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Rénovation du parc tertiaire : la nouvelle charte est lancée
Rénovation énergétique d’un bâtiment tertiaire des années 60 - © © DR

Rénovation du parc tertiaire : la nouvelle charte est lancée

Barbara Kiraly |  le 11/10/2017  |  SantéEnergieTechniqueBâtimentEnvironnement

Signée par 123 acteurs de l'immobilier, cette charte tertiaire lancée ce mercredi par le Plan bâtiment durable mobilise les propriétaires et les utilisateurs de bureaux, commerces, hôtels, universités... sur les enjeux d'économie d'énergie, de neutralité carbone et sur l'utilisation d'énergies renouvelables dans le parc public et privé.

On aurait pu croire qu’après la suspension du décret tertiaire, qui organise la réduction des consommations énergétiques pour les bâtiments tertiaires, l’implication des acteurs de l’immobilier dans la rénovation des bureaux, commerces, hôtels, établissements publics… avait du plomb dans l’aile. C’était sans compter sur le Plan Bâtiment Durable qui publie aujourd’hui une nouvelle charte.

Forte de 123 signataires, dont 14 nouveaux venus (principalement des universités, voir encadré), le document intitulé « charte pour l’efficacité énergétique et environnementale du parc tertiaire public et privé », met l’accent sur « les économies d’énergies mais aussi sur la neutralité carbone à l’horizon 2050 et la prise en  compte des énergies renouvelables », indique au Moniteur Anne-Lise Deloron, directrice adjointe du Plan Bâtiment Durable.

Une charte pour remobiliser en interne

Le rôle de la charte consiste à « améliorer la connaissance collective des pratiques et méthodes d’amélioration du parc tertiaire, en favorisant la mise en réseau des acteurs et en documentant ces pratiques, notamment dans l’aspect de leur soutenabilité économique », peut-on lire dans le document. Tous les signataires de la première charte sont de facto signataires de cette nouvelle version. « Mais certains ont souhaité parapher à nouveau pour remobiliser les équipes ou leur comité éxécutif afin de redéfinir leurs objectifs en la matière », précise Anne-Lise Deloron.

Le document, qui laisse une grande souplesse aux acteurs dans la définition de leurs engagements, les invite à « améliorer la performance énergétique des bâtiments […] qu’ils détiennent ou utilisent ». Les leviers d’action suggérés sont habituels : le document propose de mobiliser les occupants, d'agir sur l’exploitation et la maintenance des  installations, ou encore d'investir dans des équipements techniques ou sur l’enveloppe du bâti.

Autre nouveauté, l’Institut français pour la performance du bâtiment (IFPEB) et l’Observatoire de l’immobilier durable (OID) animeront le secrétariat technique de la charte. « Ces deux entités assureront un retour d’expérience régulier et proposeront des focus sur des points techniques précis, définis au préalable avec les acteurs de la charte », précise Anne-Lise Deloron.

Le commerce et l’hôtellerie, à nouveau signataires

Les représentants du commerce et de l’hôtellerie, qui ont déposé un recours contre le décret tertiaire avant l’été, sont à nouveaux signataires de la charte. « Nous n’avons pas cherché à imposer une nouvelle signature, cette démarche s’inscrit dans une volonté de renouer le dialogue », prévient Anne-Lise Deloron.

Certains professionnels, à l'instar de l'association Luciole qui regroupe des entreprises de l'énergie, ont profité de la publication de cette nouvelle charte pour réclamer la publication d'un nouveau décret tertiaire. Si à l’avenir, le Plan bâtiment durable devait animer une concertation en vue de  préparer la rédaction d'un nouveau texte réglementaire (qui fixerait les obligations pour la période 2020-2030 par exemple), « nous nous montrerons plus vigilants dans la validation des résultats tirés de la concertation, prévoit Anne-Lise Deloron. A l’époque, nous n’avions pas senti dans les discussions des points de crispation, nous avions compris que le silence des acteurs valait accord. »

La charte rallie 14 nouveaux signataires

Cette nouvelle version de la charte tertiaire a été l'occasion pour 14 acteurs de s'engager pour la première fois avec le Plan Bâtiment Durable. Il s'agit de l’ADEME, l’Association Artiès (association des cadres de l’immobilier des universités), le C2ds (comité développement durable santé, la Conférence des Présidents d’Université), CPU, Foncière INEA, MATA Capital, Nexity, l’Université d’Evry Val d’Essonne, l’Université de Haute Alsace, l’Université de Lyon, l’Université d’Angers, l’Université de Bordeaux, l’Université de Nantes et  l’Université Paul Valéry – Montpellier 3.

D'autres signataires de la première version de la charte ont souhaité parapher à nouveau le texte. C'est le cas de l’Association des Directeurs Immobiliers, AFILOG, l’AG2R La Mondiale, Allianz Real Estate, Barjane, BNP Paribas Real Estate, BNP Paribas REIM France, Dalkia Groupe EDF, Eiffage Energie, Gecina, Groupama Immobilier, le Groupe ARCOM, l’Institut Français pour la Performance du Bâtiment, Klepierre, l’Observatoire de l’Immobilier Durable, OZE-Energies, Perial Asset Management, SNCF Immobilier, Swiss Life REIM France, Tribu Énergie, l’Université Paris Nanterre et Vinci Énergies.

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