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Réduction des consommations du musée d'Art Moderne de Saint-Etienne, un engagement contractualisé
Musée d'Art Moderne de Saint-Etienne Métropole - © © Didier Guichard, architecte DPLG - Erik Dietman, Le valet de Boccioni, XXe siècle © Adagp, Paris. Photo : Yves Bresson, Musée d'Art Moderne.

Réduction des consommations du musée d'Art Moderne de Saint-Etienne, un engagement contractualisé

eric Leysens |  le 04/04/2011  |  Saint-Etienne

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Energie
Saint-Etienne
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Garantir à partir de 2013 et sur une durée de 8 ans, une baisse de 40% de la consommation en énergie finale du chauffage, de la ventilation et de la climatisation du musée d'Art Moderne de Saint-Etienne : tel est l'objectif du contrat de performance énergétique signé, le 4 avril, entre Saint-Etienne Métropole et le groupe Spie.

Hiver 2009-2010 : le Musée d'Art Moderne de Saint-Etienne passe la saison froide avec une de ses deux chaudières gaz « morte », la seconde prés de rendre l'âme et des vannes de régulation défaillantes. Saint-Etienne Métropole lance donc au printemps 2010 un dialogue compétitif en vue de renouveler les équipements de son musée et en profite pour exiger des entreprises participantes d'atteindre 40% de réduction, en énergie finale, pour le chauffage, la ventilation et la climatisation. C'est finalement Spie Sud-Ouest qui aura en charge, à partir du 1er janvier 2011 et pour une durée de 10 ans, l'exploitation et la maintenance des installations de production d'énergie et de confort du musée. Et Spie devra avoir mené les travaux nécessaires pour assurer, à partir de 2013, une baisse de 40% de la consommation en énergie finale des postes chauffage, ventilation et climatisation. Un objectif fixé dans un contrat de performance énergétique, et qui correspond, en énergie primaire, à une baisse d'environ 30% pour la consommation des trois postes.

Electricité et gestion centralisée remplace le gaz

Les équipements actuels, chaudière gaz et groupe frigorifique datant de l'année de construction du bâtiment (1987), seront remplacés par une pompe à chaleur (PAC) air/eau couplée à deux nouvelles chaudières à gaz. De manière à disposer du meilleur rendement de chacun des équipements (la PAC voyant son coefficient de performance baisser avec l'augementation des écarts de température qu'elle doit assurer) les chaudières fonctionneront durant la période froide afin d' alimenter les installations nécessitant des températures élevées. A partir d'une température extérieure de 3°C, la production d'eau chaude pour les radiateurs des bureaux basculera sur les chaudières gaz et, à partir de - 4 °C, les chaudières assureront aussi le chauffage des batteries chaudes du système de traitement d'air. Les planchers chauffants des salles d'exposition, fonctionnant avec une eau à seulement 35°C, seront eux toujours alimentés par la PAC.
Spie prévoit également la mise en place d' un récupérateur de chaleur sur les installations de traitement d'air.
Le conditionnement d'air, la température et l'hygrométrie seront optimisés grâce à un système de gestion centralisée. "Les besoins en air neuf seront établis en fonction du nombre d'occupants, grâce à des sondes relevant le taux de CO2 dégagé par l'activité humaine, et non pas en fonction de plages horaires préprogrammées" précise  Marc Journaux, directeur général adjoint de SPIE Sud-Est. Au final, le montant des travaux s'élèvera à 430 000 euros.

Bonus-Malus

L'engagement de SPIE sur les réductions de consommation se traduit contractuellement par une clause d'implication financière. En cas de non-respect de la réduction des consommations, Spie s'engage à payer le surcoût à hauteur des 2/3 des dépassements. Inversement, si la réduction des consommations des 3 postes est supérieure à 45% (en énergie finale), alors Spie pourrait bénéficier d' un bonus. Mais d'après Marc Journaux, il y a peu de chance pour que cela se produise.
Cette clause d'implication financière se base sur une situation de référence, définie par le Musée d'Art Moderne et SPIE, et à partir de laquelle seront comptabilisées les économies d'énergie. Elle prend pour normes de fonctionnement : une température intérieure de 19°C durant la saison froide, de 25° en été et un taux d'humidité autour de 50% toute l'année. Pour effectuer les mesures et les vérifications des consommations, basées sur l' « International Performance Measurement and Verification Protocol », protocole reconnu par le ministère de l'Écologie et l'Ademe, des sous compteurs seront installés.

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