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Relations architectes et maîtres d'ouvrage : l'incompréhension ?

ELISABETH ALLAIN-DUPRE |  le 26/09/1997  |  Maîtrise d'ouvrageArchitectureProfessionnels

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Les maîtres d'ouvrage jugent fructueuses leurs relations avec les architectes dont ils apprécient la compétence. En regard, les architectes sont plus sévères : 77 % dénoncent leur manque de culture architecturale.

D'une manière générale, êtes-vous satisfait de la prestation des maîtres d'ouvrage en ce qui concerne... ?

TABLEAU

Les architectes, pour leur part, sont globalement insatisfaits des maîtres d'ouvrage. Programmes mal définis, délais et budgets trop justes, rémunérations trop maigres..., on retrouve ici la litanie des griefs énoncés quotidiennement par nombre d'architectes. Un chiffre frappe davantage encore : 77 % d'entre eux sont insatisfaits de la culture architecturale des maîtres d'ouvrage, alors que par ailleurs 55 % des mairies, 67 % des organismes HLM et 54 % des promoteurs privés disent éprouver un intérêt personnel pour l'architecture, manifesté par des visites de bâtiments ou de villes et la lecture d'ouvrages et de revues d'architecture...

Lorsque vous choisissez un architecte, le choisissez-vous... ?

TABLEAU

La relation établie avec l'architecte est un facteur de choix important pour les maîtres d'ouvrage, placée en tête par les promoteurs privés, en deuxième position par ceux qui sont soumis aux règles de mise en concurrence de la commande publique. Les réponses des architectes et des maîtres d'ouvrage à une autre question confirme par ailleurs le goût des uns et des autres pour des relations régulières. En revanche, la réponse sur la spécialisation dans un type de programme, troisième facteur de choix des maîtres d'ouvrage avec respectivement 30, 45 et 36 %, est un peu en contradiction avec les faibles scores de confiance (18, 19 et 13 %) recueillis par les agences spécialisées (premier tableau page ci-contre).

Si le recours aux architectes n'était plus légalement obligatoire, feriez-vous quand même appel à leurs services ?

TABLEAU

La suppression de l'obligation légale n'empêcherait pas de recourir aux architectes. La réponse est franche et massive avec 91 %, 90 % et 78 % de oui. Les raisons de ce choix montrent une appréciation réellement positive du rôle des architectes : ils garantissent une qualité de construction, ils savent optimiser les choix techniques, intégrer le projet dans son contexte, organiser l'espace, et même... optimiser les budgets. Quand aux réponses négatives - 21 % des promoteurs privés quand même - , elles doivent être relativisées par la présence de spécialistes intégrés dans les structures (9 % des cas).

Jean Diaz, président de la FNPC Une fonction de création indispensable

« La bonne image dont bénéficient les architectes auprès des maîtres d'ouvrage ne me surprend absolument pas. Quel que soit notre degré de sensibilité à l'architecture, notre culture est nécessairement teintée de marketing et de fonctionnalisme. Or la fonction architecture est indispensable dans les projets complexes que nous mettons en oeuvre. Parce que chaque bâtiment est une création, nous avons nécessairement besoin d'un créateur. Ensuite, il y a tous les cas de figure. Certains architectes ne veulent pas suivre la construction, d'autres ont à coeur d'aller jusqu'au bout du processus. Pour nous, l'architecte qui maîtrise un bâtiment de bout en bout est l'idéal. Mais attention : il faut qu'il en soit vraiment capable. Sinon, c'est là que naissent les conflits... »

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Hervé Nourissat président du conseil national de l'Ordre des architectes Reconsidérer la maîtrise d'ouvrage

« Le sondage Ifop/Le Moniteur devrait redonner espoir aux architectes : les maîtres d'ouvrage lient leur confiance à une reconnaissance des vraies compétences de l'architecte : la qualité architecturale, le dialogue, la capacité à traduire une demande... Sans doute les architectes auraient-ils intérêt à reconsidérer leurs relations avec la maîtrise d'ouvrage, et à mieux communiquer sur les points qui achoppent, comme le suivi des réalisations ou le niveau de rémunération. Quant au choix du mode d'exercice libéral que beaucoup font pour l'avenir, il correspond bien à la réalité d'un marché de proximité. En revanche, il faut favoriser tout ce qui peut améliorer les compétences, la formation continue d'une part, des structures en réseaux souples d'autre part.»

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