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Recrutement : ce que veulent les candidats à l'embauche dans le BTP et l’immobilier [exclusif]
D'après l'étude Candidats de Fed Construction, 34% des actifs du BTP privilégient le critère des perspectives de carrière pour choisir entre deux offres d'embauche. - © Fed Construction

Recrutement : ce que veulent les candidats à l'embauche dans le BTP et l’immobilier [exclusif]

Caroline Gitton |  le 07/12/2017  |  ImmobilierEntreprisesTravail

Aspirations, vision du marché de l’emploi, rapport au salaire… L’étude du cabinet de recrutement Fed Construction, à paraître ce 8 décembre, dessine le portrait-robot des professionnels qui évoluent sur le marché de l’emploi du BTP et de l’immobilier.

Les candidats du BTP et de l’immobilier veulent faire carrière avant tout. C’est l’un des principaux enseignements de l’étude Candidats (1) que doit publier le cabinet de recrutement Fed Construction le 8 décembre, afin d’apporter un éclairage aux employeurs. Ainsi, entre deux propositions d’emploi, plus d’un tiers des personnes sondées se décident en premier lieu à l’aune des perspectives d’évolution offertes par l’entreprise, étant précisé que 59% des répondants cumulent au moins 11 années d’expérience.

Des collaborateurs ambitieux
Des collaborateurs ambitieux

La carrière et le salaire, premiers critères de choix

La carrière gagne donc du terrain sur le salaire (26%), qui arrive d’ordinaire souvent en tête des préoccupations des candidats dans les études de Fed Construction. Le sujet de la rémunération n’en demeure pas moins incontournable. « Actuellement, les professionnels, qui ont bien souvent plusieurs propositions en main, notamment dans la maîtrise d’ouvrage, la maîtrise d’œuvre et les travaux, font monter les enchères, rappelle Hervé Savy, associé de Fed Construction. Les entreprises sont en effet prêtes à consentir des efforts plus importants qu’à la même période il y a encore un an. Ce critère n’apparaît ainsi pas au premier plan, car les candidats savent qu’ils obtiendront, dans la grande majorité des cas, une rémunération conforme à leurs exigences.»

Evaluation du niveau de rémunération
Evaluation du niveau de rémunération

Le sujet du salaire appelle d’ailleurs, selon l’étude, des appréciations contrastées. 49% des candidats interrogés déclarent ainsi un salaire inférieur à leurs prétentions, quand l’autre moitié s’estime satisfaite à cet égard. Avec un degré de mécontentement plus marqué chez les professionnels de niveau bac+3 et plus (63%).

Autres critères d’option entre deux emplois : l’envie de travailler avec le futur responsable hiérarchique (14%) et la situation géographique de l’entreprise (13 %). Et, dans de moindres proportions, la structure de l’entreprise (6%), les avantages offerts (4%), et l’image de l’entreprise, ainsi que sa notoriété (3%).

« Le candidat fait son marché : il choisit. »

Au rang des sujets étudiés figurent aussi les canaux de recrutement. Les cabinets de recrutement et les agences d’intérim (36%) et le réseau professionnel (35%) emportent largement la mise. Viennent ensuite la réponse à une offre publiée (18%), et la candidature spontanée (11%).

Evaluation du dynamisme du marché de l'emploi
Evaluation du dynamisme du marché de l'emploi

Il apparaît par ailleurs que seuls 53% des actifs sollicités dans le cadre de l’étude, menée jusqu’au mois de septembre dernier, trouvent le marché du travail dynamique. 37% des répondants étaient en outre sans emploi à ce moment. Un chiffre qui surprend en ces périodes de tension sur le marché de l’emploi dans le secteur.

Les bailleurs sociaux freinent les recrutements

Il faut y voir pour partie, selon Hervé Savy, les effets de certains départs de professionnels avant l’été. « Dans le contexte actuel, quitter son entreprise sans avoir signé un nouveau contrat de travail ne représente pas vraiment une prise de risque. » Il faut également tenir compte des statistiques liées aux personnes en poste : « étant plus sollicitées, elles sont toujours proportionnellement moins nombreuses à répondre aux enquêtes ».

Autre facteur : « certains secteurs sont peut-être moins porteurs, à l’image du logement social, suppose Hervé Savy. Certains bailleurs sociaux ont ainsi tendance à freiner un peu les recrutements, tandis que le rythme des embauches est plus soutenu dans le secteur privé, en particulier dans la promotion immobilière ».

Il convient en outre de nuancer les réponses des candidats sur la vision du marché de l’emploi. « Ces derniers mois, depuis la réalisation de l’étude, la course aux compétences et à l’expertise a encore redoublé de vitesse », relève le dirigeant de Fed Construction. « Les professionnels du secteur ne sont pas loin d’être harcelés par les recruteurs ! De même, aucun candidat ne saute plus de joie en présence d’une proposition d’embauche : chacun prend le temps de la réflexion, et poursuit les processus en cours avec d’autres employeurs avant de se  décider. Le candidat fait son marché, il choisit. »

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