En direct

Rénovation : la Fnaim salue le nouveau dispositif Denormandie dans l’ancien
Jean-Marc Torrollion, président de la Fnaim - © JULIENFALSIMAGNE / LE Moniteur

Rénovation : la Fnaim salue le nouveau dispositif Denormandie dans l’ancien

S.V. |  le 23/01/2019  |  LogementImmobilier résidentielFnaimAncien

Ma newsletter personnalisée

Ajouter ce(s) thème(s) à ma newsletter personnalisée

Immobilier
Logement
Immobilier résidentiel
Fnaim
Ancien
Valider

La Fédération nationale de l'immobilier (Fnaim) a salué la mise en place au 1er janvier 2019 du nouveau dispositif d'aide à l'investissement locatif, le "Denormandie dans l'ancien". Pour l'organisation professionnelle, elle marque un regain d'intérêt pour l'immobilier ancien alors que le marché du neuf se grippe. 

Cap sur la rénovation des logements anciens ! A l’occasion de sa conférence de presse de début d’année, la Fédération nationale de l'immobilier (Fnaim) a tenu à rappeler son soutien au « Pinel Denormandie », en place depuis le 1er janvier 2019. « Nous saluons la mesure », s'est ainsi exclamé son président Jean-Marc Torrollion.

Ce nouveau dispositif fiscal de soutien à l’investissement locatif a été mis en œuvre pour inciter la rénovation de logements localisés dans les communes dont le besoin de réhabilitation de l’habitat en centre-ville est particulièrement marqué (dans le cadre du plan Action Cœur de ville ou d’une Opération de revitalisation du territoire (ORT)). Pour être éligibles à l’aide, les propriétaires devront réaliser des travaux à hauteur d’au moins 25% du montant de l’acquisition.

« Le Denormandie dans l’ancien a un objectif clair de réorientation de l’épargne privée vers le cœur de ville, dont on sait aujourd’hui que ce dernier a souffert d’une paupérisation et d’une migration de sa population », a souligné Jean-Marc Torrollion, qui croit dans le succès de ce nouveau dispositif. Et d’ajouter : « Ce regain d’intérêt pour l’ancien est d’autant plus pertinent que l’activité dans le neuf s’essouffle. »

Aide de l’Anah et amortissement

A côté de cet outil, la Fnaim veut soumettre une nouvelle approche de l’aide publique, en repensant l’accompagnement des copropriétaires dans le cadre des travaux de rénovation énergétique. La Fédération propose que l’Agence nationale de l’habitat (Anah) abonde les fonds travaux des copropriétaires à hauteur de 20% de leur montant lors de leur utilisation pour une rénovation énergétique. Au niveau du logement individuel, l’organisation voudrait la mise en place d’un livret d’épargne transition énergétique.

La Fnaim préconise aussi une politique d’amortissement d’une partie des frais liés à la rénovation énergétique, pour la seule partie non subventionnée. « Une quote-part de ce coût serait déductible du revenu imposable de tous les propriétaires sur 10 ans », précise l’organisation professionnelle.

Maintien de l’activité en 2018 dans le marché de l’immobilier ancien

« L’année 2018 sera exceptionnelle en termes d’activité, avec un atterrissage à 965 000 transactions. Ce qui est remarquable », a annoncé Jean-Marc Torrollion, président de la Fédération nationale de l’immobilier (Fnaim), à l'occasion de la conférence de presse de l'organisation, ce 23 janvier. L’activité s’est ainsi maintenue à de très forts niveaux (+0,3% par rapport à 2017) sur le marché de l’immobilier ancien. Le taux de rotation est quant à lui resté élevé (2,66%).

Les taux d’intérêt bas ont en effet continué à motiver les ménages à passer à l’acte. « Ils sont déterminants pour la solvabilisation, mais ils ne suffisent plus pour soutenir la tendance », a observé Jean-Marc Torrollion. Car les prix augmentent toujours dans les grandes capitales régionales, que ce soit en Île-de-France (+4,1% à 4 450€/m²) ou encore en province (+2,1% à 2 234€/m²), même si la tendance va à la décélération des prix de vente.

« Cette hausse des prix a été compensée par une augmentation rapide de la durée moyenne d’endettement des Français, qui sont passés d’une durée d’endettement de 18 ans à 20 ans », a poursuivi le président de la Fnaim. Avec ce nouveau palier, les acheteurs ont atteint leur capacité maximale de financement.

Conséquence, l’immobilier ancien devrait réaliser 60 000 à 70 000 transactions en moins pour l’année 2019. « Nous devrions passer sous la barre des 900 000 transactions, avec des prix qui seront stables, voire qui baisseront de 1 à 2% », a anticipé Jean-Marc Torrollion.

Commentaires

Rénovation : la Fnaim salue le nouveau dispositif Denormandie dans l’ancien

Votre e-mail ne sera pas publié

Éditions du Moniteur Le Moniteur boutique

Le Moniteur n°6000 du 26 octobre 2018

Le Moniteur n°6000 du 26 octobre 2018

Date de parution : 10/2018

Voir

L'expertise immobilière en 50 fiches pratiques

L'expertise immobilière en 50 fiches pratiques

Date de parution : 09/2018

Voir

Traité des baux commerciaux

Traité des baux commerciaux

Date de parution : 12/2017

Voir

Accéder à la Boutique

Les bonnes raisons de s’abonnerAu Moniteur

  • La veille 24h/24 sur les marchés publics et privés
  • L’actualité nationale et régionale du secteur du BTP
  • La boite à outils réglementaire : marchés, urbanismes, environnement
  • Les services indices-index
Je m’abonne
Supports Moniteur