En direct

Record historique pour le salon Paysalia

Laurent miguet |  le 04/12/2015  |  Rhône

Du 1er au 3 décembre à Lyon, la quatrième édition de Paysalia a réuni 570 exposants, soit la capacité maximale proposée par l’organisateur GL Events. L'événement biennal conforte son leadership parmi les salons français de la filière paysage. Mais l'édition 2015 s’est surtout démarquée par l’allégresse générale des participants, en rupture avec la morosité ambiante.

« Une thérapie de groupe ». Le cri du cœur de Michèle Gasquet, dirigeante d’une entreprise de paysage de 50 salariés à Bagneux (Hauts-de-Seine), reflète un état d’esprit qui n’a pas échappé à Catherine Muller, présidente de l’Union nationale des entreprises de paysage : « Notre filière reste porteuse… ». En ouverture, le matin du 1er décembre, la leader charismatique de l’organisation créatrice de l’événement (né en 2009) avait laissé libre cours à son enthousiasme en trois verbes : « Paysalia stimule, Paysalia nourrit, Paysalia agite ».

Avec 570 exposants issus de tous les secteurs du paysage, les organisateurs enregistrent une augmentation de 40% par rapport à 2013 et pulvérisent leurs objectifs : « Faute de place, nous n’avons pas pu répondre aux demandes de dernière minute, consécutives au report du Salon des maires. Sinon, nous aurions dépassé les 600 exposants », indique Noémi Petit, directrice de Paysalia.

Microclimat lyonnais

Après celle de Catherine Muller, une autre formule a révélé la confiance qui, tout au long de ces trois jours a stimulé, agité et nourri les participants : « Le XXIe siècle sera végétal ou ne sera pas »,  proclame Alain Giordano, l’adjoint au maire de Lyon chargé des espaces verts, qui se plaît à paraphraser André Malraux. Des espèces sonnantes et trébuchantes accompagnent le discours : avec 50 millions d’euros programmés, les espaces verts dépasseront leur record historique d’investissement, au cours de l’actuel mandat municipal.

Boom électrique

La simultanéité du salon avec la conférence mondiale sur le climat a contribué au microclimat revigorant qui a imprégné le site d’Eurexpo, du 1er au 3 décembre. Un zoom sur trois fournisseurs de matériels, aux profils très dissemblables, peut en donner une idée, dans le registre de l’énergie propre : Bosch, Stihl et Electromobilité distribution (EMD).

« Quand nous avons annoncé notre arrivée sur ce marché en 2014 à Salonvert, 60% des utilisateurs potentiels n’y croyaient pas. En un an, les mentalités ont énormément évolué », se réjouit Anne-Elise Mercier, chargée de la communication sur la gamme professionnelle de Bosch, qui s’enrichit, en cette fin d’année, d’une station de charge déplaçable. Le fabricant, qui fournira la ville de Versailles en 2016, annonce 200 revendeurs, moins d’un après son arrivée dans le jardin professionnel.

Anne-Elise Mercier (Bosch). Moins d'un an après son arrivée parmi les professionnels des espaces verts, Bosch dispose de 200 revendeurs en France.

« Stihl détient désormais 60% du marché des matériels à batterie pour les professionnels des espaces verts », annonce de son côté Régis Guimont, directeur général adjoint de Stihl France qui, avec ses 2000 points de vente, s’est positionné sur ce marché un peu après le français Pellenc. Le leader mondial de la tronçonneuse annonce désormais son entrée sur le créneau du robot de tonte.

Stihl. Le fabriquant renforce son offre en matériels à batterie et annonce l'arrivée de robots de tonte.
Stihl. Le fabriquant renforce son offre en matériels à batterie et annonce l'arrivée de robots de tonte.

