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RECONVERSION Valoriser les traces d’une industrie passée
PHOTO - AME94 friche chamont1.eps - © DOCS LATZ + PARTNER

RECONVERSION Valoriser les traces d’une industrie passée

le 12/04/2007  |  ProfessionCollectivités localesArchitectureCultureRhône

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Sommaire du dossier

  1. Les 13 premiers écoquartiers français labellisés
  2. Un label pour identifier les "vrais" écoquartiers
  3. La métamorphose d’un bâtiment industriel
  4. Construire un écoquartier
  5. L’écoquartier se chauffe avec les eaux usées
  6. Nanterre va chauffer des logements en récupérant ses eaux usées
  7. Quartier-témoin la vitrine du Paris durable
  8. Habiter en lisière de forêt
  9. Grand Nancy Restauré, le plateau de Haye conserve l’esprit de la forêt
  10. Palmarès EcoQuartier : le ministère de l’Ecologie remet ses prix et confirme la création d’un label Ecoquartier
  11. L’écoquartier Terre Sud sort de terre
  12. Un écoquartier nantais récompensé
  13. La ZAC Clichy-Batignolles s’étend à l’ouest
  14. Le centre-ville transformé
  15. Reconversion Les châteaux de l'industrie s'ouvrent à la ville
  16. Nord Le canal de Roubaix ouvert à la navigation
  17. Métropole lilloise L’Union, futur pôle d’excellence métropolitain
  18. RECONVERSION Valoriser les traces d’une industrie passée
  19. Lille Métropole Mutation urbaine autour du canal de Roubaix
  20. La friche de l'Union gardera sa vocation économique
  21. Un îlot de bâtiments à énergie positive
  22. La mixité s’invite à Euralille
  23. Projet urbain La mixité urbaine s'invite à Euralille Un bâtiment, trois programmes
  24. Une école-paysage sur les terrains Renault
  25. Trois nouveaux programmes de logements prévus pour fin 2013 sur l’éco-quartier Hoche à Nanterre
  26. NANTES - Giboire, Nantes Habitat et LNH sur La Prairie-au-Duc
  27. NANTES Entretien avec Laurent Théry, directeur général de la Samoa « Nous lançons la première phase du futur écoquartier de la Prairie-aux-Ducs »
  28. Rouen L’équipe de Jacqueline Osty retenue pour le futur écoquartier
  29. Rouen poursuit sa reconquête de l’ouest
  30. un parc habité sur un ancien site militaire
  31. Des immeubles de logements s'habillent d'Inox et de cuivre
  32. Ecoquartiers en France 4/8 - Rennes : un parc habité sur un ancien site militaire
  33. Hanovre, quartier Kronsberg L’eau de pluie dessine le paysage urbain
  34. FRICHES MILITAIRES Fribourg-en-Brisgau La reconversion verte du quartier Vauban
  35. 6. ZOOM SUR. Le chantier de dépollution de La Courrouze à Rennes
  36. Ecoquartier Sarriguren : le développement durable à l’espagnole
  37. Ille et Vilaine La zac de La Courrouze en chantier
  38. La Courrouze, 45% d’espaces verts pour un quartier qui joue la mixité
  39. Un nouveau quartier ravive l’est nantais
  40. Ecoquartiers en France - Bottière Chénaie, à Nantes: l’anti-ghetto pour « bobos »
  41. L’île Seguin, durable, dense, culturelle
  42. Un hameau écologique en milieu rural
  43. Ecoquartier Un archipel d'îlots pour une extension urbaine
  44. Amiens Un écoquartier dans la ZAC Paul-Claudel
  45. urbanisme durable Un écoquartier dense remplace l’ancienne caserne
  46. Développement durable Un écoquartier autour d’une gare RER
  47. LYON CONFLUENCE Une presqu’île dense et économe en énergie
  48. Angers, plateau des Capucins Des îlots denses autour dune armature végétale
  49. Urbanisation périphérique Toulouse réconcilie densité urbaine et paysage
  50. Champagne-Ardenne - Trois écoquartiers distingués
  51. Un écoquartier en rives de Somme
  52. La friche Testut démarre sa mue en écoquartier
  53. Béthune Nicolas Michelin transforme la friche Testut en écoquartier
  54. L’écoquartier du Raquet en chantier
  55. L'écoquartier du Raquet entre en phase opérationnelle
  56. PROJET URBAIN - Un écoquartier sur les anciens chantiers navals
  57. Grande-Synthe lance son écoquartier
  58. Un « cadre stratégique écoquartiers » pour bâtir une ville durable
  59. Charte écoquartier adoptée
  60. Ecoquartiers en France 2/8 - Lille-Lomme : un écoquartier autour d'un ancien canal industriel
  61. Un jardin d’eau au rythme des précipitations
