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Ramery mise sur la diversification et élargit son territoire

Nicolas Guillon |  le 06/03/2015  |  Politique socialeMaine-et-LoireFrance entière

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Philippe Beauchamps, le président du directoire du groupe nordiste Ramery, n’ose pas affirmer que tout va bien mais il convient que « cela va certainement moins mal qu’ailleurs ». Ajoutant avec humour : « Quand on se regarde, on s’inquiète, mais quand on se compare, on se rassure. » Certes, les travaux publics, le premier métier de Ramery, souffrent comme ailleurs, accusant en 2014 une perte de 2 millions d’euros pour un chiffre d’affaires de 198 millions d’euros. Mais, chez ces gens-là, on ne pleure pas. On voit plus loin : « Nous sommes en train de nous positionner sur des sujets plus porteurs, les réseaux et l’assainissement ainsi que les marchés industriels, où nous étions déjà présents via notre filiale Ramery Environnement. »

Car, en matière de stratégie, tout l’art de Ramery est dans l’anticipation. Ramery Environnement a sonné l’heure de la diversification en 2000, même si cette activité s’est véritablement développée à partir de 2007, en même temps qu’étaient créées deux autres filiales : Coexia (second œuvre et lots techniques) et Pream Immobilier (promotion immobilière et aménagement foncier), un challenge au moment où le secteur se cassait la figure. Résultat : en 2014, le groupe Ramery a réalisé 30 % de son chiffre d’affaires sur des métiers qu’il n’exerçait pas avant 2007. Seule l’activité travaux publics était déficitaire sur l’exercice. Même le bâtiment avait gagné de l’argent ! La marque immobilière Pream a, pour sa part, franchi le cap des 1 000 réservations.

50 % de l’activité hors de sa région

Le bras armé de cette dynamique ? La croissance externe. Depuis sa création, Ramery a fait 65 acquisitions. La dernière date de début janvier : Gauthier Energies, entreprise de chauffage, ventilation et climatisation, implantée en Maine-et-Loire, qui vient étendre les compétences de Coexia. Même méthode pour l’autre métier historique, le bâtiment. Confronté aux difficultés d’un bassin de vie en perte de vitesse démographique, Ramery a d’abord racheté le Normand Zanello, puis le Bordelais Snegso, qui lui a permis de décrocher un des plus gros chantiers de logement de son histoire. Ramery Bâtiment réalise désormais 32 % de son chiffre d’affaires (187 millions d’euros) en dehors du Nord-Pas-de-Calais. Une proportion qui devrait monter à 50 % en 2015.

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PHOTO - 837073.BR.jpg - © Sébastien Jarry/Ramery

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