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QUESTIONS À… Vincent Haas, président de la chambre régionale des promoteurs constructeurs d’Aquitaine et de Poitou-Charentes
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QUESTIONS À… Vincent Haas, président de la chambre régionale des promoteurs constructeurs d’Aquitaine et de Poitou-Charentes

Propos recueillis par florence bord |  le 12/09/2008  |  France entièreImmobilierLandesGirondeProfessionnels

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« Une décélération attendue par les promoteurs constructeurs »

Quel regard portez-vous sur l’activité de la profession ?

Les promoteurs constructeurs font grise mine mais la décélération était attendue. Il faut tempérer l’inquiétude et mettre en perspective les chiffres exceptionnels 2007, consécutifs à une période 2002-2006 où l’on a beaucoup vendu. Le marché était en crise en 1981, en 1991 puis en 2001. On est un peu en avance mais je me garderai de parler de crise aujourd’hui. En Aquitaine et Poitou-Charentes, les promoteurs constructeurs sont représentatifs de l’échelon national avec cependant l’avantage d’une démographie positive.

Autre point à souligner : on ne peut pas se réjouir des problématiques sur le marché de l’ancien, il y a un lien direct avec le neuf. L’ensemble de la chaîne est concerné : les agents immobiliers souffrent déjà et les entrepreneurs s’y préparent.

Quelles sont les faiblesses rencontrées sur le marché ?

Le marché fonctionne sur l’entrée de gamme en individuel ou collectif avec des produits de 130 000 à 180 000 euros. Le haut de gamme est porteur, notamment sur la côte basque, le sud des Landes, le Bassin d’Arcachon et Bordeaux hypercentre. Entre les deux, on peut parler de « ventre mou » et l’on s’attend pour cette catégorie à une baisse de 20 à 40 % en 2008, par rapport à une année 2007 exceptionnelle.

La raison du fléchissement tient d’abord à la psychologie des clients, peu enclins à acheter car ils sont inquiets. S’ajoutent à cela des prix hauts, qui vont se stabiliser mais pas diminuer, et des banquiers plus réticents à prêter.

Quelles sont les répercussions et les marges de manœuvre possibles ?

Il n’y a pas d’élasticité sur les prix y compris sur ceux du foncier. Nous savons déjà que se joue la production à venir dans deux ans. Les programmes qui n’ont pas atteint 30 et 40 % de précommercialisation ne sortiront pas. Les stocks vont diminuer et la question du logement des Français ne sera pas réglée. Un levier essentiel est le travail sur la fiscalité et les montages financiers. Nous comptons entre autres sur la re-solvabilisation des primo accédants, via les Pass-fonciers, les prêts à taux zéro et les programmes en zone Anru* qui bénéficient de la TVA à 5,5 %.

* Agence nationale pour la rénovation urbaine.

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