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Région entretien avec éric berger, président de la FRTP Ile-de-france - « Activité assurée jusqu'à la fin 2011 »

Propos recueillis par Nathalie Moutarde- |  le 12/02/2010  |  ConjonctureTransportsCollectivités localesParisYvelines

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Eric Berger vient d'être réélu pour un an à la tête de la fédération régionale des travaux publics d'Ile-de-France. Tour d'horizon des principaux sujets d'actualité.

- Quelles sont les perspectives d'activité pour 2010 ?

Après une baisse de 6 % en 2009, l'activité devrait progresser d'environ 2 % cette année. Certains secteurs sont sinistrés comme les routes et le terrassement. En revanche, le génie civil et les dévoiements de réseaux tirent bien leur épingle du jeu avec cinq chantiers de tramway en cours et des extensions d'usines d'épuration (Seine aval, Les Grésillons, La Morée, Evry). Les travaux électriques comme le génie civil profitent de la mise aux normes des tunnels franciliens. Tous ces chantiers vont soutenir l'activité jusqu'à la fin 2011, début 2012. Ensuite, et jusqu'en 2015, date à laquelle on peut penser que démarreront les travaux du Grand Paris dont ceux du métro automatique de Christian Blanc, le secteur risque d'être au creux de la vague.

- Quelles ont été les conséquences de la baisse d'activité sur les effectifs?

Les entreprises ont préservé le noyau dur des salariés permanents. En revanche, les intérimaires ne représentent plus que 5 à 6 % des effectifs en équivalents temps plein contre 20 % fin 2008.

- On parle beaucoup de la baisse des prix. De quel ordre est-elle ?

Dans les cas les plus extrêmes, elle peut atteindre 20 % par rapport à 2008. Les entreprises qui ont décroché des marchés en baissant les prix en ressentiront les effets sur leurs résultats 2010. Le réveil risque d'être d'autant plus difficile que certaines matières premières repartent à la hausse comme le bitume ( 15 à 20 % sur le dernier trimestre), le ciment ( 2 à 3 %). Par ailleurs, la réduction des délais de paiement fournisseurs crée des difficultés de trésorerie. Pour aider les entreprises, nous avons demandé aux maîtres d'ouvrage publics d'accorder des avances de l'ordre de 20 %. L'Etat l'a fait en 2009. On ne sait pas encore si le dispositif sera reconduit en 2010. Les collectivités locales se montrent pour l'instant assez frileuses.

- Que pensez-vous du projet du Grand Paris ?

La question de la gouvernance nous semble vitale. A côté de la création du métro automatique, il va aussi falloir fluidifier et entretenir le réseau existant. Un phasage des travaux est nécessaire. Qui va arbitrer entre le Syndicat des transports d'Ile-de-France et la société du Grand Paris ? Il faut aussi engager une réflexion sur la place du métro automatique au sein du schéma des transports franciliens : le conçoit-on comme un système totalement indépendant ou doit-il au contraire se connecter au réseau existant ? Par ailleurs, en l'état actuel des choses, nous regrettons l'absence de tout représentant du monde économique au conseil d'administration de la société du Grand Paris. Une chose est sûre, et nous l'avons déjà indiqué à la RATP : les entreprises franciliennes ont la capacité de construire le métro automatique aussi rapidement que les entreprises espagnoles ont réalisé le métro de Madrid (30 à 40 km par an) à condition que les crédits soient là et que les obstacles administratifs soient levés.

- La campagne des élections régionales bat son plein. Allez-vous rencontrer les candidats ?

Nous souhaitons les rencontrer tout d'abord pour leur expliquer que lorsque la profession va bien, elle crée 7 000 emplois par an pour compenser les départs à la retraite et répondre au volume d'activité. Nous voulons également leur présenter les projets que nous considérons comme structurants pour l'Ile-de-France : le prolongement d'Eole vers Mantes-la-Jolie via La Défense pour un raccordement futur vers la Normandie, le prolongement de la ligne 14 jusqu'à Saint-Ouen pour supprimer la fourche et ainsi soulager la ligne 13, et bien sûr le bouclage de l'A104 entre Cergy et Orgeval que nous jugeons indispensable notamment dans le cadre du projet du canal Seine-Nord et de la création d'un port de 500 hectares à Achères.

- Quels vont être les principaux dossiers de la FRTP IDF cette année ?

Le chantier prioritaire concerne la formation des jeunes. A partir du mois de mars nous allons faire circuler un bus dans les collèges franciliens pour présenter nos métiers aux élèves de 4e et de 3e. Nous envisageons également de créer un club « Responsabilité sociétale des entreprises » pour aider les entreprises à prendre en compte l'ensemble des aspects du développement durable. Enfin 2010 sera l'année des trente ans de la FRTP et nous réfléchissons à la manière de fêter l'événement.

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PHOTO - 289813.BR.jpg - © YVES DENOYELLE / LE MONITEUR

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