Immobilier

Real Estech, un label pour miser sur l’innovation dans l’immobilier

Mots clés : Gestion et opérations immobilières - Gouvernement - Innovations

A l’occasion du 1er sommet de l’innovation dans l’immobilier, le secrétaire d’Etat auprès du ministre de la Cohésion des territoires, Julien Denormandie, a présenté le « label » Real Estech, qui a pour objectif de fédérer les acteurs de l’immobilier autour des questions d’innovation. 

Le mot d’ordre de Julien Denormandie est clair : il est temps de favoriser les synergies entre les professionnels de l’immobilier. Le secrétaire d’Etat auprès du ministre de la Cohésion des territoires a inauguré le 1er sommet de l’innovation dans l’immobilier ce mardi 23 janvier. C’est dans ce cadre qu’il a présenté le « label » Real Estech, qui a pour mission de fédérer l’ensemble des acteurs de la filière autour de la question de l’innovation. L’organisme rassemble 400 start-up, qui représentent près de 3 500 emplois.

« Le but de ce label est de créer des initiatives communes, comme des salons ou des rassemblements de professionnels, mais aussi de mettre en relation les start-up et les grands groupes », amorce Julien Denormandie. C’est aussi l’occasion pour de jeunes pousses de rentrer en contact avec de potentiels financeurs. « Lorsqu’une start-up établie veut lever plusieurs dizaines millions d’euros pour changer d’échelle, elle est obligée de trouver des investisseurs à l’étranger », constate le secrétaire d’Etat.

La rencontre avec de grands pontes du secteur permettrait de remédier à ce problème, selon Julien Denormandie, qui va plus loin. Le secrétaire d’Etat voudrait inciter la création de fonds de taille importante, mais aussi réallouer l’épargne des Français vers le développement des PME et des start-up. « Grâce à ce type de dispositif, nous pourrions enfin avoir les fonds suffisants pour aider au développement des entreprises. Ce serait aussi l’occasion d’inciter des fonds étrangers à venir s’installer en France », complète le secrétaire d’Etat.

 

Inciter les start-up françaises à s’internationaliser

 

Au-delà de la question du financement, le label Real Estech entend renforcer la place des start-up françaises sur la scène internationale. « Seules 5% d’entre-elles font plus de 20% de leur chiffre d’affaires en dehors de la France », observe Robin Rivaton, cofondateur et président de l’association Real Estech, à l’occasion de la présentation du premier baromètre de l’association sur les start-up.

L’autre enjeu évoqué pour développer l’innovation dans l’immobilier est le partage de la data. « La donnée de demain sera fluide et complètement gratuite », annonce Julien Denormandie, qui cite notamment l’exemple du Centre scientifique et technique du bâtiment (CSTB). L’organisme a ouvert ses données aux start-up, afin de « les aider à développer de nouvelles activités ».

C’est ainsi pour accompagner ce mouvement d’innovation que certains mastodontes étaient présents, à l’instar de Gecina. La foncière présentait à cette occasion deux start-up qu’elle soutient, Wynd spécialisée dans la digitalisation des points de vente, et Atrois, dédiée à la création, la gestion et l’animation de parties communes des immeubles de bureaux. Travailler avec de jeunes entreprises « offre une ouverture sur l’extérieur, et donne lieu à une véritable recherche et développement de notre côté », reconnaît Méka Brunel, directrice générale de Gecina. Un moyen pour les grandes entreprises de la construction de rester à la pointe des innovations. 

 

Focus

Une page sur 5 du CCH bientôt supprimée

Dans le cadre de la simplification des normes, le code de la construction et de l’habitation (CCH) devrait être largement réécrit. Le secrétaire d’Etat auprès du ministre de la Cohésion des territoires, Julien Denormandie, a annoncé ce 23 janvier 2018 qu’une page sur 5 du CCH pourrait être supprimée. « Nous voulons passer d’une économie de rattrapage à une économie de l’innovation », assure Julien Denormandie. « Pour y arriver, nous voulons seulement déterminer les objectifs. Les moyens pour les réaliser appartiennent aux entreprises. Ce n’est pas le travail de l’administration de dire comment il faut insonoriser une pièce, mais bien aux professionnels. »

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