En direct

Renforcement de ponts par lamelles de carbone

JEROME HERVE |  le 18/05/2001  |  TransportsCollectivités localesTechniqueChantiersFrance entière

Le futur TVR (tramway sur voie réservée) franchira le périphérique nord de Caen en empruntant deux ouvrages d'art existants, les ponts Pierre-Heuzé. Pour justifier au BPEL 91 (règles de calcul) les surcharges occasionnées par le passage des rames (sur l'une des deux voies de chaque ouvrage), l'entreprise chargée des travaux a eu recours à un procédé largement plus utilisé dans le bâtiment qu'en génie civil : le collage de lamelles en fibres de carbone.

Les deux ponts sont quasiment identiques : leur tablier en béton est précontraint longitudinalement, et ils possèdent chacun deux travées principales (sur quatre) de 16,05 m et 15,65 m. Les renforcements se situent, en face supérieure, 2 m de part et d'autre de l'axe de la pile centrale (16 bandes) et, en face inférieure, sous les deux travées principales, sur une longueur de 7 m (13 bandes).

Les travaux sous le tablier ont lieu la nuit car la circulation est déviée et requiert un faible trafic. Avec seulement six nuits de collage, l'avantage du procédé est bien entendu sa rapidité et sa facilité de mise en oeuvre par rapport aux plats métalliques. L'utilisation de ces derniers nécessite par ailleurs d'exercer une pression jusqu'à la polymérisation de la résine, une opération très sensible aux conditions météorologiques.

Les produits employés par l'entreprise APS sont de marque Sika et se composent de lamelles de fibres de carbone, noyées dans une matrice époxydique, et d'une colle époxydique à deux composants (résine et durcisseur). Dans un premier temps, le support (le béton de structure) est poncé pour ôter toute trace de laitance ou de graisse. Le support et les lamelles sont ensuite encollés avant que ces dernières ne soient posées et pressées à l'aide d'un rouleau maroufleur. La mise en oeuvre est donc relativement simple mais demande beaucoup de précautions. Le collage doit être parfait : grâce à leur forte résistance à la traction (2 800 MPa), les lamelles fonctionnent en effet comme des bandes tendues lorsqu'elles sont sollicitées ; un manque d'adhérence avec le support peut donc les rendre rapidement inutiles.

CONCEDANT : Syndicat mixte des transports en commun de l'agglomération caennaise (SMTCAC). CONCESSIONNAIRE : STVR (Constitué de SPIE et de BOMBARDIER). ENTREPRISES : SPIE Batignolles TPCI, SOUS-TRAITANT : applications procédés spéciaux (APS). COUT DES TRAVAUX DE RENFORCEMENT : 107 000 euros (702 000 francs).

PHOTOS : CAEN. Afin de renforcer les deux ponts qui supporteront le futur TVR, des lamelles de fibres de carbone sont appliquées en face supérieure et en face inférieure des tabliers. Les lamelles fonctionnent comme des bandes tendues lorsqu'elles sont sollicitées.

Éditions du Moniteur Le Moniteur boutique

Hors-série AMC : 50 ans d'architecture

Hors-série AMC : 50 ans d'architecture

Presse - Vente au n°

Prix : 29.00 €

Voir

200 initiatives pour la transition énergétique des territoires

200 initiatives pour la transition énergétique des territoires

Livre

Prix : 24.00 €

Auteur : Éditions du Moniteur

Voir

Le Moniteur n°6000 du 26 octobre 2018

Le Moniteur n°6000 du 26 octobre 2018

Presse - Vente au n°

Prix : 10.00 €

Voir

Accéder à la Boutique

Les bonnes raisons de s’abonnerAu Moniteur

  • La veille 24h/24 sur les marchés publics et privés
  • L’actualité nationale et régionale du secteur du BTP
  • La boite à outils réglementaire : marchés, urbanismes, environnement
  • Les services indices-index
Je m’abonne
Supports Moniteur