  62. Construction durable Rives de la Haute Deûle : le plus avancé des écoquartiers métropolitains
  63. L’écoquartier Remafer bientôt lancé
  64. Reims 1 200 logements dans un écoquartier
  65. Paris 18e Un jardin sous une halle ferroviaire
  66. Paris Une centrale photovoltaïque installée sur la halle Pajol d’ici à 2012
  67. Reconversion Une gare de marchandises devient auberge de jeunesse et bibliothèque
  68. Ecoquartiers en France - Paris - Zac Clichy-Batignolles : une ville dense autour d'un parc
  69. ZAC Clichy-Batignolles : trois délibérations annulées mais le chantier continue
  70. La ZAC Clichy-Batignolles se prépare à accueillir le nouveau palais de justice
  71. Clichy-Batignolles L’opération est prête à démarrer
  72. Paris. Le parc Clichy-Batignolles sous un nouvel éclairage
  73. CLICHY-Batignolles Un nouveau quartier parisien à l’horizon 2013-2014
  74. Euromed 2 : financement bouclé
  75. Parc de Clichy-Batignolles. Le Jardin du rail est en bonne voie
  76. « Euromed II vise à amplifier la dynamique engagée depuis quinze ans » François Jalinot directeut général de l'établissement public d'aménagement Euroméditerranée
  77. L'écoquartier des Docks entre en phase opérationnelle
  78. François Leclercq dessinera Euromed II
  79. ESSONNE Afin de réconcilier les 30-50 ans avec la banlieue Ris-Orangis réfléchit à un « écoquartier »
  80. Le label Ecocité attribué à l'extension d'Euroméditerranée
  81. Marseille Michelin, Fortier et Leclercq vont imaginer Euromed II
  82. Montpellier L’écoquartier Rive gauche est lancé
  83. Strasbourg Danube : une demi-voiture par logement
  84. Ecoquartiers : un référentiel qualité
  85. Strasbourg Aménagement du secteur Danube
  86. Restructuration urbaine aux Maurettes
  87. Urbanisme durable La friche Kronenbourg sera le premier écoquartier strasbourgeois
  88. 90 logements BBC dans l’écoquartier Terres Neuves
  89. Premier bilan énergétique contrasté pour le prix national Ecoquartier 2009
  90. Terres-Neuves fait peau neuve
  91. Des enrobés environnementaux pour la voirie de la ZAC de Bonne
  92. « Le logement social ne doit pas être traité comme du sous-logement »
  93. Ecole élémentaire Lucie AUBRAC Zac de la Bonne, Grenoble
  94. Le premier écoquartier sort de terre
  95. Un chantier bois exemplaire en ville
  96. La capitale girondine sur les traces « vertes » de Stockholm
  97. La ville de Grenoble, lauréate du palmarès Ecoquartier 2009
  98. Un quartier durable aux bassins à flots
  99. Bordeaux Un quartier lacustre irrigué par trois canaux
  100. Ecoquartiers en France 1/8 - Grenoble, quartier de Bonne : Un modèle de ville compact et végétal
  101. ZAC Andromède et Monges-Croix-du-Sud complètent l’offre immobilière
  102. AMÉNAGEMENT DURABLE La bonne méthode de Bonne
  103. Planification Des outils pour une urbanisation durable
  104. Concours ilot 8, Zac Andromede Toulouse
  105. GRENOBLE Bâtiment à énergie positive ZAC de Bonne
  106. Une volute de béton flotte sur Blagnac
  107. GRENOBLE Un pôle commercial de qualité
  108. L'écoquartier Andromède allie ambition architecturale et écoconception
  109. FRICHES MILITAIRES Grenoble Une charte HQE pour un quartier nocturne
  110. Géothermie profonde sur la ZAC Andromède
  111. GRENOBLE La caserne de Bonne bien dans sa ville
  112. Toulouse Lancement du premier programme de bureaux sur la ZAC Andromède
  113. Blagnac, ZAC Andromède Un quartier champêtre aux portes de Toulouse
  114. Haute-Garonne La ZAC Andromède dessine le nouveau visage de l’urbanisme toulousain
  115. Lyon Confluence, acte II
  116. Défis à La Confluence
  117. Quatre équipes pour un quartier
  118. Le monolithe
  119. 39 Logements, Lyon Confluence Clément Vergély
  120. Coussins gonflables de grandes dimensions
  121. Projet urbain Herzog & de Meuron, A Lyon-confluence
  122. L'exceptionnel chantier du pôle loisirs et commerces à la Confluence
  123. Ecoquartiers en France 3/8 - Lyon Confluence : le sud de la presqu'île rendu à la ville
  124. Lyon Confluence se déploie vers le Rhône
  125. Lyon Confluence. Un puzzle végétal entre Saône et Rhône
  126. Grand Lyon A la reconquête des berges de Saône
  127. Lyon GRS Valtech dépollue les terrains de La Confluence
  128. 10 écoquartiers grimpent les marches de l’Est

