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QUESTIONS À…Alain Schori, directeur général adjoint d’Atisreal, responsable du pôle régions
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QUESTIONS À…Alain Schori, directeur général adjoint d’Atisreal, responsable du pôle régions

Propos recueillis par François Perrier |  le 27/11/2008  |  ImmobilierBas-RhinBouches-du-RhôneHaute-GaronneNord

« Les villes aux activités les plus variées seront les moins touchées »

Comment a évolué le marché des bureaux en régions depuis votre évaluation de septembre ?

Pour l’ensemble des villes hors Ile-de-France, les transactions sur les neuf premiers mois de l’année par rapport aux mêmes mois de 2007 connaissent un léger ralentissement. La province ressent les effets de la crise avec six à neuf mois de retard par rapport à l’Ile-de-France, et l’amplitude y est moins forte. Sur les quatre premières villes, c’est le marché marseillais qui baisse le plus : moins 28 % sur les neuf premiers mois par rapport à une année 2007 exceptionnelle partout en régions. Les plus touchés par la crise à Marseille sont les secteurs économiques consommateurs de surfaces. Le marché aurait mieux tenu si le secteur le plus demandé, Euroméditerranée, n’avait pas manqué d’offres. Des livraisons s’annoncent pour 2009, mais les grandes opérations sont pour plus tard. L’inadéquation entre l’offre et la demande risque de durer encore ¬plusieurs trimestres. Lille a connu une baisse de 19 %, de l’ordre de 20 000 m2, parce qu’on n’y a pas observé de grosse transaction depuis le début de l’année. Lyon résiste bien (-5 %) grâce à de très belles transactions pour des niveaux de valeur toujours aussi bons. La Part-Dieu, secteur le plus demandé par de gros utilisateurs, présente une offre neuve à peine suffisante. Toulouse affiche une hausse de 17 % des transactions grâce à deux opérations aux alentours de 5 000 m2 au troisième trimestre. Peu de villes présentent une hausse sur les neuf ¬premiers mois. C’est toutefois le cas de Strasbourg.

Sur quels critères les villes résistent-elles mieux ?

Le dernier trimestre ne sera pas fameux, et 2009 s’annonce sévère. Même des projets bouclés sont ¬stoppés ou remis à plus tard. On est actuellement dans la sur-¬réaction. La tertiairisation s’est beaucoup développée en régions depuis dix ans. On peut craindre des replis très ¬rapides, mais tout va dépendre de la durée de la crise. Il est clair que les ¬villes aux activités les plus variées seront les moins ¬touchées.

Peut-on espérer un sursaut de la construction de bureaux ?

Si le marché s’est bien tenu en 2008, il va certainement se durcir. Quelques promoteurs lançaient des programmes en blanc, quelques-uns s’appuyaient sur des investisseurs qui portaient les projets. On ne reverra pas avant un ¬certain temps le lancement de ¬chantiers sans une part importante de précommercialisation.

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