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Réhabilitation de grands ouvrages : mieux identifier les risques
Un nouveau guide pratique sur la « Prévention des risques en réhabilitation-restructuration de grands ouvrages de bâtiment - © © AQC

Réhabilitation de grands ouvrages : mieux identifier les risques

Frédérique Vergne |  le 26/06/2012  |  QualitéTechnique

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L’Agence Qualité Construction vient d’éditer  un guide pratique sur la « Prévention des risques en réhabilitation-restructuration de grands ouvrages de bâtiment ». Objectif : recenser les risques sur les grands chantiers en rénovation, qui font les gros sinistres.

S’adressant principalement aux maîtres d’ouvrage professionnels, mais aussi à la maîtrise d’œuvre (bureaux d’études et architectes) et aux entreprises, cet ouvrage « Prévention des risques en réhabilitation-restructuration de grands ouvrages de bâtiment » est l’aboutissement d’une réflexion de trois ans menée par un groupe de travail composé d’acteurs concernés (1).
Cette réflexion a conduit à éditer en 2010 un guide sur les grands ouvrages dans le neuf. « Mais il était indispensable de lancer son pendant en réhabilitation, car s’il existe des risques communs aux deux segments, neuf et rénovation, il en existe d’autres très particuliers en réhabilitation, notamment ceux qui portent sur les missions amont et de programmation », explique Frédéric Henry de l’AQC et coordinateur du guide aux côtés de Jean Mottaz de Syntec Ingénierie, pilote du projet.

Conçu comme un outil pédagogique, ce guide identifie les principaux risques à chaque phase d’une opération de réhabilitation-restructuration d’un ouvrage, puis propose des solutions pour les réduire, conseils à l’appui.

Concrètement, cela se traduit par deux grandes parties. La première, sur les risques par étape chronologique, passe en revue les phases de faisabilité (est-ce que cela vaut la peine de réaliser l’ouvrage au regard des problématiques ?), de conception architecturale, technique et économique, de réalisation de l’ouvrage et d’exploitation-maintenance.
« Certains gros problèmes viennent du fait que l’utilisateur n’a pas été impliqué en amont du projet, notamment dès les premiers coups de crayon », explique Frédéric Henry, qui relève aussi de grandes séries de risques, comme l’absence d’étude de sol, l’insuffisance des diagnostics ou encore les économies faites sur l’acoustique.

Intégrer les questions d’assurance dans le processus conceptuel du projet

La deuxième partie concerne les risques par thème transversal et traite des contrôles, des assurances et du rôle et des compétences des différents protagonistes d’un projet. « Là-aussi, certains acteurs doivent être impliqués en amont, c’est le cas des assureurs, précise Frédéric Henry, qui  doivent être associés dès la phase préopérationnelle et de programmation ».

Pour éviter des litiges majeurs entre acteurs pouvant avoir pour conséquence entres autres des retards de réalisation, il est essentiel d’élaborer dans le détail le programme d’assurances du projet. Ainsi, il faut identifier les différents types de contrats à mettre en place, police de chantier et adaptation des polices d’abonnement des intervenants (tous risques chantier avec extension aux ouvrages existants y compris pour l’incendie et l’effondrement, par exemple),  et déterminer la nature et le niveau des garanties, particulièrement en ce qui concerne la garantie décennale obligatoire. Celle-ci doit intégrer non seulement le coût de construction, mais aussi le coût de reconstruction des existants, totalement incorporés et techniquement indivisibles.

Autant de conseils que le guide fournit.  « La dimension de la gestion du risque est dès le départ chez le maître d’ouvrage, qui doit en être conscient, rappelle Frédéric Henry. La vision est bien sûr celle basée sur un raisonnement en coût global, ce qui facilite la fluidité de la réalisation.  L’investissement financier du départ qui est loin d’être perdu va permettre de réduire l’incertitude, et notamment en rénovation.

(1)     Participants au groupe de travail : l’AQC, les représentants des maîtres d’ouvrage, de la maîtrise d’œuvre, des entreprises, des contrôleurs techniques, des assureurs, des experts construction et des exploitants.

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