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Quinze milliards d’euros d’investissements pour le réseau électrique français d’ici à 2020
Ligne à haute-tension - © DR

Quinze milliards d’euros d’investissements pour le réseau électrique français d’ici à 2020

T.B. |  le 21/11/2012  |  Bas-RhinHaut-RhinVendéeFrance entière

La direction de RTE (réseau de transport d’électricité), filiale d’EDF, a présenté, le 21 novembre, le schéma de développement de ses réseaux et les investissements correspondants. 15 milliards d'euros doivent être mis sur la table avant 2020 notamment pour financer la transition énergétique.

Ce ne sont pas moins de 15 milliards d'euros d'investissements, qui, selon RTE (réseau de transport d’électricité) seraient nécessaires, d'ici à 2020. Cela concerne notamment 800 à 1000 km de nouvelles routes en courant continu et les stations de conversion associées, 1000 à 2000 km de renforcement de réseau électrique et de nouveaux circuits en courant alternatif aérien, 400 km de liaisons souterraines,  ou encore des nouveaux postes d’aiguillage et de transformation. D'ici à 2030, la facture serait même comprise entre 35 et 50 milliards d'euros. Et à plus court terme, le plan de RTE prévoit, entre 2013 et 2015, la création de 73 lignes électriques, majoritairement souterraines. Cela représente un investissement d’environ 1,5 milliard d’euros par an.

Voilà, en substance, les prévisions du schéma de développement présenté le 21 novembre par la direction de RTE. « Ce n’est pour l’instant qu’un projet qui doit être validé par le régulateur », rappelle Dominique Maillard, le président du directoire de RTE.

Mutation du paysage énergétique

Si la fourchette d’investissements à horizon 2030 est aussi large, c’est parce que l’importance des investissements dépend de l’évolution du mix énergétique français. « En attendant, il faudra plus que doubler le rythme d'investissement par rapport aux vingt dernières années, explique Dominique Maillard, le président du directoire de RTE. Mais alors qu’avant nous considérions que le développement des réseaux dépendait de l’évolution de la consommation, aujourd’hui ce n’est plus uniquement le cas. » En effet, cette croissance des investissements anticipée par RTE n’est pas corrélée à celle de la demande même si la France connaît des pics de consommation toujours plus élevés. « La transition énergétique, quelles que soient les conclusions qui seront issues du débat à venir, entraînera une mutation importante du paysage énergétique, ne serait-ce que par le changement de répartition géographique des moyens de production », indique Dominique Maillard. Moyens de production d’ailleurs peu souvent situés à proximité des zones de consommation.

Cinq milliards d’euros pour les interconnexions

La fermeture de Fessenheim (lire ci-dessous), par exemple, fera passer l’Alsace d’exportatrice à importatrice d’électricité. Au contraire, les champs éoliens offshore en cours de développement sur les côtes qui vont du Nord-Pas de Calais à la Vendée vont aussi redistribuer les cartes. Le scénario le plus onéreux (50 milliards d’euros) est celui du « nouveau mix » dont 5 milliards d’euros pour les interconnexions, en plus et de 5 à 10 milliards d’euros pour la transition énergétique (en incluant à la fois déclassement de nucléaire et la montée des ENR). L’Etat peut-il se permettre une telle  dépense ? Dominique Maillard en est convaincu. C’est désormais un choix politique même si, comme le rappelle le président de RTE, « le coût de transport ne représente que 10% de la facture d’électricité d’un consommateur domestique et cette part ne devrait pas beaucoup augmenter dans les années à venir».

Fermer Fessenheim nécessitera 50 millions d’euros de travaux préalables sur le réseau électrique

La fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim dans le Haut-Rhin, programmée d’ici fin 2016, nécessitera de réaliser au préalable 50 millions d’euros de travaux sur le réseau électrique à haute tension, pour l’adapter à cette nouvelle donne.

Dans son schéma de développement décennal RTE explique qu'avant de fermer la centrale, comme s'y est engagé le gouvernement, il faudra procéder à une série d'"opérations palliatives" pour maintenir la tension localement et adapter le réseau électrique alsacien aux changements de flux électriques qui découleront de cette décision. "Le coût total de ces mesures est estimé (...) à environ 50 millions d'euros", a précisé le gestionnaire de réseau, qui ajoute que ces travaux, pour être compatibles avec une fermeture de Fessenheim fin 2016, devront être "lancés dans les prochains mois".

RTE prévient aussi qu'il faudra réaliser à l'horizon 2020 des travaux qui étaient de toutes façons envisagés, mais à une échéance plus éloignée. Ces travaux anticipés, d'un coût total de 150 millions d'euros, comprennent notamment le renforcement de l'axe électrique Scheer-Mulbach, entre Strasbourg et Fessenheim, et pourraient inclure une nouvelle ligne à très haute tension (THT).

Vu les délais très longs des procédures d'autorisation administratives, il indique qu'il est souhaitable d'engager ces projets "dans les meilleurs délais".

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