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Référentiel qualité du logement: «la qualité spatiale de l’habitat s’est indéniablement dégradée», François Leclercq
L'architecte-urbaniste François Leclercq est co-rapporteur de la mission sur la qualité du logement. - © Léa Crespi

Référentiel qualité du logement: «la qualité spatiale de l’habitat s’est indéniablement dégradée», François Leclercq

Entretien réalisé par Marie-Douce Albert |  le 08/09/2021  |  LogementFrançois LeclercqLaurent GiromettiEmmanuelle WargonPinel

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Logement
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Référentiel qualité
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Le rapport de la mission sur la qualité du logement conduite par l’architecte-urbaniste et le directeur général d’Epamarne/Epafrance Laurent Girometti est rendu public ce mercredi 8 septembre. Alors que la ministre déléguée au Logement, Emmanuelle Wargon, s’inspirera de ce référentiel pour prendre des mesures qui seront annoncées mi-octobre, François Leclercq en décrypte les principales recommandations.

Quel premier bilan tirez-vous des six mois de travail, et des quelque 90 auditions que vous avez pu mener pour établir ce référentiel du logement de qualité ?

Pour moi qui interviens depuis longtemps sur les sujets de la ville et qui exerce sur tous les territoires, avoir cette occasion de revenir aux fondamentaux a été formidable. On parle beaucoup de stratégie urbaine mais le logement, lui, demeure un impensé. Il constitue pourtant 70 % des villes. Il en est la matière première. Et cette matière, aujourd’hui, est devenue friable.

Sur le même sujet Référentiel qualité du logement: les préconisations du rapport Girometti-Leclercq

Toutes les personnes avec lesquelles nous avons échangé, ont d’ailleurs été d’accord pour dire que l’habitat mérite d’être amélioré. Sans doute avons-nous tous été marqués par les confinements que nous avons subis en raison de la pandémie. Cette mission nous a donc permis de travailler sur le concret, sur ce qu’il est possible de faire et quels leviers il est envisageable d’actionner.

Dans le document que vous avez remis à Emmanuelle Wargon, vous formulez un certain nombre de recommandations mais la toute première, celle sur laquelle vous insistez beaucoup, c’est l’augmentation des surfaces…

C’est en effet la principale. Depuis plusieurs décennies, la qualité spatiale des logements s’est indéniablement dégradée. Il y a notamment cette habitude, déjà ancienne, qui veut qu’une chambre fasse 9 m². Comme elle est souvent amputée par la présence d’un placard, on descend même à 7,5 m² réellement utilisables où l’on parvient à mettre un lit une place et un petit bureau. Et encore difficilement.

Espace de liberté

Puis, plus récemment, la cuisine en tant que pièce autonome, habitable, a disparu. On a vanté le principe de la convivialité du séjour-cuisine mais dans les faits, cette suppression de la cuisine s’est traduite par la suppression de la surface de la cuisine. Comme l’entrée souvent n’existe plus non plus, on se retrouve avec une pièce à vivre très difficile à aménager. Dans la production actuelle de logements, l’ameublement est devenu un vrai sport. Or, notre habitat devrait être un espace de liberté, le lieu où l’on devrait pouvoir dire : "je m'installe comme je l'entends." Une telle aspiration n’est pas conciliable avec des T3 qui aujourd’hui peuvent descendre  jusqu’à 56 m² de surface.

[...]

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Commentaires

Référentiel qualité du logement: «la qualité spatiale de l’habitat s’est indéniablement dégradée», François Leclercq

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Marielle

08/09/2021 16h:38

Tout cela me parait d’une évidence immense qui aurait pu être prise en compte depuis longtemps mais qu’en est il de l’équilibre financier des opérations pour l’ensemble des intervenants depuis l’achat du terrain jusqu’à la vente Je veux croire en un monde meilleur Courage

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popito

13/09/2021 16h:39

Rien de rien, rien compris.! même si la qualité spatiale et esthetique est une base nécessaire pour le logement, et c'est pourquoi nous faisons en tant qu'architecte des études, il manque assurément beaucoup d'éléments, dont la perméance, la qualité de l'air,.... et la nos profs, étaient incultes, Leclerq aussi malheureusement, comme Le Corbusier et bien d'autres. Faites des références! avec des gens du passé qui n'ont pas su, depuis les années 90 aller vers la transitions énergétiques.

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