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Rapport Duron: les élus de Paca satisfaits
Philippe Duron et des membres du COI s'étaient déplacés à Nice, le 11 janvier 2018, pour rencontrer les élus. - © © C.W.

Rapport Duron: les élus de Paca satisfaits

Christiane Wanaverbecq (Bureau de Marseille du Moniteur) |  le 02/02/2018  |  Alpes-de-Haute-ProvenceAlpes-MaritimesBouches-du-RhôneHautes-AlpesVar

Au lendemain de la remise du rapport du conseil d’orientation des infrastructures, les élus de Provence-Alpes-Côte d’Azur expriment une satisfaction prudente. Ils ont l’assurance que le projet de Ligne nouvelle Provence-Côte d’Azur va se faire. Reste à savoir sur quelle durée.

Tout n’est pas gagné. Mais avec l’inscription du projet de ligne nouvelle Provence-Côte d’Azur (LNPCA) dans le rapport du Conseil d’orientation des infrastructures (COI) , remis par l'ancien député socialiste Philippe Duron à la ministre des Transports Elisabeth Borne, ce jeudi 1er février, les élus de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur (Paca) sont au moins sûrs d'une chose: elle verra bel et bien le jour. En tout cas, c’est le sentiment de Jean-Pierre Serrus, le vice-président délégué aux transports de la métropole Aix-Marseille-Provence (AMP).

Le maire de La Roque-d’Anthéron, qui vient de rejoindre les troupes de la République en Marche, est «plutôt satisfait que le projet figure parmi les cinq autres grands projets de liaisons entre métropoles». L’autre motif de satisfaction est «la mention de la liaison ferroviaire entre Fos-sur-Mer et Salon-de-Provence dans les Bouches-du-Rhône et de la gare souterraine à Marseille-Saint-Charles». Dans le rapport, il est indiqué que la «première des priorités est la désaturation du réseau ferroviaire par le traitement des nœuds ferroviaires de Marseille, Nice et dans une moindre mesure de Toulon». Le COI reconnaît ainsi la nécessité de désengorger la ligne unique actuelle circulant sur le littoral qui détient la palme des retards en France pour les TER aux heures de pointe.

Gare souterraine

A Marseille, cela passe notamment par la «diamétralisation» de la gare Saint-Charles. Ceci pour régler les retards liés aux manœuvres de marche arrière des trains dans une gare construite en cul-de-sac, au sommet de la colline Saint-Charles. Le chantier d’extension en souterrain, programmé pour se dérouler entre 2023 et 2032 en fonction du scénario choisi par le gouvernement, est stratégique aussi pour le développement de la cité phocéenne. Evaluée à plus d'un milliard d'euros, cette phase est la pierre angulaire d’un vaste programme de recomposition urbaine des quartiers situés autour de la plate-forme ferroviaire de la cité phocéenne.

Sur la Côte d’Azur, la concertation a retenu la création d’une ligne nouvelle desservant le technopôle Sophia-Antipolis (boucle azuréenne) et d’un pôle d’échanges multimodal à proximité de l’aéroport, à l’ouest de la ville. Dans son communiqué paru le soir-même de la remise du rapport, Christian Estrosi (divers droite), maire de Nice et président de la métropole Nice-Côte d’Azur, s’est félicité de ce résultat lié à la mobilisation des élus de la région Paca, notamment lors de la visite des membres du COI sur place, le 11 janvier.

Pour désaturer le nœud de Toulon, l’option retenue est l’aménagement de la gare de La Pauline à l’est de la capitale varoise et la dénivellation de la bifurcation vers Hyères.

Trains du quotidien

Philippe Tabarot, vice-président (LR) en charge des transports à la région insiste: «Le rapport propose que l’Etat puisse investir près de la moitié des 860 millions d’euros prévus dans la phase 1 dans les cinq prochaines années (si les scénarios 2 ou 3 sont retenus, NDLR). C’est la garantie d’avoir des travaux conséquents pour traiter les trains du quotidien et les nœuds ferroviaires dans les trois métropoles. Nous sommes pour le scénario 3 car il permettrait d’avancer sur la gare souterraine traversante de Marseille Saint Charles. On pourra ensuite multiplier par trois les TER entre 2023 et 2027. Cela nous irait très bien». Il se dit cependant prudent. «Ce n’est qu’un rapport technique. Nous attendons la décision politique qui sera prise dans le projet de loi de programmation présenté au Parlement».

Reste à régler la question de son financement. Le coût du projet dépasse les 7 milliards d'euros en comptant le traitement des nœuds ferroviaires marseillais (2,5 milliards d'euros) et azuréen (4,5 milliards d'euros) d’ici à 2030. Les élus de Paca ont admis depuis longtemps le principe d’une réalisation par phases successives. Le 11 janvier, lors de la visite à Nice de Philippe Duron, Christian Estrosi avait d’ailleurs reconnu que «le but, ce n'est pas d'avoir une ligne à 11 milliards d'euros en 2050 mais d'avoir des avancées en continu».

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