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Rennes Le district annonce 7 milliards d'investissements

nathalie bougeard |  le 10/01/1997  |  CultureCollectivités localesSEMTransportsIlle-et-Vilaine

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- Programme étalé de 1997 à 2001. - Pose de la première pierre du Nouvel Equipement culturel en l'an 2000.

-A tous ceux qui s'inquiètent de voir la capacité d'investissement du district de Rennes affaiblie par la construction du VAL, Edmond Hervé, maire de Rennes et président de district, a préféré répondre, chiffres à l'appui : « Jamais, l'agglomération rennaise n'avait autant investi. Si nous additionnons, de 1997 à 2001, les investissements du district, de la ville de Rennes, de la société d'économie mixte S2R et de l'office municipal, c'est plus de 7 milliards de francs qui seront distribués réellement sous forme de commande publique locale (1). »

Plus précisément, la contribution de la ville de Rennes s'élève, pour les cinq années à venir, à 2,9 milliards de francs. Ainsi, 235 millions seront-ils investis dans le logement social (charges foncières, subventions, etc.), et ce sans compter les 900 millions attribués à l'office d'HLM.

L'aménagement des espaces publics (voirie, assainissement, aménagement des stations du VAL, etc.) bénéficiera d'une enveloppe de 550 millions de francs.

Quant au secteur culturel, il est doté de 250 millions. A ce sujet, Edmond Hervé, fort de ses engagements pris au cours de la campagne électorale municipale de 1995, a indiqué que le Nouvel Equipement culturel (NEC, 270 millions d'investissement) ne se ferait pas avant l'an 2000. Initialement, la construction du NEC, projet conçu par Christian de Portzamparc et qui prévoit de réunir le musée de la Bretagne, la bibliothèque municipale et le Cesti (2) sur le même site, aurait dû commencer bien plus tôt.

Les secteurs sportif et scolaire recevront respectivement 130 et 110 millions, tandis que les services publics communaux seront dotés de 200 millions.

Pour sa part, le district va intervenir à hauteur de 4,1 milliards de francs, dont l'essentiel (2,9 milliards) sera consacré au VAL ; 922 millions supplémentaires seront toutefois nécessaires pour parfaire le réseau de transport en commun de l'agglomération rennaise. Quant aux 293 millions restants, ils seront principalement consacrés au développement économique (48 %) et au logement (31 %). « Ces autres investissements représentent un nouvel effort par rapport au passé puisqu'ils s'élèveront en moyenne à 50 millions constants par an sur la période, contre 32 millions auparavant », souligne le président du district.

Un endettement par habitant au niveau de la moyenne nationale

Pour financer ce programme d'investissement, le district a recours à l'emprunt, et ce à hauteur de 1,8 milliard de francs. « En 1995, l'encours de la dette de Rennes (budget principal) s'élevait à 3 597 francs par habitant, soit un des chiffres les plus bas sur le plan national. Avec le VAL, nous nous retrouverons au niveau de la moyenne des villes de plus de cent mille habitants, à savoir aux environs de 7 000 francs », indique Edmond Hervé.

Le 10 décembre 1996, la Banque européenne d'investissement (BEI) a accordé un prêt d'un montant d'un milliard de francs au district. Quant aux 800 millions restant à trouver, Edmond Hervé ne se fait guère de souci. « A l'issue de l'appel d'offres national et international que nous avons lancé, quinze banques (hors BEI) nous ont présenté une offre ferme, valant engagement et représentant un montant global de 3,4 milliards de francs, soit plus du double de notre demande », se félicite le président du district.

PHOTO : Premier coup de pelle pour le VAL. A la gauche du maire et président du district Edmond Hervé, Daniel Delaveau, maire de Saint-Jacques-de-la-Lande, et Jean Normand, adjoint à l'économie de Rennes et président de la SEM de transports en commun.

VAL Le chantier a démarré le 6 janvier

Sur les 2,942 milliards de francs nécessaires à la réalisation du transport en commun en site propre rennais, plus de la moitié sera apportée par l'emprunt. En effet, selon Jean Normand, président de la Semtcar (Société d'économie mixte des transports en commun de l'agglomération rennaise), « sur 1,8 milliard de francs emprunté par le district, 1,5 milliard sera attribué au VAL ». Les autres sources de financement sont la subvention accordée par l'Etat (373 millions), les provisions réalisées jusqu'à présent et la fiscalité.

Sur ce sujet, Edmond Hervé rappelle qu'en 1995 le versement transport a rapporté 248 millions (payés à 49 % par des administrations) et que l'augmentation du taux de 1,75 % en juillet dernier donne une marge de manoeuvre.

Quant à la ressource apportée par la taxe professionnelle (13,14 %), dont une partie est affectée au transport, elle pourrait croître de 1,3 % par an hors inflation selon l'hypothèse formulée par le district.

Enfin, l'usager va, lui aussi, payer le financement du VAL avec une augmentation du ticket de 3 % par an hors inflation et de 7 % l'année de mise en service du VAL. « Aujourd'hui, le ticket est à 4,25 francs. En 2001, il sera compris entre 5,25 francs et 5,50 francs, soit un coût raisonnable », plaide Edmond Hervé.

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