Les collectivités locales s’attachent, aujourd’hui, à valoriser le patrimoine industriel dans leurs projets d’aménagement. En l’absence de programmes bien définis, ces friches nécessitent des stratégies qui accompagnent les mutations dans la durée.

Les friches industrielles ont longtemps été perçues par les villes comme de simples gisements fonciers, avant d’être reconnues pour leurs qualités patrimoniales. Il fallait faire table rase du passé, tourner la page d’une histoire souvent douloureuse pour les habitants. Aujourd’hui, les collectivités revoient leur stratégie, conscientes que cette attitude radicale finit par banaliser leur territoire. La remarquable reconversion des friches industrielles dans le bassin de la Ruhr, en Allemagne, réalisée dans la décennie 90, est devenue une référence.

La mutation de ces sites suppose cependant de mettre en place des méthodes de projet bien spécifiques. Ces territoires couvrent, en effet, plusieurs hectares et les programmes sont encore loin d’être définis. De fait, le travail des aménageurs ne consiste pas à finaliser des plans masse qui figeraient l’évolution de ces sites, mais à installer des processus qui accompagnent leur mutation dans la durée et permettent d’accueillir les futurs programmes.

Inventaires précis. « La question n’est pas tant de connaître la finalité des bâtiments, mais de rendre possible leur conservation et leur renouvellement », résume l’architecte Bernard Reichen.

Ces processus prennent pour point de départ le patrimoine existant. Des inventaires précis permettent d’en repérer les qualités (urbaines, architecturales, topographiques…). « Ces paysages sont forts par leur échelle, leur architecture, parfois aussi parce qu’ils offrent une visibilité en entrée de ville ou le long d’infrastructures », observe François Duval, directeur général adjoint de Saint-Etienne métropole. A partir de ces inventaires, les éléments à conserver sont identifiés : cheminée ou chaufferie, sols – pavés, parquets de bois –, vue, relief… Ce travail prend parfois une dimension archéologique, faisant découvrir par surprise des éléments qui avaient été noyés au fil des restructurations. Ainsi, dans les Côtes-d’Armor, le chantier de démolition conduit sur une ancienne papeterie a permis de remettre à jour des murs en pierre massive, qui avaient été absorbés derrière les parpaings, ainsi qu’une partie du process industriel. Des pièces aujourd’hui réintégrées dans un équipement en plein air, dédié à des manifestations culturelles et artistiques.

Cet inventaire peut être réalisé à l’échelle d’un territoire. Dans les vallées du Gier et de l’Ondaine, il prend aujourd’hui la forme d’un atlas « actif. » « Cet atlas vise à développer des stratégies d’ensemble au-delà de chaque site, et à redonner du sens et de la visibilité à un patrimoine, dans le cadre d’un aménagement plus vaste », explique l’architecte allemand Finn Geipel, chargé de cette mission avec le laboratoire d’architecture de l’université de Berlin.

L’enjeu consiste à transformer rapidement l’image de ces sites en affectant ce patrimoine à d’autres usages. « La halle industrielle est un bâtiment générique ; tous les usages sont possibles si on ne contrarie pas la structure d’origine », estime Bernard Reichen. Sur le site Giat, à Saint-Chamond, 50 hectares en plein centre-ville, le schéma directeur confié à l’agence allemande Latz Partner prévoit ainsi d’installer des programmes temporaires de type exposition ou spectacles. Ils agiront comme le signal de la reconversion du site en quartier de ville contemporain. D’autres aménagements suivront, mais dans des temporalités plus longues, en fonction des futurs projets des promoteurs. Cette notion de temps est prise en compte d’une manière singulière sur les friches du site de l’Union, à Roubaix, Tourcoing et Wattrelos.

