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Réhabilitation-extension Une structure pour unir des salles de spectacle
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Réhabilitation-extension Une structure pour unir des salles de spectacle

JACQUES-FRANCK DEGIOANNI |  le 05/01/2006  |  NordRéalisationsCultureRénovationArchitecture

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Problème Réhabiliter, étendre et réunifier un ensemble disparate de salles de spectacle et de congrès implantées en front de mer. Solution Fédérer les différents espaces événementiels en les coiffant d’une mégastructure.

Réunir ce qui est épars, tel a été le credo de l’architecte Luc Delemazure pour la restructuration du Kursaal de Dunkerque (Nord), le principal équipement de spectacles et de congrès de la ville. Sa mission consistait à créer un nouvel écrin pour redonner vie, forme et sens à un ensemble hétéroclite de programmes accumulés au fil des ans, de part et d’autre d’un ancien casino : deux salles de spectacle, un lieu d’exposition, des locaux de réunions et de congrès. Pour parvenir à réorganiser ces activités, sans oublier de les doter des extensions techniques nécessaires à leur bon fonctionnement, une intervention forte s’imposait, destinée à « remettre l’ensemble en scène, à la fois sur la ville et sur la mer », explique Luc Delemazure.

Trois grandes options ont présidé à cette recomposition qui visait à « unifier et simplifier l’image d’un bâtiment complexe » : un socle (les espaces techniques avec une rue de desserte intérieure), un « entre-deux » (l’espace public polyvalent) et un « gril » (une superstructure qui rassemble les fonctions d’organisation et celles de gestion du bâtiment).

Et parce qu’il s’agit d’un lieu de spectacle avant tout, l’architecte – qui signe également depuis 1993 les scénographies des shows de Johnny Hallyday ! – a souhaité réaliser ici un bâtiment « spectaculaire », instantanément identifiable à l’échelle de la ville et de la mer. Cette volonté transparaît dans le traitement des trois entités. Le socle, qui contient tous les équipements, aires de livraisons et de déchargements nécessaires à l’ensemble des activités du Kursaal, est volontairement massif, minéral, réalisé en béton teinté foncé. « L’entre-deux », un vaste espace qui se glisse entre les deux salles qu’il relie, en lieu et place de l’ancien casino démoli, se veut, lui, totalement transparent. Ouvert à la fois sur la ville et sur la mer, il affiche des façades de verre clair et un sol traité en résine coulée brillante, en continuité avec la vue sur la mer et le sable mouillé, tout proche.

Une coiffe d’acier. La structure géante du gril, ainsi nommé en référence au gril technique qui surplombe toute bonne cage de scène, fédère l’ensemble du programme. Cette structure métallique coiffe les activités traditionnellement occultées du monde du spectacle : administration (avec vue sur la place et sur le hall), loges, locaux du personnel, etc. Ces fonctions sont regroupées côté mer et côté place pour libérer le grand volume intérieur.

L’ensemble des équipements scéniques (haut-parleurs, projecteurs, cloisons mobiles, etc.), les couvertures des salles ainsi que les divers réseaux y sont également accrochés. Enfin, un « signal vertical » a été créé, élément d’identification du bâtiment. Il est composé d’une base en béton contenant les locaux de production de froid et d’une structure légère translucide d’un côté, en tôle inox perforée de l’autre. Pour ce bâtiment arrimé entre terre et mer, les matériaux retenus puisent au registre de l’industrie et de la technologie navale. Caréné d’acier Inox luisant et de verre transparent, l’ensemble se teinte par temps gris de la couleur des éléments.

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PHOTO - Archi28 Kursaal2.eps - © photos j.-p. Duplan
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Fiche technique

Maîtrise d’ouvrage : ville de Dunkerque (Nord).

Maîtrise d’œuvre : Luc Delemazure, architecte mandataire, scénographe ; Lydéric Veauvy, architecte chef de projet; Olivier Camus, architecte assistant; Wallyn-Sezille, architecte associé; Patrick Galzin, architecte d’opération. Lavalin-Pingat, BET structure ; CTH, BET fluides ; CEEF, BET façades ; Daniel Caucheteux, acousticien ; Pascal Dupuis, signalétique ; Cosythec, CSPS ; Copibat et CRE Ingénierie, OPC ; Jean-Marie Gaquere, économiste ; Bureau Veritas, bureau de contrôle.

Principales entreprises : Norpac (gros œuvre étendu), Revilis (désamiantage), Viste (démolition), De Meestere (charpente métallique), Axima (couverture), Kiecken (menuiseries intérieures), Module (cloisons, doublages), Huppe Form (cloisons mobiles), Quinette-Gallay (gradins).

Surface des bâtiments conservés et réhabilités : 12 613 m2 HON.

Surface créée : 11 333 m2 HON.

Coût : 19,61 millions euros HT.

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