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Reims La Ville consulte pour formaliser son projet urbain
PHOTO - NORD REIMS TRAVAUX 69.eps - © mars

Reims La Ville consulte pour formaliser son projet urbain

Frédéric Marais |  le 18/09/2008  |  MarneDéveloppement durableArchitectureAménagementEnvironnement

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La nouvelle équipe municipale souhaite stopper l’étalement urbain et renouer avec une architecture audacieuse. Tout en faisant de Reims une ville exemplaire en matière d’environnement.

L’équipe municipale élue à Reims en mars entend mettre en place une approche très novatrice de l’aménagement de la ville. Une démarche similaire, toutes proportions gardées, à celle du Grand Paris. « Reims a souffert d’un manque de vision globale et de projet d’ensemble. Nous voulons rompre avec la politique du coup par coup, où les pièces du puzzle ne s’emboîtent pas », explique Serge Pugeault, deuxième adjoint au maire, dont les attributions constituent à elles seules tout un programme : le développement économique, l’emploi, l’enseignement supérieur, les grands projets et la prospective.

La Ville a lancé un avis de marché de définition pour formaliser son « projet urbain pour une métropole durable », à l’issue duquel trois équipes pluridisciplinaires seront invitées à dessiner le visage de la cité pour les vingt-cinq ans à venir.

Construire plus haut, plus dense

Les forces vives de l’agglomération, la population, mais aussi les étudiants du master d’urbanisme de Sciences Po Paris, de l’université de Reims et des écoles d’architectes réfléchiront en parallèle à cette question, dans le cadre d’un grand « remue-méninges » cher au maire Adeline Hazan et à son deuxième adjoint. Ce brainstorming, qui coûtera 2 ou 3 millions d’euros, débutera à l’automne pour s’achever en juin 2009 par un grand colloque national.

L’économie générale du projet tient en quelques objectifs : stopper l’étalement urbain, redensifier la ville, construire plus en hauteur, renouer avec une architecture audacieuse. Et faire de Reims une ville exemplaire en matière environnementale. « L’étalement urbain est le contraire du développement durable, estime Serge Pugeault. Nous souhaitons redensifier la ville, mais à la manière haussmannienne, avec des quartiers qui soient des lieux de mixité sociale et de mixité des fonctions et des activités. Les différents secteurs de la ville sont aujourd’hui trop spécialisés. »

« Un quart d’heure de folie »

Pour pallier le manque d’espace intra-muros, les nouveaux immeubles gagneront quelques étages. « La bonne hauteur se situe autour de R 7/R 8. On a raté l’occasion de faire un Euralille au pied de la gare de Reims. On est en train de répéter la même erreur à Bezannes, autour de la gare TGV, où rien ne rappelle une métropole. Or il faut permettre aux entreprises de rehausser leurs bâtiments pour compenser le prix du mètre carré et de la HQE. Si l’on avait imposé aux architectes qui ont reconstruit la ville après-guerre les mêmes contraintes qu’aujourd’hui, Reims ne serait pas devenue une des capitales de l’Art déco. » L’élu appelle donc les architectes à faire preuve « d’ambition et d’imagination », et même à s’autoriser un « quart d’heure de folie », quitte à « provoquer ».

La réalisation de chaque édifice public nouveau devra toutefois s’inscrire dans une démarche de développement durable. Pour les constructions privées, un label environnemental propre à Reims Métropole, fixant un seuil minimal d’exigences, est en cours de certification. Il s’appliquera sans être réellement coercitif, même si les garanties d’emprunts accordées aux bailleurs sociaux pourront être subordonnées à son respect. La mairie proposera par ailleurs aux organismes HLM de lui céder leurs espaces verts pour en confier l’entretien à la collectivité et alléger les charges des locataires.

Au niveau réglementaire, Reims Métropole planche sur l’élaboration d’un plan Climat et d’un Agenda 21 et va se doter de son propre service archéologique. La Ville va, quant à elle, procéder à une révision partielle de son plan local d’urbanisme à la rentrée pour libérer les architectes de certaines contraintes, avant de le réécrire complètement dans un an et demi.

La stratégie consiste in fine à « changer l’image de la ville », au besoin en s’inspirant d’autres métropoles : Lille pour la mutation opérée en une quinzaine d’années, Angers pour la priorité donnée au développement durable, etc. En lançant un grand concours d’urbanisme et d’architecture à l’échelle de toute l’agglomération, Reims deviendra peut-être elle-même un modèle à suivre.

PHOTO - NORD REIMS TRAMWAY 69.eps
PHOTO - NORD REIMS TRAMWAY 69.eps - © rive-vacher/dubus-richez, atelier du paysage
Les principaux dossiers

Base aérienne 112. Derrière les protestations d’usage, sa fermeture en 2011 est vécue comme une « chance » et une « opportunité à saisir ». Car ce ne sont pas seulement les 542 hectares de la base qui se libèrent, mais quelques milliers, grâce à la levée prochaine des multiples restrictions à la construction qu’imposait le survol des avions.

Cité administrative. La mairie regroupera dans une enceinte unique la majorité des services municipaux actuellement dispersés sur 48 sites. Deux lieux sont pressentis : Renault Pont-de-Vesle et l’ancien Sernam. Quel que soit son emplacement, la cité administrative se trouvera sur le parcours du tramway.

Tramway. Les travaux ont débuté, mais la mise en service de la ligne est repoussée à avril 2011 en raison des retards pris avant le lancement.

Halles du Boulingrin. Le dossier est enfin débloqué. Les halles classées retrouveront leur vocation de marché couvert, et des commerces à dominante culturelle y seront installés. Début des travaux de réhabilitation en 2010 pour une livraison le… 14 février 2012.

Salle multifonctions. Avec ses 6 000 places, elle pourra accueillir congrès, conventions d’entreprises, spectacles et autres démonstrations sportives. Sa localisation reste à définir. L’actuel parc des expositions, auquel elle se substituera, sera probablement rasé.

Hippodrome. La nouvelle municipalité ne fait pas de son déménagement une priorité, même si elle n’y est pas hostile. Reste le problème du coût, de l’emplacement et du calendrier.

Musée des Beaux-Arts. Sa reconstruction devrait débuter avant la fin du mandat, sachant que la municipalité actuelle se projette sur deux mandats.

Camping municipal. L’emplacement choisi par l’ancienne municipalité pour sa reconstruction a été abandonné. L’hôtellerie de plein air pourrait atterrir à Saint-Brice-Courcelles, au bord de la coulée verte.

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