Accompagner la mutationdes friches. L’équipe de concepteurs propose de réinstaller les friches dans un cycle économique, en recyclant les matériaux des anciennes usines. En fonction de leur nature et de leur dégradation, les sols, par exemple, trouvent une réutilisation temporaire ou pérenne. Toutes ces démarches relèvent d’une même volonté : repérer les valeurs positives de ce patrimoine pour accompagner au mieux la mutation de ces espaces stratégiques.

Saint-Chamond (Loire) Tisser une trame paysagère sur les fragments d’une ancienne usine

L’entreprise Giat Industries, qui occupe 50 hectares, a coupé le centre-ville de Saint-Chamond des quartiers situés au sud (Izieux et Le Creux). « Sa fermeture, en 2006, offre l’occasion de recoudre une ville continue », estime François Duval, directeur général adjoint de Saint-Etienne Métropole. La maîtrise foncière, confiée à l’Epora (établissement public foncier de l’ouest Rhône-Alpes), est sur le point d’être finalisée sur 30 des 50 ha.

Ce site s’inscrit, avec quatre autres friches industrielles, dans une réflexion plus large conduite à l’échelle des vallées industrielles du Gier et de l’Ondaine. « L’enjeu est de donner une image positive de ces sites en mettant en valeur le paysage industriel », précise Stephan Musika, directeur de l’Epora. La programmation, à l’étude sur le site Giat, veille à conforter l’activité économique et à réintroduire un certain équilibre entre les fonctions. Mais elle vise aussi à réaliser des équipements qui bénéficieront à l’agglomération tout entière. « La mutation de Giat offre l’occasion de conforter la situation stratégique de la ville, sur l’axe Saint-Etienne/Lyon », souhaite le maire Gérard Ducarre. Un équipement sportif d’envergure, desservi par une nouvelle halte ferroviaire, devrait donc prendre place dans des halles situées au sud.

Le schéma directeur permet d’ores et déjà de fixer de grandes orientations. Celles-ci découlent du grand paysage – fond de vallée traversé par le Gier, parc naturel du Pilat sur les hauteurs – et du patrimoine industriel. Murs de soutènement, plateformes, rampes seront réutilisés pour devenir les éléments de composition d’un futur parc et d’une circulation douce qui reliera le centre-ville et les quartiers sud. Le Gier sera ainsi redécouvert partiellement. Au total, 12 hectares seront dédiés à des espaces verts.

Les halles seront réaffectées à de nouveaux programmes, ou transformées en espaces libres couverts ou en pergolas. En attendant, des utilisations temporaires de type expositions ou spectacles, qui n’exigent pas de travaux de transformation complets, seront rapidement mises en œuvre, afin de faire basculer l’image du site. Elles marqueront le signal de cette mutation.

Cette étude a permis aussi d’identifier un périmètre opérationnel, dès 2008, qui assurera la soudure entre le centre-ville et le nouveau quartier. Ce périmètre est l’un des six sites français retenus pour le concours Europan 9.

Maîtrise d’ouvrage : Epora, Saint-Etienne Métropole, Ville de Saint-Chamond.

Maîtrise d’œuvre : Latz Partner, urbaniste paysagiste ; UP2M Consultant, économiste ; Seralp, ingénierie VRD ; Beterem RAC, structure.

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Vallée du Léguer (Côtes-d’Armor) Utiliser les ruines d’une ancienne papeterie

Abandonnées depuis leur fermeture, au début des années soixante, les papeteries Vallée (2 ha) n’étaient plus que ruines envahies par les broussailles. Elles renaissent, aujourd’hui, en un lieu public de plein air destiné à accueillir des évènements culturels saisonniers. Chargée de la dépollution et de la mise en sécurité du site, l’équipe de concepteurs propose de mettre en place une méthode de reconquête inventive pour révéler le potentiel poétique de ces ruines. Celle-ci se met en place dès le chantier de démolition. « Maintes fois transformée, l’usine était devenue un véritable labyrinthe. Comme un travail de fouilles archéologiques, nous avons remis à jour, par un nettoyage progressif, les pans de murs d’origine en pierre, qui avaient disparu derrière les murs en parpaings, ainsi que les biefs et ouvrages du process industriel », explique la paysagiste Laure Planchais.

