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Renaissance du théâtre à l’italienne

Nicolas Guillon |  le 27/01/2012  |  ProfessionCollectivités localesArchitectureCultureBâtiment

Cherbourg -

Six représentations du Henry VI de Shakespeare ont signé, la semaine dernière, la réouverture du théâtre de Cherbourg, après deux ans de travaux. « Nous n’avons pas procédé à une restauration mais à une mise aux normes », précise Christophe Batard, architecte en chef des Monuments historiques (cabinet 2BDM, Paris). Le chantier comprenait quatre grands chapitres : l’installation d’un système de désenfumage, la refonte des réseaux d’électricité et de chauffage, et l’accessibilité aux personnes à mobilité réduite. Les ajouts successifs avaient fini par balafrer cette salle à l’italienne de 600 places, inaugurée en 1882 et unique en Basse-Normandie. « Elle est à la fois très belle et très simple dans sa conception, poursuit Christophe Batard. Au-delà de la technique, nous avons beaucoup travaillé l’intégration afin de ne pas dénaturer cette formule qui fait son effet, l’objectif étant de pouvoir, à l’avenir, restaurer sans revenir sur les réseaux. » A noter également que les escaliers monumentaux ont été déposés et reposés, afin de renforcer leur structure.

Métamorphose

Derrière le rideau, la cage de scène a été totalement vidée et repensée : son plancher a été repositionné à l’horizontale et sa charpente retravaillée pour une meilleure isolation phonique. Un système de multidiffusion a été mis en place qui améliore encore l’acoustique. Le bâtiment des artistes a changé d’époque lui aussi, passant du bois au béton. « Un chantier passionnant », confie l’architecte cherbourgeois Antoine Boisroux, son maître d’œuvre.
Mais l’intérêt du théâtre de Cherbourg ne tient pas uniquement dans son architecture. « C’est un bernard l’hermite, explique Christophe Batard. Il a été construit au cœur de la ville, au sein même des anciennes halles. » Et depuis les années 1980, il est adossé à un centre culturel, qui abrite une médiathèque et le musée Thomas-Henry. Aussi la Ville de Cherbourg-Octeville, maître d’ouvrage, a-t-elle saisi l’opportunité de cette mise en conformité pour compléter l’opération. A terme, l’accessibilité à l’ensemble de ces équipements va être totalement transformée. Le cabinet Boisroux a imaginé une nouvelle entrée pour le centre culturel, gagnée sur l’extérieur, soit une extension de 750 m 2 , « qui va permettre de redonner de la surface à la bibliothèque ». Et le bâtiment va être entièrement recouvert d’une seconde peau en Inox. La livraison du nouveau complexe est annoncée pour 2014. Et, dans trois ans, ce sera au tour du Café du théâtre de faire l’objet de travaux.
Au total, un investissement de 15 millions d’euros HT. Un réaménagement du parvis du théâtre par Serge Renaudie est encore au programme. Un vrai projet de ville, en somme, pour Cherbourg qui, tout en se développant de l’autre côté de ses bassins, se reconstruit petit à petit sur elle-même.

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