Environnement

Que pèse le béton dans la qualité environnementale des bâtiments ?

Mots clés : Béton

Le Syndicat national du béton prêt à l’emploi a mesuré la part du béton dans l’impact environnemental total d’un bâtiment. Elle est relativement faible selon lui.

Le béton n’est pas, loin s’en faut, nuisible à la qualité environnementale des bâtiments. C’est en substance le message que veut faire passer le Syndicat national du béton prêt à l’emploi (SNBPE). Il est logique que les fabricants de bétons promeuvent ainsi leurs produits. Sauf que le SNBPE ne se contente pas de claironner un slogan publicitaire, il affirme une vérité étayée par une minutieuse enquête. « A la base se trouve le travail que nous avons fait autour de la Déclaration environnementale et sanitaire » explique Jean Marc Potier, chargé de mission technique auprès du SNBPE, qui a mené l’enquête. Depuis un décret du 23 décembre 2013 tout industriel qui vante les vertus écologiques de ses produits doit être en mesure de le prouver en produisant une Fiche de déclaration environnementale et sanitaire (FDES) qui mesure effectivement son impact environnemental selon 22 critères normalisés. Pour faciliter cette démarche, le SNBPE a réalisé un logiciel, Betie, qu’il met à la disposition de ses adhérents et génère des FDES en bonne et due forme après avoir rempli un questionnaire sur le produit et son mode de fabrication. Par exemple un béton produit par une centrale alimentée par camion n’aura pas le même impact que celui produit par une centrale alimentée par péniche. La composition chimique des adjuvants entre en ligne de compte, etc.

 

67 m³ pour un logement dans du collectif

 

Une fois cet outil finalisé, Jean-Marc Potier a eu l’idée de l’utiliser pour comparer le béton aux autres produits utilisés dans la construction et l’exploitation d’un bâtiment. Il a utilisé pour cela la Qualité environnementale des bâtiments (QEB), une méthode de calcul d’impact environnemental mise au point en 2010 par le Centre scientifique et technique du bâtiment (CSTB). Pour cette étude il fallait une zone test. Lafarge s’est prêté au jeu à travers sa centrale de Wissous, en banlieue parisienne. Celle-ci a été étudiée à la loupe pendant un mois, période durant laquelle elle a produit 12 000 m³ de béton, dont 5 400 m³ destiné à la construction de 81 logements collectifs et 4 320 m³ pour la construction de 144 logements individuels. En moyenne, un pavillon consomme donc 30 m³ de béton prêt à l’emploi contre 67 m³ pour un logement dans un immeuble collectif. Ce matériau représente 1,7% de la consommation en ressource énergétique totale ; 9,7% de des émissions en CO² du bâtiment ; 1% de sa pollution de l’eau ; 4,2% de sa pollution de l’air et 0,1% des déchets produits. Ces chiffres varient un peu selon le type de ciment utilisé. « Ces ratios tiennent compte de la production du béton, de sa destruction et de son recyclage » souligne Jean-Marc Potier qui rappelle que le principal responsable de l’impact environnemental d’un logement reste – de loin – son système de chauffage.

 

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