Les travaux démarrés sur le tiers financeurs au niveau national (voir article http://www.lemoniteur.fr/201-management/article/actualite/19986294-plan-batiment-durable-le-tiers-financement-innovation-majeure-pour-l-efficacite-energetique) trouvent ainsi à Lille un écho favorable. Emmanuel Cau, vice-président (Vert) du Conseil régional en charge de ce plan, se dit soulagé : « l’étude économique qui vient de nous être rendue sur le tiers investisseur démontre que c’est possible ». Les 600 audits énergétiques réalisés par le Conseil régional permettent d’imaginer des montages financiers. « Notre AMO démontre que sans aucune aide publique, l’économie de charge permet de financer entre 60 et 76% du coût des travaux en fonction des typologies d’habitat, décrypte Emmanuel Cau. Avec les aides de l’Anah et des collectivités, la totalité est financée ».

1,4 million de logements à rénover dans la région d’ici à 2050

 

Il faut maintenant imaginer et créer la structure qui permettra de porter l’investissement, mais aussi d’accompagner le propriétaire depuis le choix du scénario de rénovation jusqu’à la livraison des travaux. « Et cette structure doit être calibrée pour un marché gigantesque permettant de rénover l’ensemble du parc immobilier régional de plus de 20 ans, soit 1,4 million de logements d’ici 2050 », recadre l’élu. Un appel à manifestations d’intérêts vient d’être lancé pour mesurer l’appétit du secteur bancaire. La directrice du plan au Conseil régional, Nathalie Roturier, déroule les possibilités de portage : « On peut imaginer une SEM sur les activités de conseils au particulier et de pré-financement et une Société d’investissement régionale (SIR) ou des fonds privés pour le financement ». L’Ile-de-France avec une SEM et Rhône Alpes avec une SPL ont déjà créé des outils de financement. La ministre Cécile Duflot ne veut pas déployer un outil national considérant que « la proximité est essentielle et que l’ampleur du marché rend le pilotage régional plus pertinent ». La territorialisation de la politique énergétique est en marche.

 

 

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