Ce processus de réappropriation progressive a permis d’affiner le projet et de réorienter certains choix au fil des découvertes.

« Mais ce travail n’aurait pu se faire sans la réactivité conjointe des concepteurs et des entreprises », ajoute la paysagiste.

Des pans de mur ont ainsi été confortés pour devenir le support de projections vidéo, que l’on pourra visionner depuis un glacis.

Le fragment d’un portique limite un espace scénique avec des gradins, aménagés dans la pente, pour les spectateurs. Les piles de l’ancien sous-sol, désormais à ciel ouvert, pourront servir de socle à des sculptures au cours d’expositions temporaires.

Les éléments du process de l’ancienne papeterie sont également réunis dans un cabinet de curiosités qui évoque la mémoire industrielle du site.

Comme la topographie, la présence de l’eau est également valorisée : les deux rives du Léguer sont reliées par une passerelle et, le long du bief redécouvert, la berge est « renaturée ».

Les dynamiques naturelles de reconquête paysagère sont aussi mises en scène au travers de petites parcelles réunies dans un observatoire. Des essais de culture y seront testés sur des cycles de trois ans.

Maîtrise d’ouvrage : communautés de communes de Belle-Isle-en-Terre et de Beg Ar C’hra (Côtes-d’Armor).

Maîtrise d’œuvre : NR Conseil, BET mandataire ; Laure Planchais, paysagiste, Alice Mahin, paysagiste assistante ; Ubiscène, scénographie et ingénierie culturelle ; Ateliers Nord, graphisme et signalétique.

Coût de l’opération : 740 900 euros HT.

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Roubaix/Tourcoing/Wattrelos Recycler les sols et les matériaux

Au sein du site de l’Union (80 hectares), dont le plan directeur a été réalisé par l’urbaniste Bernard Reichen, trois friches -Terken, la Tossée et Vanoutryve – font l’objet d’une étude spécifique. En l’absence de programme précis, la démarche vise à installer de nouvelles dynamiques économiques et urbaines. Elle se décline en trois points :

repérer les éléments ayant une valeur – architecturale, d’usage… – pour les projets futurs. Cela peut être un point de vue, un bâtiment emblématique, la nature d’un sol ou un élément du process industriel (cheminée…).

proposer une boîte à outils en trois strates pour les aménagements paysagers : prairies de préverdissement dans l’attente des futures constructions, arbustes et arbres solitaires.

recycler des matériaux en fonction de leur pérennité. Les pavés en pierre de Tournai seront démontés et, dans l’attente d’une future occupation, empilés pour former des parois. Leurs silhouettes évolueront au gré des diverses affectations, composant un paysage en mouvement. Les matériaux qui ne pourront pas être démontés seront utilisés temporairement. Les sols en terre cuite jaune seront ainsi affectés à des parkings, jusqu’à ce qu’ils soient très abîmés, puis enlevés.

Sur le site de Vanoutryve, aujourd’hui le plus opérationnel avec l’implantation en cours d’un pôle télévisuel, il est même proposé d’installer une « ressourcerie » appliquée au bâtiment. « Cela consiste à employer des personnes en difficulté pour démonter, stocker proprement et reconditionner (concassage en gravats, retaille des pierres…) les matériaux en vue de leur nouvelle affectation sur l’un des sites, ou de leur revente », explique l’architecte Axel Vénacque.

Les terres seront également recyclées, après un décapage du revêtement de surface, destinées à une pépinière (sur le site de la Tossée), à des jardins familiaux ou à des cultures de phytoremédiation, sous la conduite d’une ferme pédagogique.

Ces divers processus accompagneront un travail sur la morphologie des îlots. « Ces forteresses industrielles de trois à sept hectares ont été saturées par les process qui se sont mis en place au fil de leur histoire. Il importe, aujourd’hui, de les ouvrir sur leur environnement », explique l’architecte Pierre Bernard.

Les nappes de sheds centrales seront démolies ; seuls les bâtiments qui construisent la silhouette urbaine de l’Union (front de rue, angle, articulation…) seront conservés.

Maîtrise d’ouvrage : Lille Métropole Communauté urbaine, SEM Ville renouvelée.

Etude de faisabilité et de programmation urbaine : Pierre Bernard, architecte mandataire ; Céline Leblanc paysagiste ; Axel Vénacque, architecte ; Norisko, bureau de contrôle ; Ghesquière-Diérickx, économiste OPC.

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