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QUESTIONS À - georges rigaud, président de la FFB région Paris Ile-de-France

le 29/01/2010  |  ConjonctureLogementCollectivités localesParisFrance entière

- En 2009, le secteur du bâtiment a-t-il mieux résisté en Ile-de-France qu'au niveau national ?

Il a effectivement un peu moins souffert. L'activité a reculé de 2,5 %, soit un chiffre d'affaires 2009 de près de 27 milliards d'euros, alors qu'au niveau national le repli a été de 7 %. La baisse a été très forte dans la construction neuve (-7,1 %). L'entretien-rénovation, qui représente 62 % du chiffre d'affaires a, quant à lui, augmenté de 0,5 %.
Sur un an (décembre 2008-novembre 2009), les mises en chantier de logements (34 160) ont chuté de 22,7 % ; celles des locaux non résidentiels (bureaux, commerces, équipements publics.), de 29 %. Certaines mesures comme le remboursement anticipé du FCTVA, le plan de relance de la profession. ont permis de limiter un peu la baisse d'activité.

- Les effectifs ont-ils beaucoup baissé ?

Le nombre d'intérimaires a chuté de 18 % mais les emplois salariés sont restés stables.

- Quelles sont vos prévisions pour 2010 ?

Il y a quelques facteurs d'espoir. Les ventes de logements ont progressé de 30 % au 3 e trimestre 2009 par rapport au 3 e trimestre 2008, conséquences du dispositif Scellier et du doublement du prêt à taux zéro. Dans le secteur des bureaux, la chute semble se ralentir.
En revanche, nous craignons un gel de la commande publique (réforme de la TP, baisse des droits de mutation). Nous assistons à un attentisme de la part des collectivités locales qui devrait durer jusqu'aux élections régionales.
En 2010, nous tablons sur une baisse de l'activité de 0,5 % avec une diminution de 2 % dans la construction neuve et une hausse de 0,4 % dans l'entretien-rénovation.
Dans le neuf, le logement tirerait plutôt bien son épingle du jeu avec une progression de 2 % alors que le non-résidentiel enregistrerait un nouveau repli de 6 %. Si 2010 s'annonce difficile, la situation n'apparaît pas désespérée.

- Quelles sont les principales difficultés rencontrées par les entreprises du bâtiment ?

L'une des difficultés tient à la baisse des prix due à la concurrence entre entreprises pour décrocher les marchés. Il est important que les maîtres d'ouvrage se montrent vigilants sur cette question-là.
Par ailleurs, les relations se tendent entre entreprises générales et sous-traitants. Ce problème pourrait se résoudre assez facilement par l'application de la charte de la sous-traitance signée entre EGF-BTP et notre fédération.
Autre motif d'inquiétude : la réduction des délais de paiement des fournisseurs et les difficultés de trésorerie qui en découlent.
Quant aux carnets de commandes, ils baissent globalement mais ils varient en fonction de la taille de l'entreprise : de quatre à cinq mois pour les PME, au-delà pour les plus grandes. Mais jusqu'à maintenant, la cellule de crise mise en place par la FFB région Paris Ile-de-France n'a été que peu sollicitée.
Propos recueillis par Nathalie moutarde -

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« L'activité dans le bâtiment devrait se stabiliser en 2010 »

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