Mobilité : l’innovation rhônalpine

Certes, l’entreprise unipersonnelle EMD ne pèse pas lourd, à côté des 14 000 salariés de Stihl. Mais la présentation de son triporteur à pédales et à assistance électrique Freegones donne la mesure de la créativité technologique rhônalpine : 33 fabricants, à 80% issus de la région, ont contribué au développement de la machine dédiée aux espaces verts, à la propreté urbaine, aux transportx de colis secs ou frigorifiés et aux snacks urbains, et qui supporte une charge de 400 kg.

Les premières commandes du service de la propreté urbaine de Lyon et de l’entreprise d’espaces verts Tarvel confortent la confiance de Gérard Têtu, créateur d’EMD, formé à l’école de la grande distribution : tout en entamant ses premières prospections dans les pays limitrophes, il ambitionne de vendre un millier de ses vélos utilitaires en 2016 sur le marché français, à 19 700 euros HT l’unité.  De quoi amortir l’investissement de 1,2 million d’euros, dont 100 000 apportés par les collectivités et l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie. Le créateur d’EMD n’a pas volé sa troisième mention Développement durable, au palmarès de l’innovation proclamé le 1er décembre à Paysalia.

Emmanuel Mony, légionnaire du paysage

Initiateur de Paysalia pendant son mandat de président de l’Union nationale des entreprises du paysage (2007-2013), Emmanuel Mony a rassemblé la famille Paysage sous les lustres de l’hôtel de ville de Lyon, au milieu du troisième jour du salon. Dominique Douard, président de la Société nationale d’horticulture de France, lui a remis l’insigne de chevalier de la légion d’honneur.

« Merci d’avoir apporté tant de douceur à la vie des lyonnais », s’est exclamé Gérard Collomb : le maire et président de la métropole a salué non seulement le patron de Tarvel, filiale du numéro deux français des travaux paysagers, mais aussi le militant de l’insertion sociale et l’élu local qui, à la présidence de la communauté de communes des Vallons du lyonnais, a contribué à la cohérence du territoire métropolitain. Ingénieur en informatique tombé sous le charme du végétal par la grâce de son épouse Isabelle Levrat, fille de l’ancien président de Tarvel, Emmanuel Mony, 52 ans, a rendu hommage à « tous ceux qui font ressortir le meilleur de nous-même » : d’innombrables « belles personnes » qu’il a tenues à nommer, et qui, à l’entendre, ont jalonné un chemin de chance.

« Habile, charmeur, cassant, désagréable, intransigeant, ouvert et patient » selon Dominique Douard, l’actuel président de la confédération européenne des entreprises de paysage s’est illustré comme un négociateur hors pair, en décrochant, en 1997, la signature de l’accord 35 heures par les cinq syndicats de salariés du paysage. Une étape clé dans l’image de modernité désormais attachée à la filière emblématique du développement durable.

Commentaires

Record historique pour le salon Paysalia

Votre e-mail ne sera pas publié

Éditions du Moniteur

Code pratique du patrimoine et de l’intervention sur le bâti existant

Code pratique du patrimoine et de l’intervention sur le bâti existant

Livre

Prix : 75.00 €

Auteur : Éditions du Moniteur

Voir

AMC N°270 - SPÉCIAL INTÉRIEURS 2018

AMC N°270 - SPÉCIAL INTÉRIEURS 2018

Presse - Vente au n°

Prix : 29.00 €

Voir

Opérations Immobilières n°106 - Loi ELAN

Opérations Immobilières n°106 - Loi ELAN

Presse - Vente au n°

Prix : 37.00 €

Voir

Accéder à la Boutique

Les bonnes raisons de s’abonnerAu Moniteur

  • La veille 24h/24 sur les marchés publics et privés
  • L’actualité nationale et régionale du secteur du BTP
  • La boite à outils réglementaire : marchés, urbanismes, environnement
  • Les services indices-index
Je m’abonne
Supports Moniteur
Les cookies assurent le bon fonctionnement de nos sites et services. En utilisant ces derniers, vous acceptez l’utilisation des cookiesOKEn savoir plusX